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MONSTER MAGNET - Cobras And Fire (the Mastermind Redux) (2015)
Par CHAPOUK le 16 Mars 2016          Consultée 2358 fois

MONSTER MAGNET avait déjà tenté l'expérience de remixer un de ses disques avec "Milking The Stars: A Re-Imagining Of Last Patrol". L'idée était sympa et a sûrement permis au groupe de prendre son pied, en se permettant de faire prendre un tournant complètement psyché aux compos de base, mais l'album n'apportait pas grand-chose de plus à la discographie des Ricains. À la rigueur, les fans pouvaient le considérer comme un cadeau bonus qui leur permettait de patienter jusqu'à la sortie d'une prochaine galette.
Et voilà qu'avec "Cobras And Fire" le groupe s'attaque maintenant au prédécesseur de "Last Patrol" : "Mastermind".

Moui… On a le droit d'être un peu sceptique là…
Vont-ils remixer comme ça tous leurs albums ? Sont-ils tellement en manque d'inspiration qu'ils en viennent à reprendre leurs propres morceaux pour sortir un "nouvel album" (ce serait pas les premiers, soit-dit en passant) ? Ou alors c'est une démarche vraiment réfléchie que de reprendre toute leur discographie et de la remodeler ?

Pour obtenir une réponse, il n'y a qu'une seule solution : écouter cette galette.

Et celle-ci débute avec "She Digs That Hole", une version revisitée de "Dig That Hole" qui a gagné en mélodicité grâce aux petits arrangements de guitare, à notre Wyndorf qui s'éclate un peu plus vocalement et au refrain qui hérisse beaucoup plus les poils que l'original. Personnellement je trouve "Dig That Hole" un peu plus linéaire que son remix, qui au lieu d'être entièrement typé Stoner s'avère en fait être un hybride très sympa entre un morceau Stoner et un de Hard Rock 70s.

Et d'ailleurs on replonge à pieds joints dans les années 70 avec "Watch Me Fade", ce son d'orgue bien kitschouille va sûrement écorcher les oreilles de certains mais il me plaît bien car c'est grâce à lui que le titre possède une ambiance si spéciale. Je n'arriverai d'ailleurs jamais à trouver mes mots pour vous décrire combien cette ambiance est spéciale mais en en écoutant "Watch Me Fade" voilà l'image qui me vient en tête : je m'imagine tomber dans une sorte de tunnel (façon Alice Au Pays des Merveilles) dans lequel se dessinent des fractales, des formes psychés qui vont et viennent au fur et à mesure que j'avance. Et le tout change de couleur selon la musique, tout en restant dans des couleurs plutôt chaudes mais dans les tons pastel.

Voilà, comme ça je pense qu'avec cette image vous serez au plus près de ce qui se dégage de cette piste. Et non je n'ai pas consommé de LSD quand j'ai écrit ces phrases…

"Mastermind '69" est la dernière piste de ce début d'album à s'avérer bien groovy et faire remuer les cheveux / le popotin. Par rapport à l'originale pas beaucoup de changement, cette version "69" est juste un peu mois brut de décoffrage car plus habillée : plus de reverb, plus d'orgue kitschouille.

Et après je sais pas ce qu'il se passe : fini les influences Hard Rock qui viennent compléter le Stoner. Le Space Rock, qui était bien présent jusque-là mais équilibré avec le reste, reprend ses droits pour le reste de la galette.
Exception faite de "Ball Of Confusion" et "When The Planes Fall From The Sky" qui sont casées entre une version instrumentale psyché de "The Titan Who Cried Like A Baby" et un vrai instrumental : "The Time Machine".

"Ball Of Confusion" avec sa rythmique, très linéaire et en même surmontée de divers effets de voix/guitare, m'évoque un mélange entre "Born To Be Wild" et un quelconque morceau des DOORS. Très curieux comme sensation, surtout quand on sait que c'est une reprise de The TEMPTATIONS, mais ça fonctionne pas mal et on ne se lasse pas trop malgré les 7 minutes du titre.
Par contre, tout comme pour "Mastermind '69", "When The Planes Fall From The Sky ne diffère quasi pas de l'originale à deux trois sons près, pas de quoi sauter au plafond.

Sinon, je disais que le reste des morceaux, dont je n'ai pas encore parlé, est un peu mou.

Ben par exemple prenons "Gods And Punks" qui claque des culs en tant single de l'album "Mastermind" et qui une fois remixé s'appelle désormais "Gods, Punks And The Everlasting Twilight" et prend une tournure un peu plus mystique que l'original. Certes cette nouvelle version n'est pas désagréable, il y a quelque chose de vraiment prenant, mais par contre elle ne rivalise absolument pas avec le single de "Mastermind".

Par contre c'est absolument pas dérangeant pour le cas de "Cobras And Fire", le remix de "Hallucination Bomb" qui de base, n'était pas un monstre de rapidité et d'énergie. Là pour le coup, le côté acoustique sert très bien la lourdeur de l'esprit Stoner et les arrangements nous transportent très aisément dans un désert bruant où se déplacer devient une corvée.
Mais dans l'ensemble, sur la fin de l'album, j'en ai eu marre au bout d'un moment de me taper des instrumentaux à rallonge (dédicace à l'enchaînement "Time Machine" et " I Live Behind The Paradise Machine Evil Joe Barresi's Magnet Mash, Vol. 1").
Si on fait autre chose en même temps on arrive à ne pas trop voir passer le temps, mais même en se plongeant à 100% dans les titres le voyage se fait quand même bien long à force.

Pour être franche, j'ai bien dû mettre quasi deux mois à écrire cette chronique parce que : cet album m'a plu, m'a emmerdé, m'a perdue, du coup j'ai dû réécouter attentivement "Mastermind", puis cette galette, puis j'étais encore perdue, puis en fait il m'a plu, puis au final je lui ai trouvé des imperfections, puis je me suis rendue compte que les morceaux que j'aimais bien c'était ceux que les autres chroniqueurs du web trouvaient fades, du coup j'étais encore perdue…

Mais voilà ce que j'en retire : ce skeud démarre en fanfare en laissant présager un trip pas trop éloigné de "Mastermind", puis au bout d'un moment, sans prévenir ça commence à ramer, quelques petits défauts apparaissent et au final ça donne un album relativement bon, pour les inconditionnels du groupe, mais décevant par rapport à ce que laissaient présager les trois premiers morceaux.

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   CHAPOUK

 
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- Dave Wyndorf (chant, guitare, claviers)
- Philip Caivano (basse)
- Bob Pantella (batterie, percussions)
- Garrett Sweeny (guitare)


1. She Digs That Hole
2. Watch Me Fade
3. Mastermind '69
4. Cobras And Fire
5. Gods, Punks, And The Everlasting Twilight
6. The Titan
7. When The Planes Fall From The Sky
8. Ball Of Confusion
9. Ime Machine
10. I Live Behind The Paradise Machine: Evil Joe Barre



             



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