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HARD / HEAVY MÉLODIQUE  |  STUDIO

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UNISONIC - Unisonic (2012)
Par GEGERS le 30 Avril 2012          Consultée 8717 fois

La frontière entre satisfaction et déception est ténue. Il suffit de trois fois rien, un détail, un léger défaut, pour faire pencher la balance vers l'un ou l'autre de ces sentiments. Forcément, lorsque l'on prend en main ce premier album d'UNISONIC, l'incertitude quant à notre décision finale est de mise. D'un côté, la sympathie générée par les personnalités de Michael Kiske et Kai Hansen prédomine, ainsi que la nostalgie d'un temps où les deux acolytes faisaient des merveilles en nous narrant les aventures du Gardien des Sept Clés. Et puis, il y a ce premier EP, porté par le titre "Unisonic", tube heavy mélodique en puissance, qui donne espoir en un album flamboyant. De l'autre côté, force est de reconnaître que Kiske et Hansen, séparément, n'ont pas brillé ces dernières années, le premier s'engluant dans un registre pop-guimauve ou pratiquant un hard FM scolaire (avec PLACE VENDÔME), le second peinant à maintenir à flots le navire GAMMA RAY, à la dérive depuis le début des années 2000. Rajoutez à cela un livret chiche, sur lequel ne figurent pas les paroles et les crédits des morceaux, et voici que UNISONIC est à deux doigts de nous foutre les pétoches.

Sauf que... sauf que, Michael et Kai, bien aidés par trois comparses de luxe (vous trouverez leurs pedigrees dans la chronique de l'EP) accouchent, avec une facilité et une décomplexion évidente, d'un album dont la réussite frôle la limite du grandiose. Un exploit en soi. Il y a donc ce fameux tube, "Unisonic", qui ouvre l'album à la manière d'une fusée au décollage, faisant montre d'une énergie et d'un entrain réjuvénants. Un brûlot heavy mélodique imparable, évoquant ostensiblement un HELLOWEEN des grands jours, et qui doit sa place sur l'album à son seul intérêt intrinsèque, ne se faisant en rien représentatif de l'orientation musicale d' "Unisonic" (l'album). Car si le ton est, à l'image de ce morceau, globalement léger sur l'ensemble de l'opus, il se pare d'habits plus hard que heavy, plus FM que speed. Le maître mot est "efficacité des mélodies", et sa mise en œuvre se fait de manière alambiquée et chiadée. Pas de claviers pompeux (ces derniers se font plutôt discrets), mais une présence appuyée de chœurs qui ne manqueront pas de vous rappeler l'univers de QUEEN, en témoigne le mid-tempo "Star Rider", dont les harmonies vocales omniprésentes surprennent de prime abord, séduisent ensuite.

La force principale d'UNISONIC réside dans sa capacité à entremêler une efficacité et une complexité suffisantes pour permettre à l'album de séduire de manière immédiate et s'inscrivant dans la durée. En bref, il y a du tube enjoué : "Never Too Late" et son refrain persistant, "Never Change Me" qui voit Michael Kiske user de l'ensemble de sa palette vocale, le mid-tempo "Renegade" et son riff alambiqué, contrebalançant des mélodies résolument FM, ou encore "My Sanctuary", pépite hard rock "in your face", déjà présente sur l'EP. Ces morceaux servent avec succès de liant à l'ensemble, et permettent de solidariser des ambiances disparates bien que complémentaires : "I've Tried", titre sur lequel la voix de Michael Kiske virevolte en flamboie, appartient à ce lot de morceaux légèrement moins immédiats, au même titre que la power-ballad "Over the Rainbow" (titre bonus savamment placé en milieu d'album) ou "King for a day", dont le riff mordant apporte une ambiance martiale et solennelle à ce morceau à la fois percutant et envoûtant. Cerise sur le gâteau, la petite niaiserie signée Kiske et placée en fin d'album ("No One Ever Sees Me") voit ses arrangements acoustiques et sa mélodie mielleuse passer comme une lettre à la poste, et ne gâche en rien la qualité globale d'un album parfaitement composé et exécuté.

De là à crier au génie, n'y a qu'un pas qu'il serait tentant de franchir, si un soupçon d'objectivité ne nous l'empêchait pas. Néanmoins, entre le gant de fer Hansen et le gant de velours Kiske, UNISONIC parvient à trouver l'équilibre juste entre tradition et inventivité. Loin d'être un hymne à la gloire d'un style musical en perdition, cet album d'un espoir que, peut-être, les deux baroudeurs n'ont pas tout à fait fini de faire des étincelles. 25 ans après le premier volet des Keepers, "Unisonic" constitue une surprise rafraîchissante qui, espérons-le, connaîtra rapidement une suite. Si Kiske ne rejoint pas la tournée "Âge tendre et têtes de bois", cela s'entend.

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Par GEGERS




 
   GEGERS

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Michael Kiske (chant)
- Kai Hansen (guitare)
- Mandy Meyer (guitare)
- Dennis Ward (basse)
- Kosta Zafiriou (batterie)


1. Unisonic
2. Souls Alive
3. Never Too Late
4. I've Tried
5. Star Rider
6. Never Change Me
7. Over The Rainbow (bonus)
8. Renegade
9. My Sanctuary
10. King For A Day
11. We Rise
12. No One Ever Sees Me



             



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