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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1972 Styx
1976 Crystal Ball
1977 The Grand Illusion
2005 Big Bang Theory
2017 The Mission
 

- Style : Ashbury, Rush, Queen, Journey, Camel, Kansas
- Membre : Ted Nugent, Coverdale - Page, Bad English, Spinal Tap, Damn Yankees
 

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STYX - Equinox (1975)
Par DARK BEAGLE le 8 Juin 2021          Consultée 788 fois

STYX est un groupe qui n’aura pas franchement connu un début de carrière facile. La formation de Chicago aura longtemps tâtonné pour trouver une formule qui fonctionne, livrant des albums en dents de scie d’un point de vue qualitatif. Si "Man Of Miracles" marquait une reprise en main encore timide de la part des musiciens, cela aura suffi à convaincre le label A&M de les signer, à moins que le succès du single "Lady", paru en 1973, laissait entrevoir un potentiel commercial. Quoiqu’il en soit, cela semble avoir eu un effet positif sur la bande à Dennis DeYoung qui va accoucher avec "Equinox" d’un disque méritant.

La pochette fait vraiment très Prog, ce glaçon en flammes ne développe pas une imagerie folle, mais rentre bien dans les idées propres au Rock Progressif. Après, ce n’est pas un chef d’œuvre non plus, mais cela attire l’œil, ce qui est bien l’essentiel. Encore une fois, "Equinox" est un disque qui se veut plus parlant avec un découpage classique, celui du LP original. La face B étant en effet plus foncièrement Hard Rock que la première, ce qui peut paraître étonnant à première vue. Mais après quelques écoutes répétées, cela semble être au final assez logique.

On compare souvent STYX avec QUEEN, en raison d’une propension à développer de nombreux chœurs au sein des premiers albums et d’évoluer avec plusieurs membres capables de chanter. En revanche, certaines compositions de cet "Equinox" renvoient plus facilement à URIAH HEEP au niveau de l’approche vocale. Il y a une véritable densité à ce niveau, on sent qu’il y a eu énormément de travail concernant le chant et la façon de le gonfler, souvent de bien belle façon. À ce titre, Lorelei est un petit bijou, single logique qui connaîtra un petit succès dans les charts. La dimension Rock est présente sans pousser, sans chercher l’agressivité, le tout se jouant sur les harmonies vocales.

La face A va donc rassembler quelques titres légers ("Light Up" est un opener des plus étranges, complètement kitsch aujourd’hui entre son ambiance Pop et ses claviers pour le moins surannés mais faisant partie de l’ADN de STYX) et d’autres plus complexes, plus axés Prog. Plus touchants également, à l’image de ce "Mother Dear" sur lequel Curulewski et DeYoung se partagent le micro, ou d’un "Lonely Child" plus doux, ponctué par un refrain bien amené. Vous l’aurez compris, cette première partie n’est pas exactement à l’image de ce que l’on peut attendre de STYX, elle manque de virulence, l’approche Pop n’est pas toujours des plus plaisantes. Voilà pour la glace.

Ce que l’on constate avant tout, c’est que le groupe a su affiner son travail d’écriture. Il y a toujours de la pompe, cela sonne parfois de façon très baroque, pour ne pas dire totalement kitsch, mais cela se fond dans un ensemble, qui se tient la majeure partie du temps. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas plus de folie dans les guitares, qu’elles ne prennent pas plus le dessus. Car, quand elles sont reines, elles sont capables de faire bien mal, au travers de riffs qui se tiennent bien ou lors de soli souvent courts, mais fluides et précis.

Il faut dire que la fureur Hard Rock se manifeste dès que l’on retourne le disque. "Midnight Ride" et ses guitares agressives font le job sans trop de chichi, "Born For Adventure" se veut bien plus sexy dans le genre. Imaginez un morceau qui commence par une basse qui vient poser une aura de danger, aura parfaitement reprise par le reste du groupe après, qui s’autorise des breaks somptueux (et ces chœurs, encore une fois !). "Born For Adventure" a la particularité d’avoir été la seule chanson écrite par le trio de compositeurs que formaient alors DeYoung, Young et Curulewski, pour un résultat plus qu’honorable.

Puis il y a également "Suite Madame Blue", qui reste le titre le plus connu de l’album, avec sa montée en puissance irrésistible et ses chœurs à se damner. De quoi terminer l’album sur une nouvelle note Prog… et de laisser l’auditeur un peu circonspect. Certes, STYX respecte parfaitement sa pochette. Le feu et la glace. L’agencement des morceaux est au final assez logique, même s’il n’est pas des plus heureux et cela valait toutefois mieux que de balancer les deux compositions Heavy d’entrée de jeu et de laisser vivre par la suite, au risque de provoquer l’ennui.

En trente-cinq petites minutes, STYX livre un album agréable, avec de l’envie, un éclectisme appuyé et un savoir-faire de plus en plus présent. "Equinox" sonne de façon moins hasardeuse, mais il lui manque encore un petit truc pour vraiment revenir à la hauteur de ce qui a été proposé sur "Styx II". À peine le disque aura été mis en boîte que Curulewski quittera le groupe, laissant sa place à Tommy Shaw. À partir de là – et c’est franchement dommage pour Curulewski – la carrière de STYX va réellement décoller, avec toutefois un succès qui aura du mal à traverser l’Atlantique.

Note réelle : 3,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
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- Dennis Deyoung (chant, claviers)
- James Young (guitare, chant)
- John Curulewski (guitare, chant)
- Chuck Panozzo (basse, chant)
- John Panozzo (batterie)


1. Light Up
2. Lorelei
3. Mother Dear
4. Lonely Child
5. Midnight Ride
6. Born For Adventure
7. Prelude 12
8. Suite Madame Blue



             



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