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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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TARJA - What Lies Beneath (2010)
Par VOLTHORD le 14 Octobre 2010          Consultée 7867 fois

L’autre jour j’étais convié chez Tarja. Un petit apéro entre potes, la routine quoi.
La maîtresse de maison avait les éclats de joie un peu crispés, une tenue blanchoyante qui nous faisait malheureusement penser qu’elle était pas née la veille, et un maquillage qui ne trahissait pas quelques cernes. Sa voix avait toujours ce ton bien charmant, mais l’on sentait plus de politesse et de gentillesse obligées que de sympathie authentique. Ça m’a fait un peu mal au cœur, et je me suis dit que quand même, c’était mieux ya quelques années. Et c’était encore mieux à la bonne vieille époque où Tarja avait des super amis (dont super-Tuomas).

Tout dans l’antre de Tarja me donnait l’impression d’un faux renouveau qui soulignait clairement l’absence de ce qui fut l’âge d’or de sa vie sociable. Et, en avalant un toast aux œufs de lombes qu’on m’avait fait passé pour du caviar, je commençais à croire que la réussite de la réception d’il y a quelques années n’avait été dû qu’à quelques décorations de Noël bien placées et un peu de poudre de fée dans les canapés au chèvre… C’est sans oublier une certaine prestance de notre hôtesse qui avait mis quelques efforts considérables pour nous convaincre qu’un bon régime de solitude plus tard, elle pouvait nous carrer dans l’oignon autant de vin de bourgogne et de jambon au boursin que les, je cite, « gros cons de Naytouiche ». Et son déguisement de Mère Nowel était parfait.

C’est vrai qu’avant, lorsque toute la troupe, Tuomas et tout, étaient conviés, c’était déjà une autre affaire. Mais évidemment, c’est le genre de chose qu’on ne fait pas remarquer. Ah le dur aléas des scissions dans votre vie sociale, au final c’est toujours moins bien que dans le bon vieux temps, ça divise considérablement le feune et en plus ça multiplie le temps d’obligation sociale (et dans le cas des musiciens, le temps d’écoute et le fric à dépenser).

La soirée battait son plein de pouces qui tournent. J’ai cru voir deux trois personnalités qui avaient récemment perdus la leur, Satriani est passé par le bar rapidos, mais ce fut bref. Sans doute un de ses types qui aime se faire bien voir, fais un tour de table rapidos "salut, je suis Joe, oui, Satriani, comme le guitariste, lui-même en fait, oui", puis se barre rapidement, en piquant au passage quelques toasts et une bouteille de Côte du Rhône qui traîne à l’ombre des regards insouciants que nous sommes. Seuls les VAN CANTO m’ont eu l’air bien sympathiques, même le chauve semblait avoir soigné son trouble compulsif- il a arrêté de faire "doom doom doom je suis une basse doom doom doom" en public (ce qui embarrassait tout le monde sauf son label, il fallait quelques handicapés pour rentrer dans les quotas). Bref, comme dirait Michel Bougenat ou n’importe quel autre philosophe moderne, c’est très encourageant pour la suite.

Je suis ressorti en queue de poisson, un peu déçu, même par le vin, qui me donnait un sacré goût âpre au fond de la gorge.

Et même que quelques jours après j’ai écouté l’album. Il s'appele "What Lies Beneath", et s'il y avait eu un point d'interrogation à la fin du titre, j'aurais répondu "nothing", avec un accent Versaillais. Mais bon.
Il était comme je l’avais crains. Et même que Satriani ne restait pas plus longtemps, et que le VAN CANTO évitaient de faire trop "doom doom" avec leur bouche, et faisait une bien chouette chorale sur le seul instant intéressant du disque. Et même que Tarja semblait molle, que ses titres de divas étaient mauvais, que son metal était terriblement générique, et que l’ambiance générale donnait la même impression que la réception de son salon.

Quelque chose manque cruellement, mais on fait semblant de ne pas remarquer, pire que ça, on se repose sur ses lauriers. Et même que tout était aussi faussement noble et divin, des mollassonneries "I feel Immortal" ou "Underneath" à l’excès pop "Dark Star" et les mignoneries potagères "Tout le Reste". Ah non, peut-être "Anteroom of Death" mis à part. Et même qu'en vérité, on ne connait même pas la part de création artistique de la demoiselle dans ce fatras de platitudes.

Et même que ce qui changeait encore moins, c’est que moi, je ne savais toujours pas où me foutre.

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Par VOLTHORD




 
   VOLTHORD

 
   DARK BEAGLE

 
   (2 chroniques)



- Tarja Turunen (chant, piano)
- Alex Scholpp (guitare)
- Marzi Nyman (guitare)
- Doug Wimbish (basse)
- Christian Kretschmar (clavier, orgue)
- Mike Terrana (batterie)
- Will Calhoun (batterie)
- Max Lilja (violoncelle)
- Lahti Symphony Orchestra (orchestre, violons, tout ça)
- The Slovakian Orchestra And Choir (orchestre et choeur)


1. Anteroom Of Death (feat. Van Canto)
2. Until My Last Breath
3. I Feel Immortal
4. In For A Kill
5. Underneath
6. Little Lies
7. Rivers Of Lust
8. Dark Star (feat. Phil Labonte)
9. Falling Awake (feat. Joe Satriani)
10. The Archive Of Lost Dreams
11. Crimson Deep (feat. Will Calhoun)
- cd Bonus
12. We Are
13. Naiad
14. Still Of The Night (whitesnake Cover)



             



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