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- Membre : Eternal Gray, Mid Autumn Nights, Yossi Sassi , Orphaned Land / Amaseffer
 

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ORPHANED LAND - All Is One (2013)
Par JEFF KANJI le 8 Juillet 2013          Consultée 9394 fois

Je terminais ma chronique de "The Road To Or-Shalem" en disant que le chorus final enivrant de "Ornaments Of Gold" résonnait encore comme une promesse d’un avenir radieux pour ORPHANED LAND. On peut dire que ça a plutôt mal démarré avec l’annonce du départ de Matti Svatizky, membre fondateur et historique du groupe, qui fut de toutes les réussites (on lui doit notamment les magnifiques chorus de guitare sur "Ocean Land" et "Halo Dies") : il vécut avec eux le split et la résurrection monumentale de "Mabool", la profondeur et les méandres du très complexe "The Neverending Way Of OrwarriOR" ainsi que la tournée triomphale qui s’en suivit, immortalisée sur un des DVD les plus réussis de ces dernières années avec le "Live Inferno" d’EMPEROR.

Kobi Farhi avait clamé aux rédactions du monde entier (et encore récemment au PPM Fest 2013 à votre serviteur) que ORPHANED LAND devrait désormais sortir un album sur des délais beaucoup moins pharaoniques que par le passé et on peut dire que nos Israéliens ont tenu parole : un album en 2010, un DVD live en 2011 et maintenant "All Is One" qui débarque à l'orée de l'été 2013. Le groupe a intégré un quasi-membre de la famille avec Chen Balbus, déjà guitariste de sessions pour ORPHANED LAND, fan de très longue date, et petit frère d’un pote de collège de Kobi ! Plus que jamais maître à bord avec le discret mais essentiel Uri Zelha (l’album a été écrit chez ce dernier en compagnie de Kobi Fahri et de Chen Balbus, ce dernier ayant très vite pris sa destinée en main en composant intensément), le vocaliste a pris très à cœur ce nouveau concept-album qui parle de la faillite constante de l’être humain à comprendre le « un pour tous, tous pour un » de nos chers mousquetaires.

Et c’est par le biais d’une profonde introspection que le chanteur va faire passer ses émotions tout au long des douze nouveaux titres de "All Is One". Une nouvelle fois, ORPHANED LAND va utiliser les voix de la musique et celles des différentes langues des hommes, comme il l’a souvent fait. Ainsi, vous trouverez de l’anglais (en grande majorité), de l’hébreu bien sûr ("Shama’im"), de l’arabe ("Children"), mais aussi du turc ("All Is One"), du latin ("The Simple Man") ou encore du yéménite ("Ya Benaye"). S’il est musicalement teinté d’orient, le langage musical utilisé par ORPHANED LAND se veut universel et les émotions vous parleront avec une justesse et une profondeur rares.

Vous sentirez les larmes de Kobi (à moins que ce ne soient les vôtres) sur le final de "Let The Truce Be Known", et son spleen sur "Brother" (racontant l’histoire des frères Isaac et Ismaël, fils d’Abraham, le premier étant reconnu comme patriarche par les juifs et le second par les musulmans ; sujet ô combien d’actualité et quotidien pour les membres du groupe). L’artwork de l’album mêle d’ailleurs les symboles des principales religions monothéistes : la croix chrétienne, le croissant musulman et l’étoile de David pour en créer un seul, unique. La force des textes et la spiritualité sont une nouvelle fois au cœur de l’entité ORPHANED LAND et leur portée et leur émotion sont décuplées par rapport au dernier opus. Pour vous donner une idée, la moindre ligne de chant possède l’intensité de "The Warrior" en elle. Ils (les textes) témoignent d’un véritable don de soi y compris sur les vers généreusement offerts par Yehuda Poliker (qui était déjà intervenu sur le DVD Live). À noter que la musique de "Let The Truce Be Known" a été offerte au groupe par un certain Kobi Aflalo.

En outre, ORPHANED LAND s’est « professionnalisé » dans un sens. L’ouverture "All Is One" est majestueuse avec des chœurs féminins du plus bel effet qui rappellent l’ère "Mabool" en plus frontal. L’évidence de chaque partie a été minutieusement travaillée et on peut une nouvelle fois féliciter Jens Bogren qui a su mettre en relief et davantage durcir le son et la musique des Israéliens, qui avaient déjà franchi un pas dans la profondeur des textures sonores sur l’opus précédent grâce au maître Steven Wilson. "All Is One", (le morceau) fourmille d’arrangements et le bouzouki de Yossi Sassi est plus que jamais présent mais il n’est plus là pour agrémenter de couleurs Folk la musique du groupe : il est un élément essentiel au tout. On retrouvera cette nouvelle mise en valeur de tous les instruments sur l’ensemble de l’album (la profondeur des cordes sur "Brother", la rugosité du chant sur "Fail", seul morceau où Kobi utilise son caverneux chant Death, ou encore les chœurs éthérés de "Our Own Messiah").

Si le concept est un peu plus ténu (en réalité plus réaliste) qu’il ne l’était sur "Mabool" ou même "ORwarriOR", l’impact émotionnel est sans doute décuplé par rapport à ces deux chefs d’œuvre, la thématique étant plus forte que sur "Mabool" et le livret plus concret que sur l’allégorique "ORwarriOR". "All Is One" dégage, malgré l’individualité de chaque morceau, une unité qui le rend tout à fait spécial. Il est également plus direct que ces prédécesseurs, facteur auquel on n’est pas forcément habitué chez ORPHANED LAND. Au final on en vient même à se demander si l’on ne tient pas là le meilleur opus d’ORPHANED LAND enregistré à ce jour… L’avenir nous le dira, car il a une dynamique toute personnelle qui le démarque assez nettement de ses prédécesseurs, même si l’on perçoit à certains moments les réminiscences des précédents travaux ; "Let The Truce Be Known" pour "The Neverending Way Of ORwarriOR", "All Is One" pour "Mabool", "Through Fire And Water" pour "El Norra Alila", le tout mêlé en un nouvel édifice majestueux, ORPHANED LAND accomplissant jusque dans son évolution artistique le concept de son disque.

All Is One.

Des larmes : "Brother", "Let The Truce Be Known"
L'espoir : "All Is One", "Our Own Messiah"

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Par VOLTHORD




 
   JEFF KANJI

 
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- Matan Shmuely (batterie, percussion)
- Uri Zelha (basse, fretless, acoustique)
- Chen Balbus (guitare, bouzouki, piano, xylophone, chœurs)
- Yossi Sassi (guitare, acoustique, oud, saz, chumbush, bouzouki, chœurs)
- Kobi Farhi (chant, narration)
- Roei Friedman (percussions)
- Mira Awad (chant féminin)


1. All Is One
2. The Simple Man
3. Brother
4. Let The Truce Be Known
5. Through Fire And Water
6. Fail
7. Freedom
8. Shama’im
9. Ya Benaye
10. Our Own Messiah
11. Children
- bonus Tracks
12. As I Stare At The Ocean Alone
13. All Is One (turkish)
14. Children (with Arabic Chorus)



             



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