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THRASH METAL  |  STUDIO

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Lexique thrash metal
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- Style : Kreator

ONSLAUGHT - Killing Peace (2007)
Par FENRYL le 15 Janvier 2008          Consultée 4162 fois

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Surveillez les publications des futures annonces... Elles vous concerneront peut-être ?!


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Une offre d'embauche publiée pour soulever la difficulté d'un métier ingrat. Celui du spécialiste chargé d'établir le décès avéré d'un line-up sur le champ d'honneur de Metal.
Quel rapport me direz-vous ? Et bien tout simplement le fait que le groupe qui nous intéresse dans cette chronique s'est formé en ... 1983, mes ami(e)s !! Et oui, aux origines même du thrash metal !Vous avez bien lu ! L'année de la sortie de « Show no mercy » de SLAYER (groupe récurrent au cours de cette chronique) ou encore « Kill'em all » de METALLICA pour ne citer qu'eux !
Un premier album deux ans plus tard (« Power from Hell ») et la carrière de nos rosbif est lancée.
Au début 91, la séparation officielle est publiée. Des soucis de business (comme c'est original cette histoire !!) et des divergences artistiques (je rigole toujours autant !!) plus tard, et c'est face au cercueil de la bête que nous nous séparons. Fin de l'histoire.
14 ans plus tard (mazette !), le groupe se reforme autour du line-up original (Sy Keeler au chant) et repart en guerre. Certains membres du groupe n'ont, pendant cette période, pas touché un instrument !! Autant dire que l'on est en droit de s'attendre au pire... Et bien soyez rassuré, il n'en est rien: cela ne s'entend pas !
ONSLAUGHT semble vouloir éviter les écueils actuels qui consistent à vouloir montrer une fois encore à la nouvelle génération que le thrash old school n'est pas mort et qu'il est le seul membre de droit dans la catégorie.
Ces types là sont futés. Vous me direz qu'en 14 ans, ils ont eu le temps de cogiter les bougres ! Et je vous donnerai raison, tout comme vous conviendrez « que vivre avec son temps » est un principe ne faisant pas systématiquement foi dans le milieu.
Appliquant un rituel immuable au moment d'entamer les écoutes de mes albums, je dépose le cd dans le lecteur et me plonge de manière concomitante dans l'étude du livret.
Première satisfaction: mention très très spéciale au superbe artwork composant ce dernier, sur des thèmes gores aux couleurs sublimes. Ne vous fiez pas à la pochette quelconque ! Glauquissime à souhait mais soignée à outrance. J'adore !
Deuxième satisfaction: aux manettes, on retrouve Andy Sneap. Ce producteur possède un pédigré des plus alléchants, jugez plutôt: MEGADETH, TRIVIUM (sur « Ascendency », excusez du peu !), ARCH ENEMY ( dont le mix de leur excellent DVD), CATHEDRAL, OPETH... J'en passe et des meilleurs. Pas ridi nan ?!
Il en résulte un son des plus actuels pour ne pas dire des plus modernes.
Entrée en force avec « Burn » qui ravage un maximum: batterie puissante et présente, riffs vifs et acérés, mais surtout un chanteur qui frappe par sa diversité de timbres proposée. Sy Keeler, premier chanteur de retour au bercail sur cet album, est tout simplement bluffant. Il fait preuve de capacités vocales ahurissante, alternant chant gras, puis départ dans les aigus, façon maître Araya sur « Postmortem » (par exemple, sur la bible « Reign in Blood »). Je dois reconnaître que ce mec m'a impressionné du début à la fin de la galette. Voix nasillarde la plupart du temps (genre nez bouché dans les hauteurs à la Vince Neil, chanteur de MÖTLEY CRÜE croisé avec Phil Anselmo, le frontman de feu-PANTERA).
Le morceau éponyme est sans doute la plus belle réussite de l'album, nous rappelant à nos bons souvenirs des années mythiques thrash. Envoyé par un « Spitting blood in the face of God » (« Crachant du sang à la face de Dieu » gniark, gniark!), ce morceau de bravoure remplit parfaitement son rôle: celui de nous proposer un thrash efficace, engagé et sophistiqué.

Et puis, l'album bascule... Il bascule dans les travers de tous ces groupes de revival thrash qui ont bien fait leurs devoirs. Bien lavés derrière les oreilles, propres sur eux, les p'tits gars d'ONSLAUGHT ont bien fait leur devoir: réviser les classiques du genre. Seulement voila, ils ont semble-t-il été pris par le temps (un comble au vu de la durée du split) et n'ont révisé que ... SLAYER. Et cette production le laisse paraître pour ne pas dire transpirer. A ma grande surprise, chaque première série de notes de chaque track me fait penser au bébé de King/Hanneman. Afin d'éviter toute redondance poussive et pénible, je vous propose quelques exemples caractéristiques.
« Destroy of the world », bon morceau au passage, impose cette réflexion dès les premiers pincements de six-cordes de ce mid-tempo... Mais cela ne s'arrête pas là !« Twisted Jesus », et son plagiat FLAGRANT de l'intro de « Season in the abyss ». Je prends les paris: combien d'entre vous oserons me contredire tellement on a l'impression que le riff est joué par un groupe de covers (se plantant considérablement dans ce cas là) ! Le titre se trouve même bouleversé dans les dernières minutes par un break cinématographique, avec une voix androïde annonçant « Open the gates of madness, open the gates of hell ». On trouve pratiquement des relents à la PANTERA à la fois dans le côté heavy du break et dans la voix de Sy Keeler.
Le plus troublant vient du fait que le morceau suivant présente rapidement un riff très/trop proche de la chanson précédemment citée de SLAYER (partie faisant suite à l'intro en arpège). On se surprend à vouloir placer les lyrics des couplets sur ce « Planting seeds of hate ». Déroutant pour certains, dérangeant pour les puristes... Et je m'arrêterai là car on me taxera très rapidement de « chasseur » des pères de « South of Heaven », à tort. Mais le dernier titre quand même !!! Encore méchamment inspiré par les ainés ! Bon, j'ai compris !
« Pain », « Prayer for the dead » illustre le reste de l'album: des morceaux sans grande originalité malgré les hurlements de Keeler, alternant mid-tempo et compo pêchus. Sympas mais sans véritable envergure.
Mention spéciale au batteur, qui se défonce vraiment, un petit avertissement au duo de six-cordes: « Les mecs, là va falloir s'y mettre sérieusement pour oser arriver à la cheville de Jeff et Jerry ». Soli agréables mais trop rares... On est presque en manque !
Alors, oui, comme inspiration, il y a pire: tendre à vouloir s'inspirer de groupes référence en la matière n'est pas stupide ! Mais que diable, quelle est la volonté de ce courant « revival » à ne vouloir exister qu'à travers autrui. Les combo actuels semblent se satisfaire de disques aseptisés, ouvrant la voie à la possibilité d'une tournée... Cela pue le commercial un peu tout de même.
Dans le cas présent, on surfe sur le fil du rasoir... ONSLAUGHT est sauvé par son histoire. Ce groupe a existé, a livré des albums thrash voici de nombreuses années. On peut saluer ce retour tout en restant méfiant sur les réelles motivations de la bande ! Il faudra donc confirmer: rapidement et différemment.
Au final, on est bien en présence de ce que l'on va appeler un come-back encourageant. Allez les gars, au boulot, rien n'est jamais acquis en ce bas monde... A confirmer, en appréciation au bas du bulletin.

Verdict: un petit 3/5, comme les anciens qui repassent leur bac 15 ans plus tard ; on est tout de suite plus indulgent mais attention pas complaisant pour autant.

Conseil: Un petit tour sur le myspace du groupe http://www.myspace.com/onslaughtuk - 4 titres en écoute libre (dont les trois très bon titres de l'album).

Surprise: Toutes mes excuses pour tout fan de Marvel se respectant, ce doux nom ONSLAUGHT éveillera le souvenir lointain d'un super-vilain (entité psionique), mais ici on parle Thrash !
Voilà un retour des plus improbables tant du point de vue du line-up que de la qualité de la galette. Bravo les anciens, continuez ainsi !

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- Sy Keeler (chant)
- Nige Rockett (guitare)
- Alan Jordan (guitare)
- Jim Hinder (basse)
- Steve Grice (batterie)


1. Burn
2. Killing Peace
3. Destroyer Of Worlds
4. Pain
5. Prayer For The Dead
6. Tested To Destruction
7. Twisted Jesus
8. Planting Seeds Of Hate
9. Shock 'n' Awe



             



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