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HEAVY METAL  |  DVD

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- Membre : Mystic Prophecy, Firewind, Nightrage, Headspace, Snakecharmer, Revolution Saints, Dream Evil, Metallica, Faith No More, Arch Enemy, Zakk Wylde , Pride & Glory, Alice In Chains, Black Label Society, Infectious Grooves, Quiet Riot, Uriah Heep, Rainbow, MÖtley CrÜe
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Ozzy OSBOURNE - Live & Loud (1993)
Par FENRYL le 28 Avril 2008          Consultée 4755 fois

Que le temps passe... C'est assurément en me visionnant ce DVD du « prince of Darkness » que systématiquement je me fais cette réflexion. Voir Randy Castillo - R.I.P (*) - martirisant ses fûts me file le bourdon. Regardez éberlué un Zakk Wylde tout jeunôt, imberbe (torse et visage compris) et svelte (putain mais la bière n'existait pas encore en 1993 ou quoi !) me laisse pantois! Et se remémorer qu'Ozzy n'a pas toujours été le zombie qu'il est actuellement m'offre une bouffée de dioxygène dans un monde où les icônes se rarifient...
Et bien c'est un peu tout cela que vous propose ce DVD !
Alors, pas de fioriture, on embarque direct pour cette tournée « No more tours », tirée d'un subtil jeu de mot d'Ozzy autour de son dernier album studio en date (« No more tears ») et de sa volonté de mettre fin à sa carrière à l'époque... hihi, sacré Ozzy...
Y'a pas à dire, voir les cheveux de Zakk Wylde balancés sur sa LesPaul « Bull's eyes », c'est toujours aussi bon. Par contre, revisualiser sa période « saut de cabrit » demeure un moment de souffrance (impensable avec BLS et ses cuirs et chaînes pesant des tonnes... Ouais et le bébé kro aussi, je te le concède, toi le fan !). Une fois n'est pas coutume, c'est une véritable dream team qui entoure Ozzy, outre son gratteux de génie. Mike Inez, pas encore en poste à la place de Mike Starr chez ALICE IN CHAINS (cela ne saurait tarder au courant de cette même année), fait ronronner son jeu de basse si suave sur des titres cultes (« M. Crowley ») en compagnie d'un Randy Castillo au jeu si limpide et dépouillé (mais déconcertant sur le titre précédemment cité...). Cette section rythmique, au timbre plus chaleureux que mon combo mythique (Trujillo et Bordin pour ne pas les citer) rafraîchit une setlist sérieuse et relativement complète (bien qu'amputée de certaines tracks présentes sur le double cd sorti au même moment).

Dès le premier titre, on a le droit à la totale: une paire de fesses, les seaux d'eau balancés à la gueule du public...Quelques instants volés tout au long de la tournée et des commentaires du « Prince of Darkness » ponctué d'un « fucking » un mot sur deux plus tard et c'est déjà reparti pour un tour !
Ne ratez pas la référence à feu- Ray Charles et la tête de malade d'Ozzy au début de « Desire » couplées à la sempiternelle séance de claquage de mains à contre temps total et au saut de crapaud ! Autant de marques de fabrique de la maison OSBOURNE qui m'éclatent à chaque fois !
Côté son, rien à redire (mais tellement overdubé qu'on se passera de tout commentaire à ce sujet), tout comme au niveau de la setlist que l'on savourera sans restriction même si l'on pourra regretter de ci, de là un ou deux titres...
A noter la présence du grand BLACK SABBATH au complet sur ce même titre: c'est à dire Iommi, Butler et Ward avant une séance « Papa Ozzy avec Jack » en pantin (et on pige vraiment mieux pourquoi il a tourné de la sorte !), avant une reprise de « Changes » avec Mister Wylde au piano... Dispensable et pas très judicieux pour terminer un show... Mais bon, passons, le plus dérangeant ne fait que pointer le bout de son nez...

Les points qui fâchent méchamment maintenant:
Comme d'hab', le puriste du live que je suis va crier au scandale devant un concert factice, montage des différentes prestations du Mad man au cours de sa tournée. Une sorte de gros clip vidéo live en somme. Je me répète mais on perd tout le goût savoureux de l'ambiance d'un concert: ses imperfections, ses moments uniques, gracieux, somptueux, pitoyables... Que sais-je encore !
Je vais devoir encore faire ma mauvaise geule et me plaindre de ce type de produit. Le plus énervant dans cette histoire, c'est que l'on ne se doute jamais de rien dans ce type de produit...
« Road to nowhere » n'est ainsi qu'un clip noir et blanc du groupe « on the roads & on stage » (**) couplé avec « Flying high again »... qui assure une transition vers le retour de la couleur.
Rajouter un grain vieillot, plutôt grossier et saupoudrer d'une réalisation digne d'un caméraman réalisant un reportage sur l'équipe de « L'abeille Flandre » dans une mer démontée force 12 et essayez de ne pas gerber sur « Paranoïd » ! Mais c'est quoi cette réalisation à 2 balles psychédélique de mes fesses ?
Et la cerise sur le gâteau ? Et bien sachez braves gens que ce DVD est l'un des tous premiers de l'histoire de ce support !! Si, si, je me suis renseigné ! Et j'en ai pour preuve qu'il est pressé en cd monocouche ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Et si vous voyez de quoi je parle, et bien les 112 minutes de show ne peuvent pas tenir sur une face du skeud... Donc ce sympathique objet comporte une face A et une face B ! Et vous avez une nouvelle fois bien lu ! Il vous faut donc tourner le skeud à la suite de « Shot in the dark » pour visualiser la fin de la setlist, à la façon d'un 45 ou d'un 33 tours !!!! Impensable au XXIème siècle et tellement incompatible avec le visionnage d'un concert ! Quelle connerie !!

Ce DVD n'est au final qu'un immense film-hommage à la gloire d'OZZY, de ses illustres zicos et à leur célèbre énergie dépensée sur scène, en parfaite communion avec le public (il suffit de voir les réactions et comportements de ce dernier pour comprendre tout ce que représente le Madman, cela force indubitablement le respect).
Assoiffé de concert-live, témoin d'un espace temps précis, passe ton chemin.
Fan d'OZZY, savoure ces plans du maître, gave toi... Mais reste objectif...

Verdict: 2,5/5, le temps faisant son oeuvre, imperturbable...

Bons moments:
FACE A (!): les hymnes « Mr. Crowley », « I don't know » mais aussi un « Shot in the dark » toujours aussi percutant et entêtant.
FACE B (!): « No more tears » avec son riff de basse en intro et son solo mortel (parcourant votre échine de haut en bas avec cette toute dernière harmonique artificielle...), « Bark at the moon » (ce titre me rend dingue depuis toujours), « Crazy train » et les titres période BLACK SABBATH...

(*) il décédera le 26 Mars 2002 des suites d'un cancer après avoir rejoint MÖTLEY CRÜE.
(**) « sur les routes et sur scène »...

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   FENRYL

 
   METALINGUS

 
   (2 chroniques)



- Ozzy Osbourne (chant)
- Zakk Wylde (guitare)
- Mike Inez (basse)
- Randy Castillo (batterie)
- Kevin Jones (clavier)


1. I Don't Want To Change The World
2. Desire
3. Mr. Crowley
4. I Don't Know
5. Road To Nowhere
6. Flying High Again
7. Paranoid
8. Suicide Solution
9. Goodbye To Romance
10. Shot In The Dark
11. No More Tears
12. Miracle Man
13. War Pigs
14. Bark At The Moon
15. Mama, I'm Coming Home
16. Crazy Train
17. Black Sabbath
18. Changes



             



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