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BLACK METAL  |  STUDIO

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GORGOROTH - Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt (2009)
Par MEFISTO le 14 Novembre 2009          Consultée 3628 fois

Comme disait l'autre jour OSS117 à Patrick Roy, lors d'une conversation enflammée sur la place du Metal dans la société contemporaine : « J'aime lorsque les feuilles tombent. Ça me rappelle que la musique sera meilleure. »

Je ne peux m'obstiner avec lui, moi aussi je souris lorsque les mines tombent comme les feuilles partout autour de moi. Je me ris de les voir tous abattus, ces quidams avides de populaire, alors que moi j'applaudis le retour de la noirceur précoce, du noroit et du Black Metal. Quoi ? On peut en écouter 12 mois par année vous me dites ? Je sais, mais c'est à l'automne qu'il est dans son peak, le sacré Black, pas pendant que les nanas se promènent les berlingots à l'air sur une plage.

Et quel groupe ne retombe pas alors sur ma platine ? GORGOROTH, a.k.a. les fouteurs de merde, les adorateurs de Satan et les poursuiveurs en justice par excellence. Sans farce, allez lire sur leurs déboires judiciaires, c'est de toute beauté. Après, vous viendrez me dire qu'il n'y a qu'en politique, à Hollywood et à Buckingham Palace qu'il y a des histoires à l'eau de rose et des scandales. Ah non, le Metal a aussi ses couteaux plantés dans le dos et ses potins juteux. Tiens, en voilà un d'ailleurs : le dernier album de LACUNA COIL est mauvais, vous le saviez ?

Infernus a repris le contrôle du groupe, et de sa vie, et offre avec un nouveau line-up un disque noir comme le charbon (pas de surprises donc), du « Fucking Trve Norwegian Black Fucking Metal » (paraît qu'en ajoutant des Fucking partout, ça apeure la plèbe et mousse les ventes). Même si l'album n'est pas si "wow" et qu'il dure 34 minutes, durée classique pour un GORGOROTH. A croire qu'ils ont réalisé tout ça à la va-vite. Là vous rétorquerez avec raison que la longueur n'est pas un gage de virilité, mais là, c'est l'automne. Je m'attends à une trique d'enfer. Avec GORGORTH, ça ne devrait pas être un problème pourtant, habitué qu'il est de défricher rapidement les terres inhospitalières du Purgatoire.

Le groupe détient probablement le record du « plus grand nombre de bassistes différents ayant appartenu à un groupe » avec six en l'espace d'à peine 15 ans. Et je ne vous raconte pas la brochette dégueux de batteurs qui ont défilé sur le petit tabouret en cuirette, c'est ridicule. Cette anecdote passablement adorable me mène à cet instrument aux cordes épaisses comme des billots qu'est… la basse. Eh ben voilà, le sujet sera court : elle est insupportable sur "Quantos Possunt Ad Satanitatem Trahunt". Tout comme la prod', la voix de Pest et l'ambiance générale de l'album, un huitième pour l'entité blasphématoire. C'est dit.

On est satisfait dès les deux premières salves, surtout "Prayer", qui n'a d'ailleurs rien d'une prière avec son riff bourrin. Mais ça se gâte sur "Rebirth", pièce boueuse et ennuyante sur laquelle Pest vomit ses tripes et Infernus fait un joli clin d'œil à ses anciens potes King Ov Hell et Gaahl vers la moitié du morceau. Vous saisirez rapidement l'allusion. Ah au fait, est-ce moi qui hallucine où sur tous les albums de Black depuis quelques années les courtes et directes baffes côtoient les longs et indolents cortèges ? Est-ce une mode ? Est-ce la réincarnation de l'alpha et de l'oméga ou suis-je en train de péter une coche de tous les diables ? Tanné de cette formule suis-je. Et le combo marbré au maquillage obsolète en fout quelques-unes de ces incantations répétitives.

Mais bon, au moins GORGOROTH ne se prend pas pour le Messie et accouche d'une œuvre, pas d'art, mais une œuvre correcte et fidèle à son caractère de Norvégien antéchrist et haïssable. Jouant la plupart du temps sur le mid-tempo et variant les mélodies encrassées, son Black primitif est assez accostable. Trop même. De sorte que les surprises sont rarement extraordinaires, que plaisantes (et je ne parle pas de l'artwork, toujours aussi fade et insipide). Comme "Cleasing Fire" et son groove de départ comique (qui ne revient nulle part sur la plage !?), la génialissime "Satan-Prometheus" (ces chœurs sont magistraux et ces riffs, malades !) au break déstabilisant (vous croirez qu'on change de piste à un certain moment !) ou le jeu de batterie d'"Aneuthanasia".

Bon, maintenant, est-ce que l'automne me paraîtra plus austère et horrifique grâce à cette offrande de GORGOROTH ? Non, évidemment. Par contre, je dois admettre qu'il m'a bluffé, je me suis senti revenu dans le temps, sorte de buzz temporel, de trip rétro, feeling mitigé et assumé. Bon moment assuré.

Note : 3,5/5. S'en tirer avec un tel album après autant de déboires, ça relève presque du miracle. Malgré que dans l'adversité naissent couramment des joyaux…

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- Pest (chant)
- Infernus (guitare)
- Boddel (basse)
- Tomas Asklund (batterie)


1. Aneuthanasia
2. Prayer
3. Rebirth
4. Building A Man
5. New Breed
6. Cleansing Fire
7. Human Sacrifice
8. Satan-prometheus
9. Introibo Ad Alatare Satanas



             



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