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GRAVEWORM - [n]utopia (2005)
Par BAST le 7 Janvier 2005          Consultée 5735 fois

La cuvée 2005 de GRAVEWORM est une légère déception. Un très bon album, certes, mais malgré tout une légère déception à côté du monument qu’était « Engraved In Black ».

En ce début d’année 2005, les italiens ont décidé de s’écarter davantage de la référence DIMMU BORGIR, soucieux qu’ils étaient d’éviter les nombreuses critiques qui avaient accompagné « Engraved In Black » et qui reprochaient à GRAVEWORM de jouer la carte de la facilité en empruntant sans vergogne la voix royale tracée par les norvégiens. Un comble quand on se penche plus avant sur la carrière de GRAVEWORM, lui qui a toujours préféré l’originalité aux plans convenus (« Scourge Of Malice », sorti en 2001, en étant l’exemple le plus éloquent). Mais je dois effectivement reconnaître qu'« Engraved In Black » se voulait assez proche du black mélodique d’un DIMMU ou d’un SATYRICON. Maintenant, GRAVEWORM a mis une telle fougue, un tel talent dans cet album, que sa qualité a pris à mes yeux le pas sur toute autre forme de considération. Et je considère « Engraved In Black » comme l’un des trois meilleurs albums de l’année 2003.

Alors, un demi-point pour GRAVEWORM qui tente avec « [N]utopia » de se forger un style plus personnel. Mais un point en moins au regard de la qualité de cet opus. Il est très bon, je le répète, mais l’on ne ressent pas le même enthousiasme qu’à l’écoute de son prédécesseur, quoique les italiens ne se soient pas contentés de nous servir la même recette, portant à leur musique l’évolution nécessaire au maintien de la dynamique dont ils ont toujours bénéficié.

Sur « [N]utopia », le black mélodique et parfois symphonique de GRAVEWORM a cédé la place à un black / death parfois thrash où les guitares heavy ont pris le pas sur les guitares black, où les ambiances dark ont cédé du terrain par rapport aux riffs assassins et aux rythmiques carrées. On retrouve tout de même quelques éléments propres à « Engraved In Black », GRAVEWORM n’ayant pas effectué de mue radicale.

[N]utopia débute par un titre qui se veut dans la continuité du travail proposé sur « Engraved in Black », histoire de ne pas décontenancer les fans. « I – The Machine », titre choisi comme single et comme support d’un clip, est épique à souhait. Quelques orchestrations bienvenues, des vocaux magnifiques de puissance (Stefano Fiori est à mon sens l’une des références du genre, à côté du vocaliste d’OPETH), un refrain accrocheur sur fond de guitares black qui tissent une ambiance sombre au possible. Ce titre a tout pour plaire et il joue à merveille son rôle de single. C’est à compter du second titre que GRAVEWORM démontre son émancipation de la scène norvégienne. Intro heavy, rythme mid-tempo lourd et vocaux death. Il s’agit du meilleur titre de l’opus. Encore une fois, les vocaux sont excellents, les nappes de clavier magnifiques et le refrain entraînant. GRAVEWORM s’éloigne des sentiers black pour s’acoquiner avec des rythmiques thrashisantes. « [N]utopia » continue ainsi avec son lot de hits portés par des guitares surpuissantes. « Hateful Design » est très proche d’AMON AMARTH, « Never Enough » joue sur les changements de rythme, « Timeless » sur les ambiances avec son tempo ralenti et ses vocaux susurrés. « Deep Inside » est un excellent instrumental qu’on croirait tout droit sorti de l’esprit de CRADLE OF FILTH et « Outside Down » est un excellent morceau catchy avec son chant limite gothique. Enfin, « MCMXCII » est un superbe titre dominé par un refrain fédérateur.

L’album se termine sur un constat : on s’est mis dans les oreilles une palanquée de riffs plus entraînants les uns que les autres, on a été témoin d’une succession de titres auxquels rester insensible est impossible, on a profité d’une production encore plus monstrueuse qu’auparavant et qui sied divinement bien au style pratiqué par les italiens, on a très envie de ré appuyer sur la touche « play »… Mais l’on sait que le plaisir suscité par l’écoute de cet album s’est légèrement terni au regard de « Engraved In Black ». C’est ainsi.

« [N]utopia est un très bon album, mais ne constitue pas le chef-d’œuvre escompté, « Engraved In Black » demeurant la référence du groupe italien. GRAVEWORM avait alors placé la barre très haut et il ne s’est peut-être pas écoulé assez de temps entre les deux albums pour aboutir en ce début d’année 2005 à une nouvelle merveille de black. Maintenant, il est tout bonnement inutile de bouder son plaisir devant cette galette qui saura satisfaire les amateurs de black furieux et mélodique. Car « [N]utopia » est de très bonne facture et GRAVEWORM reste à mes yeux l’une des références du black mélodique.

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Par VOLTHORD




 
   BAST

 
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- Stefano Fiori (chant)
- Lukas Flarer (guitare)
- Harry Klenk (basse)
- Sabine Mair (claviers)
- Moritz Neuner (batterie)
- Eric Righi (guitare)


1. I – The Machine
2. [n]utopia
3. Hateful Design
4. Never Enough
5. Timeless
6. Which Way
7. Deep Inside
8. Outside Down
9. Mcmxcii



             



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