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- Membre : Marilyn Manson, John 5
- Style + Membre : White Zombie

Rob ZOMBIE - Hellbilly Deluxe 2 (2010)
Par ZIONLEEMASTERSEB le 11 Février 2010          Consultée 4360 fois

Robert Bartleh Cummings, alias Rob ZOMBIE, est un personnage plutôt discret même s’il met en scène aussi souvent que possible ses partenaires féminines du moment. On se souvient de Sean Yseult, bassiste de feu WHITE ZOMBIE et de Sheri Moon Zombie, sa femme à la ville et son égérie. Que ce soit pour nourrir l’identité visuelle de son groupe ou jouer dans ses films, il aime exhiber "sa moitié" de façon horrifique et sexy. Parce que Monsieur ZOMBIE, depuis 2002, entretient des rapports plus ou moins réussis avec le 7e art (La Maison des 1000 Morts, The Devil’s Rejects et les derniers remakes d’Halloween). Rien de bien étonnant à cela, puisqu’il réalise ses clips depuis un bout de temps déjà. Le côté "Grand Guignol" de son univers est hérité de son enfance passé dans le milieu du cirque tandis que ses goûts pour l’épouvante burlesque lui viennent des séries télé et les films d’horreur 50’s et 60’s dont il se délectait à l’époque. Le bonhomme n’hésite donc jamais à reprendre images et dialogues des ces films pour agrémenter ses morceaux. Ses pairs, dont il s’affranchira très vite en intégrant des codes visuels forts, ne sont autres qu’ALICE COOPER et KISS. Ses premiers pas discographiques, il les faits dans un registre plutôt « noisy » avant de s’orienter vers un indus aux forts relents mélodiques. Egaré entre sa double casquette de musicien et de réalisateur, Rob ZOMBIE a fait paraître en 2006 "Educated Horses", plutôt médiocre. Il revient quelque quatre ans après avec "Hellbilly Deluxe 2- Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool". A vos souhaits !!! Première constatation : pourquoi réutiliser le titre de son premier opus solo ? Parce que les deux disques sont de la même trempe ? Est-ce à considérer comme un nouveau départ ? Ou est-ce une manipulation commerciale ?

Après une intro pompée à MACHINEHEAD, le disque attaque les hostilités avec "Jesus Frankenstein". Premier constat, les guitares sont de retour et John 5 (ex-Marylin MANSON) semble en grande forme. Le lugubre break acoustique qui coupe le titre à plusieurs reprises est une petite merveille. On sent que le groupe a encore des choses à dire. Chose faite de fort belle façon sur "Sick Bubble-Gum" et son pré-chorus "concon" : "Rock Motherfucker Yeah". Du pur Rob ZOMBIE. Le premier single, "What ?" emboite le pas, vocaux pop saturés sur fond de punk indus mâtiné à la sauce fête foraine. Les références de Séries "Z" reviennent pour ouvrir le morceau. Ça se gâte sur l’intro folk de "Mars Needs Women" mais très vite, nous revenons en terrain connu. Slide et solo de guitare agrémentent "Werewolf Baby". On se laisse transporter avec "Virgin Witch", incantations satanistes sur rythmique indus, on est loin des prouesses de BLACK SABBATH, mais les cloches de l’enfer fonctionnent. Quoiqu’il fasse, Rob ZOMBIE réussira toujours à véhiculer des images avec sa musique. Sa recette, quoiqu’éculée, fonctionne. "Death And Destiny Inside The Dream Factory", morceau le plus court de l’album (2’18), laisse une impression de redondance tant notre homme use de tics musicaux. Ça s’essouffle toujours sur "Burn" et "Cease To Exist", usant d'un synthé et d'un vocoder très inspiré par le "Mechanical Animal" du Reverend.

En tant que réalisateur, Rob ZOMBIE avait composé une fausse bande annonce pour le double programme, hommage aux series "B" de Q. Tarantino et R. Rodriguez, "BOULEVARD DE LA MORT" et "PLANET TERROR". Pour son exploitation française, celui-ci ayant été scindée en deux, le public n’a donc pas eu la chance de découvrir la chose. "Werewolf Women Of The SS" serait la bande originale de ce film fantôme qui porte le même nom. La fin du disque rattrape les égarements de Monsieur Rob, seul Maître à bord. Nous gratifiant d’un épique "The Man Who Laughs" de presque 10’ et exercice assez rare dans la carrière de son auteur pour être souligné.

Considérons donc ce "Hellbilly Deluxe 2" comme un nouveau départ. Il n’égale pas son prédécesseur mais permet de racheter son géniteur, perdu dans l’hyperactivité. Pas de renouveau à l’horizon mais un retour qui fait plaisir malgré quelques fausses notes. Les séries "B" et "Z" qu’affectionne tant Rob n’en sont pas exemptes, et les chansons qu’il compose les transmettent. Mauvais goût et ringardise assumée n’avaient jamais fait aussi bon ménage.

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   (2 chroniques)



- Rob Zombie (chant)
- John 5 (guitare)
- Piggy D (basse)
- Tommy Clufetos (batterie)


1. Jesus Frankenstein
2. Sick Bubble-gum
3. What?
4. Mars Needs Women
5. Werewolf, Baby
6. Virgin Witch
7. Death And Destiny Inside The Dream Factory
8. Burn
9. Cease To Exist
10. Werewolf Women Of The Ss
11. The Man Who Laughs



             



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