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HARD ROCK PROG  |  STUDIO

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1972 Styx
1976 Crystal Ball
1977 The Grand Illusion
2005 Big Bang Theory
2017 The Mission
 

- Style : Ashbury, Rush, Queen, Journey, Camel, Kansas
- Membre : Ted Nugent, Coverdale - Page, Bad English, Spinal Tap, Damn Yankees
 

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STYX - Styx Ii (1973)
Par DARK BEAGLE le 22 Juillet 2018          Consultée 1727 fois

Sortir un premier album, forcément, ça marque. Tant pis si l’accueil est mitigé, tant pis si le single qui en est extrait ne fait qu’une percée timide dans les charts et tant pis si la reconnaissance n’est pas encore là. Le plus dur a été fait, trouver un label qui croit en ce qui est proposé et qui soutient le groupe. Après son premier effort éponyme, STYX en est là et le bilan est relativement mitigé. Peu de compositions originales, des reprises qui permettent de jauger des capacités des musiciens et un disque qui ne se montre pas satisfaisant en tout point. Il reste à savoir si la formation originaire de Chicago est capable de rebondir.

Cette fois-ci, la jaquette est presque décevante dans sa sobriété. Blanche, le logo qui laisse deviner un décor qui aurait mérité d’être plus développé, elle ne fait pas envie. Mais cela ne doit pas représenter un barrage car pour le coup, elle abrite un album plus réfléchi et surtout, bien mieux maîtrisé que son prédécesseur. En effet, dès les premiers morceaux, il apparaît clairement que STYX a trouvé sa voie et qu’il a trouvé les moyens de s’aiguiller vers un style qui lui convient bien, un Hard Rock soigné, aux relents Progressifs qui renvoient ici plus à CAMEL qu’à EMERSON, LAKE & PALMER, contrairement au premier opus.

Déjà, nous avons droit à une trilogie quasi parfaite en ouverture : "You Need Love", "Lady" et "A Day" nous présentent un groupe qui a évolué, qui a su gommer les erreurs du premier album pour briller, quasiment littéralement. Dennis DeYoung a pris les choses en main, avec son écriture moins directe, plus raffinée et cela s’entend. Si l’ensemble sonne moins direct, moins frondeur, il se dégage une espèce de poésie de l’ensemble, une quiétude qui persiste même à travers les élans plus électriques qui jalonnent les pistes.

Tout commence dans une ambiance typiquement Rock’N’Roll avec "You Need Love", où James Young nous montre d’entrée de jeu qu’il a fait de gros progrès au chant. Il maîtrise ainsi mieux sa voix, il se laisse moins aller aux approximations beuglantes dont il nous a abreuvés sur "Styx". Mais c’est avec "Lady" que les choses sérieuses démarrent véritablement. Dennis DeYoung nous propose un morceau remarquable, qui sera d’ailleurs le premier classique du groupe, à la fois puissant et mélodieux, ponctué par des chœurs magnifiques, ce qui était déjà l’un des points forts du combo.

Quant à "A Day", elle est l’œuvre du discret John Curulewski, qui se chargera du chant à son tour, avec son timbre assez proche de celui de DeYoung, peut-être moins assuré. Il apporte des nuances bien plus Prog sur ce long morceau où encore une fois ressort une belle finesse d’écriture. Nous voyageons ainsi entre différentes structures, passant du Rock à un aspect plus Jazzy et loin d’être désagréable. Nous sommes loin de l’expérimentation de "Movement For The Common Man" du premier album qui partait un peu dans tous les sens. Ici, on sent que c’est nettement plus réfléchi, plus maîtrisé.

STYX va d’ailleurs encore une fois faire un emprunt au classique. Cette fois-ci c’est BACH qui va servir d’inspiration avec un extrait de la "Fugue en Sol Mineur" qui va servir de tremplin pour "Father O.S.A.", qui est l’autre grand titre de cet album, avec son final qui prend son temps avant de mourir avec quelques ultimes notes de piano. DeYoung signe là encore un grand morceau, aux relents Progressifs entièrement assumés et bien intégrés, bien digérés. Difficile de croire que c’est le même groupe qui joue sur le premier album. En un an, STYX a su complètement se réinventer et à parvenir à donner corps à ses ambitions.

Le reste s’avère moins intéressant cependant. Plus, trop classique peut-être, sans la même plénitude artistique également. Ce ne sont pas des morceaux bâclés, mais ils ne possèdent pas le charme de ceux mentionnés précédemment, ils n’apportent pas autant à l’ensemble mais au moins ils ne se montrent pas aussi anecdotiques que par le passé (souvenez-vous du single bancal qu’était "Best Thing" ou de "Children Of The Land" qui ne tenait pas ses promesses sur la longueur). Et on tient là un problème qui va être assez récurent avec STYX, cette incapacité de se livrer totalement sur l’ensemble d’un album, à souvent proposer des titres qui se rapprochent plus du remplissage qu’autre chose.

"Styx II" aurait pu être un chef d’œuvre, il ne sera qu’un très bon, voire un excellent album pour qui aime le genre. Le groupe réalise un pas de géant et fait passer le premier album pour une erreur de jeunesse. Pourtant, il n’y a qu’un an qui sépare ces deux disques et les progrès réalisés sont tout juste remarquables. En digérant un peu mieux leurs influences, en ne cherchant pas à reproduire les accords fous d’un Keith Emerson, le groupe a su trouver sa voie et proposer une musique plus posée, certes, mais bien plus personnelle.

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   DARK BEAGLE

 
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- Dennis Deyoung (chant, clavier)
- James Young (guitare, chant)
- John Curulewski (guitare, chant)
- Chuck Panozzo (basse)
- John Panozzo (batterie)


1. You Need Love
2. Lady
3. A Day
4. You Better Ash
5. Little Fugue In 'g'
6. Father O.s.a.
7. Earl Of Roseland
8. I'm Gonna Make You Feel It



             



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