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SKID ROW - Revolutions Per Minute (2006)
Par THE MARGINAL le 24 Novembre 2006          Consultée 7510 fois

3 ans après "Thickskin", Skid Row revient avec une nouvelle galette intitulée "Revolutions per minute". Il semble que le groupe américain ait fait son deuil de l'ère Sebastian Bach. Le groupe semble satisfait du travail de Johnny Solinger et poursuit donc sa route avec lui. On se demande alors si Skid Row poursuivra dans la veine modern-rock comme sur "Thickskin", ou s'il reviendra à une musique hard/heavy plus traditionnelle dans la lignée de "Skid Row", voire "Slave to the grind"...

Et bien, ni l'un ni l'autre ! Skid Row propose sur "Revolutions per minute" quelque chose de bien différent, à savoir un cocktail de Hard US, de punk avec ici et là quelques réminiscences countrysantes(oui, vous avez bien lu !). Vous l'aurez compris: ce nouvel opus de Skid Row n'a quasiment plus aucun rapport avec celui qu'on a connu autrefois. A l'écoute de ce nouvel album, il est même tellement méconnaissable qu'on a vraiment l'impression d'avoir affaire à un autre groupe...

Pour parler de cet album, signalons d'emblée qu'il n'y a pas la moindre ballade présente. Skid Row excellait pourtant dans cet exercice(il est même considéré comme l'un des meilleurs groupes dans ce domaine). En revanche, la production de ce disque est rèche, brute. On note également que cette fois-çi, le bassiste Rachel Bolan a quasiment tout composé lui-même, son compère Dave "Snake" Sabo n'ayant co-composé que 2 titres(et Scotti Hill 1 seul).

L'album commence avec "Disease", un mid-tempo heavy plutôt sombre avec un refrain qui obéit aux codes en vigueur aux USA depuis une bonne douzaine d'années. Pour être franc, ce titre n'est pas très convaincant et ce n'est franchement pas la meilleure manière d'ouvrir un album. Avec le titre suivant "Another dick in the system", on change carrément de ton car ce titre sleaze/hard rock punkisant au tempo soutenu, rapide nous renvoie au Skid Row old-school qu'on a tant aimé. D'ailleurs, ce titre est très efficace, donne la patate et devrait faire un carton en live. Le très moyen "Pulling my heart out from under me" ne restera pas dans les annales, par contre, tellement il est plat, sans consistance.

En fait, on est assez dérouté par cet album tant Skid Row s'apparente à un caméléon. On en avait déjà eu un aperçu sur "Thickskin" 3 ans plus tôt(et un entraperçu sur "Subhuman race" en 1995), mais là, c'est nettement plus flagrant. Par exemple, le combo ricain s'essaie à la country (une première !!) sur "You lie" et le résultat est assez délirant, d'autant que la seconde partie de la chanson est plus rapide, plus foncièrement metal, plus furibarde. On se croirait franchement dans le trip Lucky Luke. Ceci dit, le résultat n'est pas aussi imparable qu'avec Rebel Meets Rebel ou Pride & Glory. De ce côté-là, Rachel Bolan et ses compères ont encore des progrès à faire. On perçoit également cette influence sur "When God can't wait", un titre hard rock/punk countrysant qui a de fortes chances de faire bouger dans un saloon. En dehors de ces incursions dans la country (pour le fun, je suppose ?!), Skid Row offre quelques excellents moments de hard rock/sleaze sur des titres tels que "Shut up baby, I love you", un titre rapide, musclé et accrocheur qui se situe à mi-chemin entre le 1er album éponyme de Skid Row et "Slave to the grind", "White trash" qui alterne couplets modérés, presque parlés, puis pré-refrain et refrain hard/sleaze punkisants, tapageurs, remuants et sur lequel le solo de guitare habituel est remplacé par un solo d'harmonica. Par contre, la cover de The Alarm "Strength" a un côté hard commercial un peu trop prononcé à mon goût et ne fait sûrement pas partie des highlights de cet album. Enfin, une part prépondérante au punk est accordée sur cet album. On l'avait perçu sur certains titres déjà évoqués plus haut, c'est encore plus flagrant sur "Nothing", un titre dans le style Green Day/Offspring qui pourrait faire un tabac chez les teenagers et que je trouve à la limite du ridicule, sur "Love is dead", un morceau punk moins racoleur, mais qui donne le sentiment qu'il aurait pu être bien meilleur: en effet, le refrain est très bizarre, il démarre de manière musclée, punchy puis se ramollit de façon inexplicable sur la fin. Enfin, le rapide "Let it ride" laisse une impression bien meilleure: brut de décoffrage, il dépote avec un refrain destructeur, dévastateur et le groupe se lâche sans retenue. On n'oubliera pas non plus de mentionner qu'en bonus-track, une version soit-disant remixée de "You lie"(il y a juste de l'harmonica en plus, c'est tout) est présente et apparait comme étant totalement inutile.

Au final, on peut vraiment qualifier cet album de déroutant. Ce n'est pas précisèment le genre d'album qu'on attend de Skid Row. On a même vraiment l'impression d'entendre un autre groupe car "Revolutions per minute" est plutôt dans le même style que Brides Of Destruction, voire Wednesday 13, et aurait même pu être considéré comme un album solo du bassiste Rachel Bolan. Si les membres de Skid Row avaient sorti cet opus sous un autre nom, la pilule serait certainement plus facile à avaler. Certaines personnes risquent de se sentir flouées, de crier à l'imposture en écoutant cet album.

Alors, bien sûr, si on écoute cet album sans regarder qui en est l'auteur, on dira qu'il n'est pas mauvais(mais il n'est pas transcendant non plus). Bien sûr, cet album fait headbanguer, démontre que les membres de Skid Row sont encore fringuants et, je l'admets, va certainement trouver ses adeptes (je reconnais moi-même que certains titres sont bien foutus). Bien sûr, on pourra toujours dire que cet album est bien meilleur que ce qu'on entend dans le paysage mainstream rock/metal américain depuis 10 ans. Ceci dit, Skid Row semble quand même avoir un problème d'identité: il suffit de voir comment le groupe a évolué depuis "Subhuman race" pour s'en apercevoir. Et on peut comprendre que ceux qui ont adoré les 2 premiers albums rejettent ce "Revolutions per minute" qui ne sonne vraiment pas comme du Skid Row(hormis sur 2 titres).

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   THE MARGINAL

 
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- Johnny Solinger (chant)
- Dave 'snake' Sabo (guitare)
- Scotti Hill (guitare)
- Rachel Bolan (basse)
- Dave Gara (batterie)


1. Disease
2. Another Dick In The System
3. Pulling My Heart Out From Under Me
4. When God Can't Wait
5. Shut Up Baby, I Love You
6. Strength
7. White Trash
8. You Lie
9. Nothing
10. Love Is Dead
11. Let It Ride
12. You Lie (com Fed Mix) [bonus-track]



             



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