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TARJA - Colours In The Dark (2013)
Par VOLTHORD le 30 Janvier 2014          Consultée 3384 fois

Pourquoi Tarja roule-t-elle ses ‘r’ sur "Victim Of Ritual" ? Me disais-je dès la première écoute de ce titre.
Une interrogation capitale, comme la bizarrerie de cette seule consonne vibrant de manière si peu naturelle dans la gorge d’une chanteuse qui nous avait à peu près tout fait niveau clichés opératiques sauf celui-là m’inspirait un gros facepalm symbolique bien peu rattrapé par l’air de boléro envoûtant de ladite piste.

Merci s’il vous plaît de m’excuser pour la phrase précédente, et de continuer à lire, car cette chronique est un peu un appel à l’aide.

Ça fait plus de 4 mois que je m’enquille régulièrement cet album sans y trouver une réponse favorable : est-ce que rouler les « r » si tard dans sa carrière était la solution pour Tarja ? Est-ce une prise de conscience tardive ou le symbole que l’ex-NIGHTWISH se fait vieille et plus forcément très fraîche ?
Je ne penche ni pour l’une ni pour l’autre des solutions. Aujourd’hui, Tarja se remet des émotions d’un "What Lies Beneath" qui partait dans des directions aussi multiples que stériles, et reprend les rails d’un petit train-train metalo-symphonique initié par l’hivernal "My Winter Storm". À l’exception près que "Colours In The Dark" sonne moins comme une longue promenade de 1h15. Tout est taillé sur mesure pour la voix de la diva finlandaise qui semble ici se payer une démonstration technique de première volée. Sensuelle et affirmée, impérieuse et charismatique, il n’y a plus rien que l’on puisse reprocher à la chanteuse.

Ouais, elle assure tip top niveau.

Ce qu’il y a derrière, par contre, reste assez discutable. Bien composé, certes, les pistes de "Colours In The Dark" sont toutes parcourues par ce piano martelant ses notes d’une passion formatée et pourtant prenante, volant la vedette à des guitares qui semblent être là uniquement pour la forme et ne savent plus vraiment si elles jouent du Metal.

TARJA baigne toujours dans l’eau de rose jusqu’à la croupe, mais je n’irai pas en faire un reproche alors que c’est exactement ce qu’on attend d’un album comme celui-là. En soi, pourquoi un "500 Letters" serait à bouder, avec ce refrain qui reste en tête comme une comptine du soir, une Tarja sulfureuse et dévouée à chaque ligne d’un texte certes gnan-gnan mais là n’est même plus le sujet, et des arrangements qui raflent un peu plus que la mention correcte ?
Encore une réponse que je n’aurai pas, car au final, tout ce beau vacarme romanesque me fait réaliser à quel point TARJA ne me plaît plus. Même si je reconnais une hausse de qualité par rapport au dernier opus qui me paraissait horriblement creux à une seule petite exception près, "Colours In The Dark" n'a des émotions qu'en surface.
Grosso modo, c’est toujours trop, vraiment trop basique. Il suffit même de voir à quel point le métallique "Darkness" de Peter Gabriel prend une bonne grosse cuillère à soupe de sucre dans sa formule, perd sa spontanéité et sa prestance. Toutes les variations sont sacrifiées sur l’autel d’une aseptisation générale sympho-métallique. Pas que le morceau de Tarja soit si mauvais, mais il paraît tellement moins « vrai » … difficile de ne pas appliquer cela à toute la galette. C’est pro mais pas dément. À la limite, "My Winter Storm", très orienté ballade, avait ses lueurs de féérie naïve qui me manquaient un peu chez NIGHTWISH à l'époque. "Colours In The Dark" est finalement trop bien rôdé, trop poli… La question demeure, et restera la même jusqu’à plus soif : est-ce que la voix de Tarja fait encore la différence ?

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   (3 chroniques)



- Tarja Turunen (elle-même)
- Alex Scholpp (guitare)
- Julian Barrett (guitare)
- Kevin Chown (basse des fois)
- Doug Wimbish (basse d'autres fois)
- Christian Kretschmar (clavier)
- Mike Terrana (batterie)
- Max Lilja (violoncelle)


1. Victim Of Ritual
2. 500 Letters
3. Lucid Dreamer
4. Never Enough
5. Mystique Voyage
6. Darkness (peter Gabriel Cover)
7. Deliverance
8. Neverlight
9. Until Silence
10. Medusa (feat. Justin Furstenfeld)



             



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