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DEATH METAL  |  STUDIO

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LOUDBLAST - Planet Pandemonium (2004)
Par POSSOPO le 3 Mai 2004          Consultée 7378 fois

Attention danger, LOUDBLAST revient! Je n’ai rien contre Stéphane Buriez et ses copains mais n’ayant encore jamais assisté à une reformation de groupe artistiquement réussie, je me vois dans l’obligation d’adresser ce petit avertissement au fan incrédule qui n’a pas vécu les retours calamiteux de nombre de formations en mal de reconnaissance.

Je ne parlerai pourtant pas d’opportunisme dans le cas de cette décision. Suis-je aveuglé par la nostalgie et le souvenir d’un Sublime Dementia particulièrement savoureux? Peut-être, car après tout, comment analyser la parenthèse CLEARCUT, cette nouvelle coupe de cheveux adoptée par le guitariste blond et cette musique fortement teintée de néo metal sinon comme un abandon de souveraineté et l’acceptation d’un diktat de la mode? Maintenant que Stéphane Buriez a vu sa tignasse reprendre tout son volume félin et qu’il s’est décidé à reprendre ménage avec son premier amour métallique, il serait facile, et cela a été évidemment été fait, de parler de double retournement de veste patchée. Je ne le ferai pas, par respect pour tout le travail abattu par le bonhomme, en tant que musicien ou producteur, en faveur de la scène française.

Planet Pandemonium est donc sorti, et fait suite à un Fragments qui, il y a six ans déjà, naviguait péniblement entre les eaux du death et du power metal sans jamais réussir à accoster sur un rivage accueillant. Même si ce dernier opus n’était pas franchement convaincant, LOUDBLAST possède des atouts dont sa capacité d’évolution, le thrashissime Sensorial Treatment, Disincarnate aux contours typiques des ouvrages des studios Morrisound ou le plus personnel et savoureux Sublime Dementia préservant chacun leur identité tout comme le très efficace et heavy Cross The Thresholds et ce désappointant mais somme toute original Fragments. Autant curieux que méfiant, je me masse les esgourdes afin de les préparer à ce nouvel assaut des nordistes.

Et quel assaut! La première écoute est éprouvante. Les guitares sont lourdes, la voix du chanteur moins modulée que sur les derniers albums et les riffs s’enchaînent sans que l’auditeur puisse s’accrocher à quelque point de repère salutaire. Les écoutes suivantes n’apportent guère plus de réconfort. Les titres s’enfilent sans que l’on puisse réellement capter la dynamique de l’œuvre. Le groupe ne lève que trop rarement le pied et semble jouer sa partition sans chef d’orchestre. De ce fait, les morceaux ne marquent pas un esprit sur la défensive devant ce trop plein d’adrénaline. Même les quelques riffs accrocheurs n’interpellent pas, noyés qu’ils sont dans cette orgie de brutalité.
Quid des modulations vocales dont usait Stéphane au début des années 90, que reste-il des finesses riffiques du passé? dans les deux cas, quelques bribes trop courtes pour être véritablement intelligibles, des fragments épars perdus dans une masse pachydermique à l'écoute ardue.
Le quatuor se voulait auparavant sensuel, comme en attestaient les pochettes licencieuses signées Bolek Budzyn, il semble aujourd’hui avoir délaissé cette délicate volupté au profit d’une rudesse guerrière nullement mystique malgré ce que pourrait faire penser le dessin, cette fois malheureusement peu évocateur (laid?), de l’artiste d’origine polonaise.

Mais qu’en est-il du changement de line-up et de l’arrivée d’Alex Colin-Tocquaine pour pallier à l’absence de Nicolas Leclerc? Le guitariste de feu AGRESSOR, dont la carrière évolua longtemps parallèlement à celle de LOUDBLAST, a sans nul doute contribué à rendre ce disque terriblement compact et épais. Planet Pandemonium aurait-il été plus leste sans cette adjonction musclée? Peu importe, cet album ne me convient pas et les raisons ne peuvent être imputées à un seul individu. Stéphane Buriez, Hervé Coquerel, François Jamin mais aussi Alex Colin-Tocquaine restent de très fiers représentants du metal français mais je ne me sens pas cette fois-ci séduit, voilà tout et qu'ils puissent pardonner la faiblesse de ma note.

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- Stéphane Buriez (guitare, chant)
- Alex Colin-tocquaine (guitare)
- François Jamin (basse)
- Hervé Coquerel (batterie)


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