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MALEVOLENT CREATION - The Fine Art Of Murder (1998)
Par DEADCOM le 29 Septembre 2008          Consultée 2116 fois

Au royaume du Death, bon nombre de seigneurs dominent les régions. La scène Death US est prolifique mais aussi une des plus talentueuses dans le genre. Le regard dur, les cheveux au vent, la dégaine désinvolte, le cuir limé, MALEVOLENT CREATION représente l’une de ses plus grosses pointures. Armé d’une discographie exemplaire, le metal mortuaire est un art qu’ils maîtrisent à la perfection. Parmi tous ces musiciens, les noms d’Alex MARQUEZ (Demolition Hammer) et Rob BARRETT (Cannibal Corpse) nous viennent à l’esprit.

Un peu d’histoire… Débutant leur carrière en 1990, ce combo avance à pas de géant. Sous la tutelle de leur label,Roadrunner Records, et du producteur Scott BURNS, MALEVOLENT CREATION est alors le nec plus ultra en la matière. Oui mais, le temps des vaches maigres a sonné et ce seigneur perdra de sa superbe. Après l’album « Stillborn », les premières tensions apparaissent. Conséquence directe de la chute du style en 93, Roadrunner les virent comme des mal propres. Brett HOFFMANN quittera le groupe, laissant ainsi son poste vacant. Avec deux albums, deux tueries exécutées de main de maître (« Eternal » et « In Cold Blood »), le bassiste Jason BLACHOWICZ prouvera que HOFFMANN est tout à fait remplaçable. Mais l’ami Brett n’a pas dit son dernier mot, loin de là. En 1998, sort « The Fine Art Of Murder » et le retour (en grandes pompes) du vocaliste originel est annoncé (les villageois se planquent, la terre tremble…). Alors qu'en est-il vraiment ?

Tout d’abord, le style est identique à ce que MALEVOLENT CREATION proposait par le passé à savoir : un Thrash / Death violent et très efficace. Le schéma est classique, donc. De ce fait, ils reproduisent ad vitam eternam la même recette avec plus ou moins de nuances.
Par son envie d’en découdre, MALEVOLENT CREATION se perd dans la redite stérile. Il en résulte un Thrash / Death basique. A aucun moment ce combo viens nous sortir de notre torpeur. Les morceaux bénéficient d’une écriture archi-classique. La voix du chanteur Brett HOFFMANN, autrefois si charismatique, manque sévèrement de puissance. S’égosillant comme un dératé, l’ami Brett effectue un come-back guère probant.

Mais pourquoi ? Trop de pression, pas assez de recul, une baisse de motivation peut-être ?

Si on regarde plus en détail le contenu de ce « Fine Art Of Murder », les réponses nous viennent tout naturellement. La quantité prime sur qualité. Avec 57 minutes et treize titres, cet album est difficile à digérer. L’ambiance est morne, les compos sont sans relief. L’écriture manque de panache. Le son est plat. A ce titre, le guitariste Brian GRIFFIN (BROKEN HOPE) se révèle être un piètre producteur. Par son travail très générique (prod brouillonne et plate), il enlève au groupe le peu de charisme qui lui reste. Mais ce n’est pas tout.
A trop vouloir en faire, MALEVOLENT CREATION se plante! Par une certaine maladresse à naviguer dans des eaux qui leur sont hostiles (le titre « Day of Lamentation » à l’ambiance gothique est particulièrement raté). MALEVOLENT CREATION se met indubitablement en danger et piétine dans la mélasse (le titre éponyme est d’ailleurs d’un ennui profond…), ce qui est bien dommage pour un groupe de cette trempe qui s’était distingué auparavant par un art certain de la composition.

Toujours est-il qu’ils s’en sortent de justesse en jouant invariablement sur le même créneau. En privilégiant l’intensité (« Scattered Flesh »), ces ricains nous assènent, des compos virulentes sans sourciller, ancrées dans un style qui leur est familier et qui connaît bien la formule magique qui nous chante aux oreilles et nous donne des frissons (« Bone Exposed »). Dave CULROSS, le remplaçant de l’éminent Alex MARQUEZ, s’en tire avec les honneurs, démontrant toute l’étendue de son répertoire par de sacrés coups de caisses et des blasts de tueurs. Malgré tout, l’énergie reste omniprésente et le répertoire est travaillé, a contrario du duo amorphe ( FASCIANA / BARRETT ) qui joue quasiment en pilotage automatique. Le souvenir poussiéreux d’un « Retribution » reste encore bien vivant. Mais ce « Fine Art Of Murder » est bien trop poussif pour en raviver la flamme.

Le sir HOFFMANN est de retour, soit, mais celui-ci est donc bien terne en comparaison de son homologue bassiste (parti fonder DIVINE EMPIRE). Son timbre hargneux est reconnaissable entre mille. Un plaisir sadique à l’écouter nous anime. Putain de nostalgie, va. Mais ce numéro de « chaise musicale » est une pratique bien familière pour ce gaillard. Sa grande gueule légendaire et son caractère de teckel bourré au houblon n’arrangent en rien l’affaire. Le sort semble s’acharner sur lui. En 2007, il réintégra son groupe de nouveau après un séjour derrière les barreaux (c’est malin). L’histoire semble se répéter inlassablement, au grand dam de cet excellent groupe, meurtri par les galères.

Malgré son efficacité, cet album reste avant tout une œuvre mineure à réserver aux indécrottables, à ceux que se satisfassent d’un disque dès qu’il y a marqué dessus : MALEVOLENT CREATION.

2/5

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- Brett Hoffmann (chant)
- Phil Fasciana (guitare)
- Rob Barret (guitare)
- Gordon Simms (basse)
- Dave Culross (batterie)


- to Die Is At Hand
- manic Demise
- instinct Evolved
- dissect The Eradicated
- mass Graves
- the Fine Art Of Murder
- bone Exposed
- purge
- fracture
- rictus Surreal
- scorn
- day Of Lamentation
- scattered Flesh



             



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