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AQME - Aqme (2017)
Par CHAPOUK le 16 Octobre 2017          Consultée 3448 fois

Trois ans après la sortie de "Dévisager Dieu, qui avait confirmé la révélation de Vincent Peignart-Mancini au chant, AQME revient cette année avec un album intitulé… "Aqme".
Intéressant, est-ce que ça serait une façon de signifier subtilement à l'auditeur que le groupe effectue une sorte de retour aux sources ? Ou est-ce que ça n'a rien à voir et c'est juste pour indiquer que la team AQME a bien intégré son nouveau chanteur et qu'elle part sur une version 2.0 du groupe ?

Ben un peu des deux en fait !
Quand on écoute pour la première fois "Ensemble" ce que l'on entend n'a pas grand-chose à voir avec "Dévisager Dieu" qui était bien plus frontal. Les premières notes jouées sur une guitare plaintive et pleines de disto posent les bases d'un décor à la fois mélancolique et éthéré, qui est complété par le texte déclamé par Vincent en chant clair. Oui c'est nouveau ça !
Vincent est un très bon hurleur mais il sait aussi se faire plus calme pour délivrer des messages très personnels et c'est d'ailleurs un élément qui fait partie intégrante de "l'âme" de cet album tout en contraste. D'une certaine manière, on se rapproche de l'esprit rageur et neurasthénique (mot compte triple !) de "Sombres Efforts" mais sans le côté adolescent. Le groupe a mûri et les textes ne s'en portent que mieux ! Exemple parfait avec "Enfant Du Ciel", "Si Loin", "Un Damné" ou encore "Meurs !" et son final presque expérimental.

Et pourtant si je devais classer cet album au pif dans la disco du groupe ce n'est absolument pas dans la continuité de "Sombres Efforts" que je le placerai… Car on trouve quand même des traces de "Dévisager Dieu" (voire même même un peu de "Épithète, Dominion, Épitaphe") comme sur "Refuser Le Silence" ou encore "Rien Ne Nous Arrêtera" où Reuno vient donner de la voix au côté du frontman d'AQME (les deux timbres se marient très bien d'ailleurs), pour un rendu à la fois puissant et catchy.

La force de cet album, on la distingue pas tout de suite…
Il faut persévérer dans les écoutes sinon au premier abord on pourrait croire que ce skeud est en-dessous du précédent. Mais ce serait une erreur que de rester sur cette impression. "Tout Est Supplice" illustre très bien ce que je veux dire : les riffs méga lourds et gras s'associent curieusement très bien au côté accrocheur du titre et le refrain, bien que plus "mélodique" que les couplets, s'enchaîne de façon vraiment fluide avec ces derniers. Et que dire du texte ? Les paroles poétiques, pleines d'émotion, abstraites, appelez-ça comme vous voulez, semblent s'imbriquer parfaitement au milieu de l'ensemble musical, comme si ça coulait de source, comme si l'un n'allait pas sans l'autre et que c'était uniquement l'addition de ces deux éléments qui pouvait donner un résultat final complet.

J'ai eu exactement le même sentiment sur "Une Promesse", un des rares morceaux sur lequel on entend bien les racines Neo du groupe, qui sont habilement associées à l'orientation musicale prise par le groupe depuis "Hérésie". Ou encore sur "Se Souvenir" qui a des petits côtés NOIR DÉSIR dans l'articulation lignes de chant / progression musicale (mais évidemment avec un son plus robuste que celui des Bordelais).
Et que dire de "M.E.S.S." ? Ce final d'album est parfait car il résume à lui seul l'esprit de l'album tout entier. Tout ce que j'ai pu écrire précédemment s'applique à ce morceau et je vois pas ce que je peux dire de plus lui sans me répéter. C'est une super conclusion qui synthétise très bien tout ce qu'on va pouvoir rencontrer dans cet album. Si vous voulez vous faire une idée du skeud je recommanderai de commencer par la fin !

AQME a fait très fort ce coup-ci !
Tout en continuant son histoire, le groupe renoue avec son passé à petite dose sans pour autant verser dans la mélancolie à outrance (faut bien laisser un peu de place à la rage et l'énergie quand même !). Ils sont arrivés à se renouveler en laissant leurs deux facettes se mélanger, sans que l'une prenne le pas sur l'autre pour autant, et le tout poussé par un véritable élan artistique. Du coup c'est un sans-faute !

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   CHAPOUK

 
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- Vincent Peignart-mancini (chant)
- Étienne Sarthou (batterie)
- Charlotte Poiget (basse)
- Julien Hekking (guitare)


1. Ensemble
2. Tant D'années
3. Refuser Le Silence
4. Enfant Du Ciel
5. Rien Ne Nous Arrêtera
6. Si Loin
7. Tout Est Supplice
8. Un Damné
9. Meurs !
10. Une Promesse
11. Se Souvenir
12. M.e.s.s.



             



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