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CIVIL WAR - The Killer Angels (2013)
Par GEGERS le 10 Juin 2013          Consultée 4987 fois

Quand les 3/5ème de SABATON se sont barrés du groupe, en mars 2012, forcément on s'est inquiété. Ce split, marqué par une absence totale d'explications d'un côté comme de l'autre, deux mois à peine avant la sortie en date du dernier album des Suédois, "Carolus Rex", ne sentait vraiment pas bon. Forcément, lorsqu'un de vos groupes favoris se voit brutalement amputé de la plupart de ses membres, on en veut un peu à ceux qui se sont fait la malle, c'est humain. On leur souhaite presque de se viander, et de ne pas rencontrer ne serait-ce qu'une petite partie du succès qu'ils connaissaient avec leur ancienne formation.

Sauf que depuis la fin des années 2000, SABATON ronronne, et que ce premier album de CIVIL WAR balance bien comme il faut.

Les deux guitaristes Oskar Montelius et Rikard Sunden, ainsi que le batteur Daniel Mulback n'ont pas tardé à se remettre en selle. Et à l'écoute de la platitude du dernier SABATON, on se dit qu'un peu de changement ne pourrait être que bénéfique, pour les deux parties. Les trois démissionnaires s'en sont donc allés former leur propre groupe, CIVIL WAR, en compagnie du bassiste « Pizza », ancien technicien du groupe suédois. Et puis, cerise sur le gâteau, le jeune combo parvient à attirer à lui l'excellent Nils Patrik Johansson, vocaliste d'ASTRAL DOORS et LION'S SHARE de son état, sans aucun doute l'un des chanteurs les plus remarquables et malheureusement sous-estimés du paysage Heavy Metal actuel.

La formation au complet, CIVIL WAR se dote d'une imagerie guerrière vaguement associée à la Guerre de Sécession (jusque là, un SABATON-bis en somme) et balance son premier EP en novembre 2012. Sept mois plus tard débarque donc ce "The Killer Angels", qui place d'emblée les Suédois dans ce qui se fait de mieux actuellement en matière de Heavy à l'européenne. Avec juste ce qu'il faut de références à son ancien groupe (les rythmiques martiales, les claviers fédérateurs, les thématiques guerrières), CIVIL WAR s'impose comme une version rafraîchie de SABATON, débarrassée d'oripeaux encombrants qui l'alourdissaient inutilement et réduisaient considérablement sa force de frappe.

L'énergie déployée fait donc plaisir à entendre. Largement apportée par la clarté du son des guitares et la voix, puissante et maîtrisée à la perfection de Nils Patrick Johansson, celle-ci fait mouche, couplée le plus souvent avec des mélodies imparables et des ambiances variées. Avec l'introductif "King Of The Sun", CIVIL WAR rend un hommage appuyé à DIO, jouant sur la théâtralité et la grandiloquence de ce génialissime titre. Lorgnant du côté du Speed Metal germanique, "First To Fight" ou "Sons Of Avalon" rappellent également un SAXON sous amphétamines. Impossible de résister à cette conviction et cette maîtrise qui, accompagnées d'une mise en son impeccable, confèrent à l'album une remarquable force de frappe.

On mettra de côté "I Will Rule The Universe", qui sonne note pour note comme un titre de SABATON, pour se consacrer aux (nombreuses) grandes réussites qui parsèment l'album : "Saint Patrick's Day", dédié au missionnaire du même nom et agrémenté de lignes de guitares celtisantes du meilleur tonneau. "Rome Is Falling", sorte de rouleau compresseur Heavy Mélodique, traitant des conquêtes et litiges qui ont peu à peu grignoté l'Empire romain d'Occident, est sans doute le titre le plus représentatif de l'album, imparable et délectable de bout en bout. A l'exception peut-être du légèrement moins convaincant "Lucifer's Court", noyé sous les claviers et légèrement redondant, on ne trouve d'ailleurs aucune véritable faiblesse sur cet album dont le final, qui voit le martial "Gettysburg", parfait mélange entre rythmique belliqueuse et mélodie de tous les instants, succéder au Speed et immédiat "My Own Worst Enemyé", est particulièrement appréciable.

On voulait presque que CIVIL WAR se plante, et voilà que le groupe sort un des albums de Heavy traditionnel les plus enthousiasmants de ces dernières années. Avec ce qu'il faut de savoir faire et une envie retrouvée, les ex-SABATON renvoient à ses études leur ancien groupe que l'on a pas entendu à ce niveau depuis "Art Of War" en 2008. Du tout bon pour les amateurs de thèmes guerriers, de rythmiques martiales, mais aussi de mélodies et de refrains travaillés. D'ores et déjà un indispensable de 2013.

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   GEGERS

 
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- Nils Patrik Johansson (chant)
- Pizza (basse)
- Daniel Mullback (batterie)
- Oskar Montelius (guitare)
- Rikard Sundés (guitare)
- Daniel Mÿhr (claviers)


1. King Of The Sun
2. First To Fight
3. Saint Patrick's Day
4. Rome Is Falling
5. Sons Of Avalon
6. I Will Rule The Universe
7. Lucifer's Court
8. Brother Judas
9. My Own Worst Enemy
10. Gettysburg
11. March Across The Belts



             



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