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HARD / HEAVY MÉLODIQUE  |  STUDIO

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- Membre : Gotthard, Krokus, Pink Cream 69, Gamma Ray, Helloween, Michael Kiske , Supared, Kiske - Sommerville
 

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UNISONIC - Light Of Dawn (2014)
Par GEGERS le 1er Septembre 2014          Consultée 5224 fois

L'être humain dit "moderne" a su faire fi des éléments pour réaliser ses activités quotidiennes, là où auparavant il était totalement dépendant des aléas climatiques. Sauf conditions extrêmes, chacun peut se déplacer où bon lui semble, aller bosser, faire ses courses, indépendamment de la météo. Pour autant, cette dernière est au cœur des discussions, qu'elles soient de voisinage ("y a plus de saison, ma bonne dame") ou formalisées par le biais du journal télévisé ("dans un instant, Gilbert Grollard va nous dévoiler le nombre de cadavres recensés après le passage du typhon Bézu, ne zappez pas !"). Car l'homme, tout moderne qu'il soit, reste totalement climato-dépendant, de bonne composition lorsque le temps est au beau fixe, d'humeur chafouine lorsqu'il est maussade.

Le déchaînement des éléments, UNISONIC s'en fout totalement. Car cet album est une lumière si flamboyante qu'elle ne laisse place à aucune impureté. Si "Light Of Dawn" était un moment de la journée ce serait, comme son nom l'indique, l'aube, ce moment où la lumière perce les dernières nappes d'obscurité, ce court instant où les rayons d'un soleil encore rasant viennent sécher l'herbe gorgée de rosée. Le moment idéal pour aller observer les marmottes, et se déchaîner au son d'un excellent opus de Heavy Mélodique.

Dennis Ward a réalisé un boulot dantesque sur ce nouvel opus des vétérans teutons. Car si Kai Hansen et Mandy Meyer avaient, sur la première offrande du combo, signé une bonne poignée de morceaux, ils officient cette fois en tant que "simples" exécutants, laissant le producteur et bassiste de PINK CREAM 69 se charger seul ou presque de l'intégralité des compositions. Ce qui aurait pu être un pari risqué se révèle finalement un choix judicieux, "Light Of Dawn" bénéficiant d'une homogénéité que ne possédait pas son prédécesseur. Rappelez-vous, "Unisonic", premier du nom, c'était avant tout la flamboyance du morceau-titre, et la prédominance salvatrice de quelques titres Hard Rock fort bien construits. Ce deuxième album est moins immédiat, au sens propre du terme. Pas de titre d'ouverture fracassant, mais une tendance à faire monter la sauce, et offrir un bout de barbaque ici, une sucrerie là, qui, mis bout à bout, constituent une alléchante recette dont les atouts se révèlent au fil des écoutes. Il y a bien entendu "For The Kingdom", titre dans la plus pure tradition HELLOWEEN, qui a défaut d'être fédérateur et imparable se voit doté de lignes mélodiques bluffantes de précision.

Tout ici, des lignes de chant de l'excellent Michael Kiske jusqu'à la moindre note, est d'une pertinence et d'une justesse qui constitue un véritable exploit. La balance entre Hard Rock et Heavy Metal n'est pas facile à équilibrer, et pourtant UNISONIC livre un album qui offre un mélange parfait entre ces deux styles. Au sein d'un même morceau, les ambiances s'entremêlent, à l'image de "Find Shelter", dont les riffs et le chant, très typés Hard 80's, tranchent avec un break et un solo proches, à nouveau, du Heavy des Citrouilles. Quelle splendeur. Là où le premier opus livrait assez rapidement toutes ses cartouches, "Light O Dawn" a besoin de temps pour faire montre de toutes ses qualités. Les morceaux sont d'ailleurs globalement plus longs que sur l'album précédent, et offrent de véritables moments de bravoure instrumentaux. "Night Of The Long Knives" fait partie de ces morceaux épiques, non pas par leur durée mais par les ambiances déployées. Fondamentalement Hard Rock, ce titre est un évident terrain de jeu pour Dennis Ward et Michael Kiske, le second alternant les octaves comme un bienheureux, le premier offrant riffs tranchants et ambiances mordantes pour notre plus grand plaisir. Dans la même veine, bien qu'un poil plus sombre et énergique, "Throne Of The Dawn" est une leçon de composition, chaque note trouvant une place naturelle entre la précédente et la suivante, l'ensemble constituant un titre imparable dont le refrain, à classer parmi les plus percutants de l'album, témoigne d'un immense savoir-faire de la part des vieux briscards.

Kiske, qui scelle son retour définitif au Heavy avec un "Manhunter" mordant et groovy, est à la fête sur cet album, oubliant de se faire agaçant comme il pouvait l'être par le passé. Au contraire, le bonhomme sait faire preuve de retenue pour mieux laisser exploser les émotions, comme c'est le cas sur les deux ballades qui agrémentent l'album. La première, "Blood", introduite par un arpège à la DEEP PURPLE ("Soldier Of Fortune" n'est pas loin), se transforme rapidement en power-ballad dont le break mordant, qui n'est pas sans rappeler l'univers d'un groupe tel que KINGDOM COME, offre un pont d'or à un refrain qui, chanté à l'octave supérieure, se fait un véritable moment de bravoure. Plus traditionnelle dans sa construction, et aussi plus proche de l'univers solo de Michael Kiske "You and I" se fait plus teintée de blues, et offre une conclusion parfaite à un album qui ne souffre, chose particulièrement rare pour être remarquée, d'aucune faiblesse.

Entre la simplicité et la candeur assumée d'un "Exceptional" ébouriffant, le retour aux sources HELLOWEENiennes de "For The Kingdom", la splendeur complexe de "Blood" et l'audace du complexe "Night Of The Long Knives", UNISONIC est parvenu à proposer un second album plus fouillé que son prédécesseur, et nettement plus savoureux, chose pourtant loin d'être aisée à réaliser. Comme si "Unisonic", premier du nom, n'était finalement que le brouillon de ce "Light Of Dawn" qui, bénéficiant du talent combiné des cinq musiciens, constitue un véritable album "de groupe", abouti et ne souffrant d'aucun défaut. Une chance pour les musicophiles que nous sommes que de voir de vieux briscards parvenir à extirper encore un peu de jus créatif de leurs carapaces burinées, alors que nombreux étaient encore ceux à penser que les années 90 et 2000 les avaient vidés de leur substance créatrice. Un album synonyme de soleil au beau fixe pour les amateurs de Heavy Mélodique, et un tour de force qui mérite bien une mise en lumière. Un indispensable.

Note réelle : 4,5/5.

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Par JEFF KANJI




 
   GEGERS

 
   FREDOUILLE
   JEFF KANJI

 
   (3 chroniques)



- Michael Kiske (chant)
- Kai Hansen (guitare)
- Mandy Meyer (guitare)
- Dennis Ward (basse)
- Kosta Zafiriou (batterie)


1. Venite 2.0
2. Your Time Has Come
3. Exceptional
4. For The Kingdom
5. Not Gonna Take Anymore
6. Night Of The Long Knives
7. Find Shelter
8. Blood
9. When The Deed Is Done
10. Throne Of The Dawn
11. Manhunter
12. You And I



             



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