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HARD ROCK  |  STUDIO

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- Style : Gillan/glover, Desperado
- Membre : Deep Purple, Guy - Mccoy - TormÉ, Ian Gillan Band, Iron Maiden, Samson
- Style + Membre : White Spirit
 

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GILLAN - Mr. Universe (1979)
Par DAVID le 25 Août 2007          Consultée 5017 fois

Après la parenthèse Steve Byrd et Liam Genockey, dont les sessions figurent sur The Japanese Album, qui, comme son nom l’indique, est sorti uniquement au Japon, Ian Gillan sort son premier album studio sous le patronyme Gillan : Mr. Universe. Une photo de Ian Gillan sur la pochette, il est (encore) jeune, beau, svelte (alors qu’il était bouffi en 1978), pas de doute : Monsieur Univers, c’est bien lui.

Du Japanese Album n’ont été gardé que les titres les plus directs : rock ou heavy méchamment burné, au choix du client. Si les compos de Mr. Universe avaient déjà été écrites par Colin Towns avant même l’arrivée de Bernie Tormé et Mick Underwood, on peut dire que ces derniers les ont bien dynamisées, avec plus de pêche encore. Il faut dire aussi que le son crado-punk de Bernie Tormé colle parfaitement à cette nouvelle formule, en se rapprochant davantage d’un Fast Eddie Clarke que d’un Ritchie Blackmore.

Et pour bourriner, Bernie Tormé n’est pas le dernier, avec son vieux pote John McCoy, lequel a favorisé le recrutement de Bernie en lui permettant, dans un premier temps, d’assurer avec son groupe punk (The Bernie Tormé Band) la première partie de Gillan. Steve Byrd sera alors purement et simplement renvoyé. Quant à Mick Underwood, un vieux pote de Ian Gillan, ces deux là avaient déjà joué ensemble à l’époque d’Episode Six. Ian Paice sera un temps pressenti pour remplacer Pete Barnacle (lequel avait déjà remplacé Liam Genockey, vous suivez ?), mais finalement, Mick Underwood assurera le job avec talent.

Avec des compos aussi speeds que Secret Of The Dance, Roller ou Message In A Bottle, Gillan fait la nique à tous ces groupes soi-disant "cultes" de la NWOBHM… un heavy-rock moderne, bourrin et préfigurant (avec le premier Samson, sur lequel jouait aussi John McCoy, décidément !) de quoi sera fait le metal des années 80. Place à la vitesse ! Car, en 1979, pas de thrash metal, ni de metal extrême, rien de tout ça. Motörhead et Gillan étaient les seuls groupes estampillés « hard rock » à jouer aussi vite.
A l’heure où Rainbow n’aura de cesse de s’américaniser et de se maquiller pour les sessions photos, Gillan gardera l’image d’un groupe de durs, de buveurs de bières, proche de ses fans, ne déviant jamais de sa ligne directrice et enchaînant les concerts dans les coins les plus reculés d’Angleterre !
Le retour aux sources vers le mark 2 de Deep Purple est en marche. Oublié le Perfect Strangers, la véritable suite du mark 2, c’est par ici que ça se passe ! Sur les titres les plus primaires et basiques, difficile de ne pas penser à Deep Purple : Vengeance, un hard rock classique, et le bluesy Puget Sound, seule compo ayant été écrite par le groupe au complet. Ces deux titres sont d’ailleurs les moins intéressants de l’album.

Quelques légers restes du Ian Gillan Band sont à signaler : tout d’abord, les claviers de Colin Towns sont parfois placés en avant, plus que sur les deux albums qui suivront (davantage orientés guitares). On peut s’en rendre compte sur le piano de She Tears Me Down ou sur l’introduction Second Sight bien sur, reprenant aux claviers un air « asiatique », de la même façon que pour l’ouverture des concerts du Ian Gillan Band. Sauf qu’ici, cette intro ne s’enchaîne pas avec du progressif jazzy, oh que non ! Une intro douce, avant la décharge inattendue de décibels sur Secret Of The Dance : quel contraste !

Secret Of The Dance inaugure une longue série de morceaux speeds et jouissifs chez Gillan, avec des guitares heavy et cradingues, une basse-turbo (Lemmy n’a pas le monopole du speed), des roulements de caisse claire anarchiques, des claviers suivant le rythme effréné des guitares et un Ian Gillan plus agressif que jamais ! Son débit de paroles sur Message In A Bottle est simplement inhumain, sa voix rauque fait des merveilles, il est au top.

Comment passer à côté de « l’épique » Mr. Universe, bourré de claviers et de hurlements (l’excellent On The Rocks s’inscrira également dans cette lignée) ? Ou du pesant Dead Of Night et de son énorme ligne de basse ? Et pour terminer, le chef-d’œuvre, LE morceau qualifié de « Child In Time bis », du fait des aigues de Ian Gillan, très proches il est vrai. Mais hormis ce clin d’œil, les deux morceaux n’ont rien en commun, Fighting Man est nettement plus calme, construit autour du piano et ne contient pas d’envolées « Blackmoriennes ».
En tout cas, un des sommets de sa carrière solo, assurément, les mélodies sont sublimes, Colin Towns est certainement un des musiciens qui a le mieux compris comment mettre en valeur la voix de Gillan, l'utiliser à bon escient (tout le contraire de Blackmore dans les années 80 donc).

Le meilleur album de Gillan ? Peut être pas, je garde une légère préférence pour Glory Road. Mais dans le haut du panier en tout cas.
Les albums de Gillan ont été récemment réédités en version remasterisée, avec livrets épais et bourrés de détails historiques, sans oublier tous les titres bonus des éditions précédentes : à ne pas rater.

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   DAVID

 
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- Ian Gillan (chant)
- Bernie Tormé (guitare)
- John Mccoy (basse)
- Colin Towns (claviers)
- Mick Underwood (batterie)


1. Second Sight
2. Secret Of The Dance
3. She Tears Me Down
4. Roller
5. Mr. Universe
6. Vengeance
7. Puget Sound
8. Dead Of Night
9. Message In A Bottle
10. Fighting Man



             



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