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1972 Styx
1976 Crystal Ball
1977 The Grand Illusion
2005 Big Bang Theory
2017 The Mission
 

- Style : Ashbury, Rush, Queen, Journey, Camel, Kansas
- Membre : Ted Nugent, Coverdale - Page, Bad English, Spinal Tap, Damn Yankees
 

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STYX - The Serpent Is Rising (1973)
Par DARK BEAGLE le 13 Novembre 2018          Consultée 1337 fois

Trois mois après un second album qui semblait consolider le style STYX, le groupe publie son troisième opus, "The Serpent Is Rising". Si cela ressemble fort au parfait exemple pour l’adage « battre le fer tant qu’il est chaud », il est également l’illustration parfaite de ce qu’est la précipitation. La pochette n’est pas forcément très belle, d’autant plus si vous n’aimez pas les serpents. Et même, elle est plutôt bordélique et représente finalement assez bien ce qu’est ce disque. Et il faut vraiment que j’apprenne à ne pas conclure dans les introductions.

Revenons un peu en arrière. "Styx II" n’est pas l’album le plus Hard de STYX, mais il est le premier à avoir bénéficié d’une certaine formule, d’une espèce de ligne directrice qui permettait à l’ensemble de parfaitement se tenir. Cela était dû à la forte présence de Dennis DeYoung à la composition, qui apportait son sens de la mélodie à l’ensemble et qui s’était alors montré assez ambitieux dans son écriture, permettant au groupe de puiser dans ses ressources pour faire l’étalage de son talent après un premier opus un peu pâle. Mais ici, il n’est que l’auteur de trois morceaux, alors que John Curulewski va se montrer plus productif.

Ce dernier n’est pas forcément un mauvais compositeur, mais il se montre assez inconstant, à alterner de bonnes choses et d’autres mauvaises, voire WTF (on y reviendra). Dans le groupe, ils sont trois à chanter, Young, DeYoung et lui-même, mais là encore, il n’est pas le plus mauvais dans ce registre, ni le meilleur. En fait, Curulewski est un moyen. Et à cette époque où STYX ne semblait pas avoir les épaules assez solides pour jouer un grand rôle dans le domaine du Hard Rock US, cela ne s’était pas trop remarqué, mais ici, cela va commencer doucement à se voir.

Pourtant, "The Serpent Is Rising" commence plutôt très bien, avec un "Witch Wolf" agressif à souhait, signé James Young, qui se marie à merveille avec le plus posé "The Grove Of Eglantine", où DeYoung renoue avec le charme du précédent album, avec un retour au romantisme délicat qui catégorisait ce "Styx II" (si vous n’avez pas écouté "Lady", n’hésitez pas à y prêter une oreille curieuse, il définit de très belle façon la façon d’écrire de DeYoung). C’est par la suite que l’album se gâte gentiment, avec des pointes de réussites au milieu des gravats.

La qualité commence à décliner avec le triste "As Bad As This", une composition en deux parties qui marque les esprits une fois qu’on l’a entendu ne serait-ce qu’une fois. Quand je parle de tristesse, c’est entièrement vrai pour la première partie de cette chanson, qui se déroule sur un rythme lent, avec un chant qui paraît usé, malheureux. Mais il est difficile d’adhérer totalement à cela, alors que STYX en général est bien plus joyeux. Mais qu’à cela ne tienne ! La seconde partie de ce titre va un peu trop loin dans l’humour. Connu sous le petit nom de "Plexiglas Toilet", nous sommes face à un… Euh… Truc. Pour que vous pigiez un peu la chose, disons que même Harry Nilsson, bourré de chez bourré, n’en voudrait pas. Et pourtant il en a osé.

Curulewski s’est plutôt bien ramassé sur ce diptyque halluciné. Il se montrera en revanche impérial sur le title-track, qui doit beaucoup à ce que proposait ALICE COOPER sur "Killer". Il y a quelque chose de proche de ce que Vincent Furnier pouvait faire avec "Desperado", avec un côté un peu menaçant, quelque chose dont l’agressivité est bien présente, mais reste sous-jacente. Cela permet à la face B de se maintenir plus ou moins à flot, parce que là encore, STYX joue avec le feu et manque à plusieurs reprises de se brûler les doigts.

Depuis le premier album, STYX s’amuse à faire une reprise de musique classique ou assimilée et ici, le groupe ne déroge pas à la règle. Le "Hallelujah" de HAENDEL perd beaucoup de sa solennité pour devenir quasiment Pop dans l’esprit. Oui, ça peut paraître sacrilège, comme ça peut sembler drôle au premier abord. Mais il convient de dire que ce n’est pas franchement très réussi, toute la puissance de l’air se perd dans le délire et toute sa beauté s’effrite doucement. Heureusement, ça ne dure pas très longtemps, suffisamment pour qu’on ait envie de l’oublier rapidement.

"The Serpent Is Rising" est un véritable pas en arrière pour STYX. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est l’un des disques parmi les plus Hard de la formation de Chicago, mais également l’un des plus faibles. Curulewski s’est fourvoyé, il n’a su tenir une ligne ferme tout du long, ce qui est dommageable quand on s’impose malgré soi comme le compositeur principal sur un disque. Et à travers son inconstance, c’est tout un groupe qui y pâtit et qui rate le coche alors que tous les voyants semblaient au vert. Heureusement, STYX redressera un peu la tête sur "Man Of Miracles".

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   DARK BEAGLE

 
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- James Young (guitare, chant)
- John Curulewski (guitare, chant)
- Dennis Deyoung (claviers, chant)
- Chuck Panozzo (basse)
- John Panozzo (batterie)


1. Witch Wolf
2. The Grove Of Eglantine
3. Young Man
4. As Bad As This
- plexiglas Toilet
5. Winner Takes All
6. 22 Years
7. Jonas Psalter
8. The Serpent Is Rising
9. Krakatoa
10. Hallelujah Chorus



             



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