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CREMATORY - Crematory (1996)
Par MEGATHERION le 7 Octobre 2010          Consultée 1961 fois

Tant que le fer est chaud, il faut le battre. Telle devait être la devise de CREMATORY qui, depuis "Transmigration", revenait chaque année avec une nouvelle production. Depuis son premier album, le groupe a changé progressivement de style. Cet opus marque une étape supplémentaire dans l’évolution du quintette allemand, qui s’éloigne toujours plus de ses origines. Cette fois encore, CREMATORY présente un album avec des différences notables.

D’une part, les paroles de "Crematory" sont toutes dans la langue de Goethe. Ce choix peut paraître surprenant, mais n’est qu’une demi-surprise. On se souvient par exemple du "Shadows Of Mine", qui contenait déjà les premières velléités de chant teuton. Cependant, sachant que le groupe commençait à être connu en dehors de ses frontières, cela semblait audacieux, pour ne pas dire inconscient, de se lancer dans cette voie.

D’autre part, le style pratiqué avait évolué petit à petit d’un Doom/Death agressif à un Metal Gothique à tendance atmosphérique. "Illusions" avait aussi nettement montré une perte de puissance. Ce quatrième album ne fait que confirmer cette tendance, mais cette fois-ci, le groupe est allé trop loin en ce domaine. Une chose est frappante, c’est la sous-production que l’on est obligé de constater à l’écoute de cet opus. La musique de CREMATORY apparait dépouillée des oripeaux qui faisaient une partie de son intérêt. Jusqu’ici, ce qui était intéressant chez ce groupe, c’était le contraste entre rudesse et ambiances gothiques ou atmosphériques, le tout soutenu par les growls d’outre-tombe de Félix et des rythmiques lourdes et imparables. Malheureusement, les échanges entre voix claire et voix death jadis percutants, sonnent désormais creux. A force d’avoir voulu gommer les aspects les plus agressifs, on en vient à produire quelque chose d’aseptisé.

Ainsi, on a bien souvent l’impression de ne pas écouter du Metal, mais une espèce de rock à connotation métallique. Non seulement la guitare de Lothar Forst apparaît anesthésiée, mais le clavier de Katrin Gogger sonne trop souvent comme un orgue Bontempi manié par une enfant en bas âge. Sur "Ewigkeit" ou encore "Trugbilder", son instrument donne des accents FM du plus mauvais effet et dans le cas du second titre à la limite de la mièvrerie. Même les growls de Felix ne font plus peur, c’est dire.

Tel un fauve apprivoisé, CREMATORY ronronne et ne rugit plus. Pire, les ambiances gothiques se font rares et pointent aux abonnés absents, quand elles ne semblent pas carrément artificielles. Il y a quand même par moments quelques bonnes idées, le début de "Flieg Mit Mir" ou celui de "Das Licht In Dir" par exemple, mais qui ne sont pas exploitées comme il faut, toujours handicapées par cette production en dessous de tout, ou contrebalancées par un plan "pop" malvenu. On a l’impression d’avoir affaire à du rock à vague coloration Metal sans grande envergure et manquant cruellement d’énergie. C’est à se demander ce qu’il s’est passé. Comment CREMATORY a-t-il pu se planter à ce point ?
Ont-ils cédé aux sirènes mercantiles en affadissant tellement leur musique dans l’espoir de conquérir un public plus nombreux ? Pas impossible, mais cela reste quand même incompréhensible. Il y a des limites à la compromission…

Jusqu’à présent, le groupe avait toujours su nous sortir un tube qui se détachait du lot. Ici, on peine à trouver un titre digne de ce nom. A la rigueur, on pourra dégager "Ist Es Wahr" ou éventuellement "Die Suche", qui aurait pu être franchement bien s’il n’était pas plombé par cette production infâme. Mais l’impression générale reste la déception et cet album s’avère bien poussif et mollasson. Il fait même tache dans la discographie du groupe. Il apparait comme une expérimentation certes osée, mais ratée. Un pareil plantage me fait penser au "Host" de PARADISE LOST. Heureusement, le quintette saura réagir et n’en restera pas là avec un "Awake" d’une meilleure tenue et surtout un "Act Seven" mémorable.

Verdict: 1,5/5.

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- Markus Jüllich (batterie)
- Katrin Goger (claviers)
- Harald Heine (basse)
- Lothar "lotte" Först (guitare)
- Gerhard "felix" Stass (chant)


1. Utopia
2. Das Licht In Dir
3. Flieg'mit Mir
4. Ist Es Wahr
5. Ewigkeit
6. Trugbilder
7. Flammen
8. Die Suche
9. Illusionen
10. Sehnsucht



             



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