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DGM - Misplaced (2004)
Par JEFF KANJI le 31 Octobre 2013          Consultée 1480 fois

Entre le succès d'estime de "Dreamland" et la consécration artistique de "Hidden Place", on peut dire qu’on est serein chez DGM. C’est ainsi que – ô miracle, nous en désespérions – l’équipe qui a accouché de l’excellent opus de 2003 reste inchangée : Diego Reali toujours présent pour nous régaler de ses fulgurantes descentes de manche, Andrea Arcangeli, bien décidé à consolider la section rythmique efficace et inventive qu’il forme avec Fabio Constantino depuis la tournée de promotion de "Dreamland" et l’inénarrable Titta Tani qui m’avait scotché sur le précédent effort des Italiens.

Moins d’un an après "Hidden Place", DGM refait surface avec ce "Misplaced" qui sort des bacs en février 2004 ! Sans doute le groupe s’est dit qu’il devait battre le fer tant qu’il était chaud et impossible de ne pas constater la confiance et l’énergie dégagée par le groupe qui s’offre une production encore plus puissante, le plaçant au niveau des ténors du Heavy ! DGM a le feu sacré et décide de nous en mettre plein la vue dès les premières notes de "Livin' On The Edge" comme pour mieux nous signifier qu’il va falloir compter avec eux désormais. Si jusqu'à présent les démonstrations de virtuosité étaient réservées au soliste Diego Reali, la tendance était à l’unité sur "Hidden Place". Ici ça tire dans tous les coins. Titta Tani est impérial et n’a jamais aussi bien chanté, Andrea Arcangeli se montre d’une dextérité rare et Fabio Sanges fait jeu égal avec Diego Reali (de nombreux duels guitare/clavier sont au programme). "Amazing Journey" est sans doute la plus grosse baffe technique assénée par le groupe depuis ses débuts, les notes défilant à une allure folle sans toutefois jamais surcharger une recette devenue imparable.

On observe, malgré l’accent mis sur la puissance, bien plus de finesse dans les structures et les arrangements, les petits plans techniques ou syncopés s’insérant ni vu ni connu au milieu de lignes mélodiques limpides ("Is Hell Without Love?", "Pride"), une association gagnante sur "Misplaced". On observera aussi une orientation Speed un peu plus marquée ainsi qu’une rationalisation de la durée des morceaux qui tournent autour des cinq minutes. On ne peut plus à proprement parler de Metal Prog, mais plutôt d’un Heavy Metal symphonique technique pas très éloigné de ce que proposait ANGRA à la même époque. Ce qui est marrant, c’est que DGM n’a jamais été aussi véloce ("Wings Of Time" fait pâle figure face à "Perennial Quest" ou "Is Hell Without Love?") mais il n’a étrangement jamais sonné aussi Rock. Le son de guitare très chaud, et un son pas trop policé forment là aussi un duo gagnant. L'introduction de "Amazing Journey" donne une bonne idée de ce que j'avance.

Et que dire de Fabio Sanges qui pour son deuxième opus avec DGM se révèle IMPRESSIONNANT de dextérité et d’inventivité, que ce soit du point de vue des sonorités ou des arrangements ! La production lui rend ici justice il faut dire, comparé au mix parfois un peu plus brumeux de "Hidden Place". Il a pris une place conséquente et fait jeu égal avec Diego Reali qui a maintenant un rival de choix avec ce virtuose de Fabio.

"Misplaced" est compact (8 titres pour 40 minutes – idéal) et vous tient en haleine tout au long de ces brûlots de Heavy Speed qui portent une griffe DGM de plus en plus marquée et qui fait un bond en avant remarquable avec ce cinquième opus. En contrepartie, nous avons moins de refrains marquants, ou d’envies de conquérir les Terres du Milieu à dos de dragon, ce qui influencera peut-être votre jugement sur la pérennité de "Misplaced" dans le temps sachant qu'il s'offre une durée de vie forcément confortable vu le nombre d'écoutes nécessaires pour tout mémoriser. En tout cas une chose est certaine, DGM est une référence maintenant, très loin du maladroit clone de MALMSTEEN/SYMPHONY X qu’il était à ses débuts, et plus jamais il ne nous offrira d’album moyen.

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   JEFF KANJI

 
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- Fabio Constantino (batterie)
- Andrea Arcangeli (basse)
- Diego Reali (guitare)
- Titta Tani (chant)
- Fabio Sanges (claviers)


1. Livin’ On The Edge
2. Is Hell Without Love?
3. Through My Tears
4. Still Believe
5. Pride
6. Amazing Journey
7. A New Day’s Coming
8. Perennial Quest



             



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