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NEO METAL  |  DVD

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SLIPKNOT - Disasterpieces (2002)
Par FENRYL le 10 Décembre 2007          Consultée 9274 fois

En cette fin d'année 2002, c'est une bonne partie du monde du metal qui se retrouve en pleine ébullition. Même nos bons vieux médias en sont tout retournés. Une révolution est en marche: les kids retrouvent le goût des guitares saturées, des breaks de batterie et des chants gutturaux... Le gros son est de retour. Les cours de nos établissements scolaires s'emplissent de jeunes affublés de tenues et de rites des plus suspects. L'origine de tout ce cirque ? Un groupe de furieux qui défraie la chronique en exerçant avec des accoutrements non-réglementaires: neuf types (peu commun en conviendrez-vous) qui pratiquent leur musique, affublés de masques plus tarés et glauques les uns que les autres.
SLIPKNOT, l'hydre du nu-metal, est le groupe qui divise par excellence. Et l'annonce de ce DVD n'aura pour but que de satisfaire pleinement ses fans et de laisser indifférents ses détracteurs, ces derniers ayant déjà quitté cette chronique. Car, oui, ce combo de furieux divise. C'est avec deux véritables albums studio dans les bacs (je ne compte pas ici l'introuvable « Made Feed Kill Repeat »), les tarés de Des Moines passent le test sans compromission de la scène. Et là où beaucoup espéraient les voir chuter, c'est une véritable leçon que ces derniers nous adressent en guise de réponse.
Assister à un concert du KNOT, c'est assister à un spectacle. Le souci du « plein les yeux, plein les oreilles » est un qualificatif qui prend tout son sens ici.
Jugez plutôt:
- Le show londonien du groupe, au cours de la tournée post-« Iowa », filmé avec ni plus ni moins que 30 caméras !! Oui, vous avez bien lu ! Autant de points de vue permettant d'assister, médusé, à la prestation dans le public, sur scène ou encore via des angles dédiés à chaque membre. Il est d'ailleurs possible de se mettre dans leur peau, à l'aide de certains morceaux enregistrés par des caméras individuelles situées au niveau des masques.
On obtient ainsi une production léchée, extrêmement soignée. La qualité des images est bluffante, la réalisation « aux p'tits oignons ». On ne rate pas une miette de l'émeute générale ! On voit ainsi chaque membre réaliser sa prestation: nos deux percussionnistes (aux interventions musicales limitées...) assurent le show en cognant tout ce qui leur tombe sous la main, Mick utilise son furieux « wiplash » capillaires... Mais la palme revient au DJ slamant du mur d'enceintes, pratiquant le headbanging « all-out », pogotant avec ses collègues... Bref, vous n'en perdrez pas une miette !

- L'énergie du concert. Force est de constater que le souci d'économie n'est pas à l'ordre du jour. En s'entourant d'un des publics les plus chauds et réactifs du vieux continents, SLIPKNOT nous délivre une prestation de tout premier ordre. Dès la chute du rideau blanc cachant la scène au moment où résonnent les premières notes d'un monstrueux « People = Shit », le ton est donné: les mecs de l'Iowa ne sont pas venus faire de la figuration. Le show est parfaitement rodé par un premier gros temps fort du set. « Liberate » et « Left behind » assurent le lien vers l'un des titres les plus extrêmes de la bande: le dévastateur « Eeyore ». Et déjà le moment de faire un bilan intermédiaire pour mettre en évidence deux individualités fortes du groupe: Corey Taylor, incroyable de capacité vocale malgré un masque. Il est ainsi capable de hurler (« Gently »), crier, chanter en voix claire (« Wait & bleed » bien évidemment mais surtout le refrain de « Purity ») tout en sautant dans tous les sens ! Si certains doutaient de ses talents de chanteur, ils en seront pour leurs frais ! On en arrive à se convaincre de ses aptitudes de frontman: haranguant sans cesse les maggots (noms des fans), il parvient à déchaîner le pit qui se livre sans retenue! L'autre grand bonhomme de ce set, c'est Joey Jordisson. Ce batteur est assurément une des futures références en la matière dans la pratique de son instrument. Virtuosité couplée à une technique de haute volée en font la pièce maîtresse de la section rythmique très marquée de ce groupe. Le traditionnel solo en est ainsi la parfaite illustration. J'avoue ici que ce genre de track m'emmerde profondément généralement. Mais voir ce gus claquer ses fûts, marteler sa double pédale de la sorte... Respect ! Tout cela sur une plateforme sur verin évoluant dans les airs ( à la Tommy Lee de MÖTLEY CRÜE !).
« Disaterpiece » et son break plus tard, le groupe balance l'excellent inédit « Purity » (disparu pour d'obscures raisons de l'opus éponyme du groupe).
Et le meilleur est à venir: SLIPKNOT est le groupe d'un demi album. Je m'explique: l'album « Slipknot » de 1999 est caractérisé par six tubes énormissimes, parfaitement distillés de la piste 1 à la piste 6 . Le reste de l'album demeure quelconque et ennuyeux. Alors quand je retrouve sur ce concert « Eyeless », couplé à toute la fin du disque, c'est l'apothéose. « (sic) », mon titre favori ravage tout sur son passage. On retrouve le désormais traditionnel « Spit it out » durant lequel Corey Taylor fait s'accroupir la foule puis la fait sauter avant un monumental pogo! Pogo auquel participe Sid après quelques coups de poing (!) et la perte de sa combinaison (paires de fesses en récompense !). ENORME !

Vous l'aurez donc compris: une set-list magistrale, une qualité fantastique d'images et de sons font de ce DVD une vraie réussite. Couplé à un second disque aux bonus très sympathiques (multi angles, liens divers, clips...), l'ensemble devient succulent ! Et le détail qui tue: toutes les paroles sont accessibles en mode sous-titre pour un karaoké (faut pas pousser non plus !). C'est le genre d'attention qui me fait penser que l'on ne se moque pas de moi et que l'on ne me prend pas pour un vulgaire porte-monnaie ambulant !!
Allez, on fera remarquer une navigation parfois douteuse entre les menus (mais pourquoi diable ce menu avec les entrées indiquant « présent sur l'autre disque » ?!) et des séquences dispensables entre certains titres (une séance « dédicaces » parisienne masquée amusante). Tout ceci n'entâche en rien le superbe écrin contenant un vrai moment de furie LIVE.

« Qu'importe le flacon, pourvu que l'on ait l'ivresse... ».
SLIPKNOT en live, c'est vraiment tout bon. Qu'importe votre opinion sur le groupe: cette prestation ne saurait être ignorée pour des prétextes fallacieux...

5/5 totalement assumé... « you're all going home in a body bag ».

Conseil: Ecoutes dans le noir, son au maximum (profitez du 5.1 si possible). Pensez à vous hydrater. Décontractant musculaire à portée de main.

Surprise: Pour les avoir vus quelques années plus tard au moment du concert de METALLICA au Parc des Princes, je peux vous assurer que le son est de bien meilleure qualité (ironique et doux euphémisme pour tous ceux ayant assisté à ce set au rendu désastreux). SLIPKNOT, un groupe de salle en tout cas !!!!

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   FENRYL

 
  N/A



- James (guitare)
- Chris (percussions)
- Joey Jordisson (batterie)
- Paul (basse)
- Shawn (percussions)
- Sid (dj)
- Mick (guitare)
- Corey Taylor (chant)
- Craig (samples/media)


1. [opening] / "(515)"
2. People = Shit
3. Liberate
4. Left Behind
5. Eeyore
6. [set-up]
7. Disasterpiece
8. [soundcheck]
9. Purity
10. Gently
11. [sid Solo]
12. Eyeless
13. [in-store (paris)]
14. [joey Solo]
15. [mask Cams]
16. My Plague
17. New Abortion
18. The Heretic Anthem
19. Spit It Out
20. Wait And Bleed
21. 742617000027
22. (sic)
23. Surfacing



             



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