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KATATONIA - The Great Cold Distance (2006)
Par MOX le 8 Mars 2006          Consultée 6024 fois

Le temps de « Discouraged Ones », rythmiques simplistes et chant hésitant, est bien loin. L’écoute du nouvel essai des Suédois de Katatonia s’est déroulée avec grande appréhension, chose compréhensible pour peu qu’on ait schématisé l’évolution du groupe, le dernier indice en date étant ce « Viva Emptiness » plus vivant. Malgré tout, la manière dont le groupe abordait désormais sa musique avait quelque chose de neuf, et de somme toute réussie, et ce même si je reste attaché aux morceaux les plus faciles et les plus basiques du groupe, « Discouraged Ones » en tête, donc. La préécoute de « My Twin », qui constitue le single de ce nouvel album, me conforta dans mon jugement et j’appris à ne pas m’interroger à la vue du changement de logo, puisque « The Great Cold Distance » ne propose rien d’ébahissant.

La recette, la technique, est toutefois rôdée. Peut-être même trop tant elle est appliquée sans grande prise de risque d’un morceau à l’autre. Même en amateur un peu aveugle que je sais être, la ressemblance avec « Viva Emptiness » finit par frapper. L’idée m’est apparue péremptoire (et c’est à peine excessif) et m’obligea à prendre le maximum de recul pour déterminer si oui ou non se replonger dans l’album me manquerait. Malheureusement, non. Pourtant l’écoute est plus qu’agréable : un son toujours aussi satisfaisant laissant les guitares saturer et oeuvrant pour une batterie hargneuse, désormais mise en avant. Mais la place de chef est dangereusement gardée par le chant qui profite, sorties après sorties, pour mettre un pied en avant. Il finit par en bouffer certaines mélodies à grands coups de multiples voix et de résonance. Certes il s’est amélioré, et certes il chante de plus en plus juste et de plus en plus clair. Mais c’est également de moins en moins le Katatonia des premières heures.

Remarquez, c’était déjà applicable au cas « Viva Emptiness », mais à moins grande échelle. Ce que le groupe a occulté de ses précédents efforts, ce sont les mélodies mélancoliques et le chant perdu. Tout ce concept est beaucoup plus subtil, il est d’ailleurs exclu d’y retrouver une icône comme « Evidence ». On ne pourra se mettre sous la dent que quelques couplets acoustiques vaguement tristes, un riff ici ou là plus ou moins cafardeux. Katatonia n’est pas plus rapide, mais un schéma musical tel que celui de « Ghost of the Sun » est un leitmotiv de « The Great Cold Distance », rythmiques plus énergiques, couplets ou refrains saccadés et imposants. Néanmoins, on y fait quelques trouvailles comme « Consternation », « Leaders » ou « July » qui bénéficient de cette touche grisâtre de plus en plus subtile, si subtile que je doute qu’un néophyte puisse voir un côté triste à la musique de Katatonia. En vérité, c’est comme si je m’accrochais à du vent.

L’écoute, disais-je, est agréable : l’album est truffé de détails prenant la forme de sons de guitares clairs et mélancoliques, noyés au fond. Katatonia parvient même à faire un clin d’œil à OPETH sur la fin de « Soil’s Song », ce système de notes lointaines y étant pour beaucoup. Et c’est ce qui peut rendre l’album plus ou moins riche. Mais ceci est à nouveau une autre façon de s’accrocher à du vent, je finis par me lasser tant les titres se ressemblent, variant entre couplets acoustiques ou enjoués, refrains saccadés ou doucereux. Aucun d’entre eux, aucun, n’a réussi à provoquer une adhésion immédiate. A aucun moment le chant de Jonas Renkse ne m’a ébranlé. C’est en cela que « My Twin » paraît faiblard. On ne garde aucun refrain en tête, on ne s’oublie jamais. On ne fait que s’étonner de breaks fabuleux, de secondes guitares parties de morceaux souvent réussies ou de notes parsemées, mais ce n’est jamais assez pour se sustenter.

Encore une fois, « Viva Emptiness » renferme trois ou quatre véritables pépites lui octroyant largement ses 4 étoiles. « The Great Cold Distance » n’en a pas. Il est simplement petit, peu ambitieux et parfois calqué sur son prédécesseur (comparez « Leaders » et « Ghost of the Sun, « Deliberation » et « Criminals »). C’est pour cette raison qu’il ne sera même pas conseillé aux désireux de découvrir le groupe.

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   (2 chroniques)



- Jonas Renkse (chant)
- Anders Nyström (guitares)
- Mattias Norrman (basse)
- Fredrik Norrman (guitares)
- Daniel Liljekvist (batterie)


1. Leaders
2. Deliberation
3. Soil's Song
4. My Twin
5. Consternation
6. Follower
7. Rusted
8. Increase
9. July
10. In The White
11. The Itch
12. Journey Through Pressure



             



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