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DARK MOOR - Beyond The Sea (2005)
Par BAST le 2 Mai 2005          Consultée 8526 fois

Maintenant que sort le cinquième album de DARK MOOR, il est temps de dresser un bilan de la carrière de ce groupe phare de la scène heavy espagnole. Et s’il fallait représenter par une courbe sa progression, on aurait droit à une série de dents de scie, avec un minimum dans le bon et un maximum dans l’excellent.

Alors que le très agréable « The Gates Of Oblivion » (2002) avait eu quelques difficultés à succéder au magistral « The Hall Of The Olden Dreams » (2001), c’est au tour de « Beyond The Sea » de redescendre d’un cran face à l’excellente surprise constituée par « Dark Moor » (2003), où l’on avait pu constater avec plaisir que le départ d’Elisa C. Martin n’avait pas affecté le sens de la composition d’Enrik Garcia.

Ne nous méprenons pas toutefois, car DARK MOOR, je l’ai dit, n’a jamais fait moins bien que bon, ce qui n’est pas donné à tous les groupes. Dans cette série en dents de scie, « Beyond The Sea » inscrit un point aussi éloigné du maximum que du minimum. En termes plus explicites, la nouvelle cuvée des espagnols s’impose comme un bon album, certes en-deçà de « Dark moor » mais toutefois correctement calibré pour plaire aux fans du genre.

Vous pourrez me reprocher d’aimer un peu moins cet album parce qu’on a beaucoup dit de lui qu’il s’éloignait de la scène symphonique que j’apprécie tant. Il n’en est rien. Car si les morceaux se font effectivement moins complexes que par le passé (c’est là une volonté du groupe), ils demeurent tout de même très nettement marqués du sceau DARK MOOR et les orchestrations restent en bonne place tout au long des dix titres (plus un bonus) composant ce « Beyond The Sea ». Le son est cependant plus brut, plus cru, moins arrangé que par le passé.

« Beyond The Sea » a cela du bon album qu’il est nanti de titres accrocheurs sur lesquels on revient avec plaisir, et à l’inverse qu’il est alourdi par un ou deux morceaux plus anecdotiques. Dans la première catégorie arrivent en tête « Before The Duel » et son refrain entêtant, ses lignes de chant racées ou son solo réussi, « Houdini’s Great Escapade » et son chant agressif contrastant à merveille avec un chant clair bourré d’émotions ou encore ses ambiances épiques captivantes, le hit on ne peut plus fédérateur « The Silver Key », la superbe ballade « Green Eyes » ou encore « Alea Jacta », magnifique final qui rappelle les plus belles heures du groupe.

Alors que ces titres prétendent à des cieux radieux, il en est d’autres plus lourds qui empêchent DARK MOOR d’atteindre le niveau de « Dark Moor » et plus encore celui de « The Hall Of The Olden Dreams ». Parmi eux, « Miracles » ferme la marche. Non qu’il soit mauvais, mais il frappe peu l’esprit et s’oublie beaucoup trop vite.

En guise de bonus, DARK MOOR a choisi de nous faire découvrir sa propre version des quatre saisons de VIVALDI, où la guitare règne d’un bout à l’autre. L’exercice est périlleux tant il a déjà été tenté maintes et maintes fois, avec un succès pas toujours au rendez-vous. Force est de reconnaître que DARK MOOR s’en tire avec les honneurs, parvenant à retranscrire l’énergie du titre séculaire et à accrocher l’auditeur.

La production est moins bonne que celle de « Dark Moor » en cela que le côté baroque indispensable au succès des espagnols se montre moins bien maîtrisé.

Je finirai cette chronique sur un constat rassurant : Alfred Romero confirme dans son statut encore frais de chanteur de DARK MOOR et parvient même à faire oublier Elisa C. Martin. L’ex-chanteuse de FAIRYLAND reste toutefois au-dessus, mais Romero réussit plus encore sur « Beyond The Sea » à s’approprier le style du groupe au point que la comparaison avec Elisa n’est plus aussi spontanée que sur « Dark Moor ».

DARK MOOR n’est pas parvenu à conserver le cap atteint par « Dark Moor » en signant un cinquième album correct qui permettra toutefois aux fans de speed mélodique d’étancher leur soif de mélodies ou choeurs époques, de rythme véloces ou d’atmosphères médiévales. Année 2005 limite pour DARK MOOR, il faudra faire mieux rapidement...

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Par AKRON, MEFISTO




 
   BAST

 
  N/A



- Alfred Romero (vocals)
- Enrik Garcia (guitars)
- Daniel Fernandez (bass)
- Andy C. (drums)


1. Before The Duel
2. Miracles
3. Houdini´s Great Escapade
4. Through The Gates Of The Silver Key
5. The Silver Key
6. Green Eyes
7. Going On
8. Beyond The Sea
9. Iulius Caesar (interlude)
10. Alea Jacta
11. Vivaldi´s Winter (bonus Track)



             



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