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DEATH METAL  |  STUDIO

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LAST SACRAMENT - Enantiodromia (2013)
Par DEADCOM le 24 Septembre 2015          Consultée 1414 fois

Ron Sword et Mike Maletta... Retenez-les bien ces deux-là. Ces musiciens ont les idées larges surtout en ce qui concerne l'utilisation de guitares microtonales dans du Death Metal ! Celles-ci produisent un son bien plus profond qu'une guitare à sept cordes (bien répandue de nos jours) par la multiplication de notes d'une octave (passant de 12 à 16, voire plus). Cette démarche avant-gardiste sur "Enantiodromia" fait que le groupe se démarque de la masse, ce qui est assez rare pour être signalé.

Originaire de Floride, LAST SACRAMENT fait partie des représentants de cette nouvelle école particulièrement sombre, traînant sous son poids un lourd héritage mortuaire. On pense d'entrée de jeu à INCANTATION/IMMOLATION (pour les compos) mais aussi au Finlandais de DEMILICH (pour la voix plus particulièrement). Le schéma est des plus simples et bien connus de tous. À savoir, du blast « enclume » administré au kilo (« Emptiness Denial », « Seller Of Souls »), un growl vibrant en perpétuel mouvement, une pluie de riffs (et autres trémolos) pachydermiques à souhait, le tout baignant dans une ambiance de ténèbres absolues et ambiance il y a ! Car tout est très étrange ici, comme un flot toujours changeant, similaire à des formes évoluant sous nos yeux de manières complètement anarchiques. Plusieurs écoutes vous seront nécessaires pour vous prendre au jeu de cette musique magmatique au contenu très organique.

À cela vient s'ajouter un esprit bien rétro (neuf titres pour quarante minutes) et une exécution plutôt bavarde (comptez 5 minutes en moyenne par titre) mais rarement lassante. Les différentes tonalités créées sur les morceaux, apportent une profondeur de champ inattendue, autant dans les riffs que les solos bien techniques (« A Perverse Proselytism », « Material Identity »). C'est à ce moment alors que tout s'emballe dans la folie d'une agressivité non contenue, faite de larsen, bips et autres accords tordus qui viennent ainsi éclaircir un tableau des plus opaques.

Pour autant, le groupe ne mise pas que sur l'emploi de son matériel conçut de toutes pièces pour l'occasion et qui créent cette particularité. Non, la méthode de destruction est bien établie au sein de cette petite troupe (trois en studio, quatre en live) qui ne jure que par le Death ancien. Point de modernité (hormis les sept cordes « trafiquées » ici) le reste est une affaire de famille en sorte. Que ce soit la technique utilisée (guitare microtonale), le titre du disque (l'enantiodromie, autrement dit le « cheminement vers l'opposé »), la composition à tiroirs (mais très brute dans son approche) fait que tous ces éléments se regroupent en un tout unique ; Un magma brutal homogène muni de quelques bribes lumineuses au-delà d'une partie mélodique perdue dans ce vortex d'une puissance énorme (« Internal Actualization  »).

À cet instant T, la bataille fait rage, encore plus poussée et meurtrière qu’auparavant. Car maintenant nous le savons, la pluralité des possibilités est une chose manifeste ! LAST SACRAMENT vient d'accoucher d'une sacrée rondelle destinée à ceux qui veulent entendre autre chose que de la compression et de la haute technicité à outrance et c'est bien ce qui se passe ici. Ron (Sword) et Mike (Maletta) nous invitent à parcourir un univers bien particulier qu'eux-mêmes ne maîtrisent pas tout à fait car cette musique ne nous a pas encore livré tous ses charmes. En fait, ce disque énigmatique et jouissif dissimule toutes ses qualités au travers d'une allure de Death bourrin, beau comme un camion.

De par ce côté inédit à jouer du (Death) Metal, LAST SACRAMENT marque des points pour son ascension prochaine (le nouvel album sort bientôt) et tire ainsi son épingle du jeu face à un marché saturé qui recèle néanmoins de part et d'autres quelques jolies perles (HORRENDOUS, DESOLATE SHRINE, BÖLZER...).

En 2013 le label Cult Underground records aura l'honneur de distribuer ce petit bijou façonné de la manière la plus originale qui soit et qui ne manquera pas de vous surprendre à plus d'une écoute !

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   DEADCOM

 
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- Mike Maletta (guitares)
- Ron Sword (chant, guitares, batteries)
- Pat Horgan (basse)


1. Enantiodromia
2. A Perverse Proselytism
3. Emptiness Denial
4. Devolving Into Depravity
5. Seller Of Souls
6. Internal Actualization
7. Primal Enslavement
8. Material Identity
9. Devoid Of Will



             



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