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GORGOROTH - Under The Sign Of Hell (1997)
Par T-RAY le 24 Avril 2008          Consultée 5290 fois

« Under The Sign Of Hell » témoigne d’une époque révolue. Celle où GORGOROTH était encore une formation 100 % underground, officiant parmi les derniers représentants originels d’un "true black metal" voué à se mordre la queue. Celle où Infernus, son âme damnée, n’avait pas encore été pris d’une volonté d’expérimentation salvatrice qui le conduirait plus tard à donner naissance à des albums comme « Destroyer » où « Incipit Satan ». Salvatrice, oui, car GORGOROTH ne pouvait raisonnablement pas continuer à évoluer dans les sphères les plus conventionnelles du black alors que son potentiel lui offrait de plus larges possibilités.

Pourtant, le dernier effort de GORGOROTH dans le plus pur style norvégien, cet « Under The Sign Of Hell », affirme définitivement la place à part du groupe sur la scène qui l’a vu naître. Une place parmi les formations les plus talentueuses. « Under The Sign Of Hell » n’est pas un album anodin et GORGOROTH en fait un manifeste réussi de son passage dans le monde du "true black". Derrière un son d’une rare densité dans le domaine, la science du riff noir d’Infernus donne ici toute son efficacité. Par-dessus la rythmique frénétique, bien qu’assez binaire, de Grim, dont la batterie sonne ici comme une machine industrielle, les mélodies sombres et écorchées du guitariste prennent une dimension remarquable.

Après une mise en bouche appétissante avec "Revelation Of Doom", annonciateur de ce qui va suivre, "Krig" déboule comme un déluge d’intenses émotions négatives et parfaitement retranscrites par Infernus, sa guitare et sa basse, mais aussi par les vocaux de Pest, quelque peu lointains mais néanmoins présents. Question intensité, "Funeral Procession" en rajoute une couche avec son tempo de marche désespérée collant à merveille à son titre.

L’interlude "Postludium" vient renforcer le côté malsain de l’album avec ses grognements sinistres et ses incantations incompréhensibles, alors que "Odeleggelse Og Undergang" vient reprendre les choses là où « Funeral Procession » les avait laissées, de manière encore plus lente et lancinante. Une atmosphère qui voit notamment la batterie de Grim redevenir humaine comme pour incarner encore davantage le désespoir ici exprimé. Avant de renouer avec son côté mécanique sur le titre suivant, un "Blood Stains The Circle" furieux et déchaîné, pourtant encore dépassé dans la violence par "The Rite Of Infernal Invcation", sur lequel Infernus y va de son solo, l’un des rares de l’album.

Si la fin brumeuse (et venteuse) de ce titre s’étend en longueur et nuit quelque peu à l’album, le mid-tempo "The Devil Is Calling", aux allures de black old-school, clôt celui-ci de manière apaisée. Comme pour préparer GORGOROTH à la suite de son aventure musicale, beaucoup plus mouvementée.

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- Pest (vocaux)
- Infernus (guitares et basse)
- Ares (basse sur 'revelation of doom')
- Grim (batterie)


1. Revelation Of Doom
2. Krig
3. Funeral Procession
4. Profetens Apenbaring
5. Postludium
6. Odeleggelse Og Undergang
7. Blood Stains The Circle
8. The Rite Of Infernal Invocation
9. The Devil Is Calling



             



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