Recherche avancée       Liste groupes



      
CTHULHU DEATH METAL  |  STUDIO

Commentaires (6)
Questions / Réponses (1 / 3)
Lexique death metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Chthe'ilist, Hypocrisy, Immolation
 

 Page Facebook (460)
 Page Bandcamp (375)
 Chaine Youtube (282)

SULPHUR AEON - Swallowed By The Ocean's Tide (2013)
Par DARK MORUE le 4 Février 2013          Consultée 7613 fois

Vous aussi vous avez déjà acheté un album juste pour sa pochette hein ? Au moins une fois.
Je pense qu'il n'y a pas besoin de beaucoup développer cette phrase pour piger le rapport avec l'objet de l'écrit d'aujourd'hui, regardez un petit peu à gauche, et foncez passer commande.
Mais bon, des fois c'est un peu trompeur aussi (INHERIT DISEASE me revient en tête) et le contenu n'est pas du tout à la hauteur du contenant. Et puis en plus c'est ma 150e chronique que j'écris (peut-être pas celle que vous lisez mais si je parle de l'envers du décor de NIME c'est peine de mort Doom style et bon dieu qu'ils rigolent pas ici), et même si c'est pas forcément la 150e qui sera publiée et probablement à peine la troisième que vous vous faderez, autant marquer le coup quoi !
Bref, toujours est-il que cette introduction est assez laborieuse comme ça alors on va trancher net : SULPHUR AEON ça poutre et tout est à l'image de cet artwork somptueux, Lovecraftien (Captain Obvious bonsoir) et maritime. Le monstre est réveillé, le Cthulhu Nautik Death Metal est créé, l'étiquette à la con est lâchée, et le chroniqueur est comblé.

SULPHUR AEON, c'est le groupe formé par des mecs des tueurs de DECEMBER FLOWERS, et "Swallowed By The Ocean's Tide" est leur premier album sorti sur le label Allemand bien réputé en Death Old School F.D.A Rekotz (la version vinyle étant supposée avoir lieu chez Imperium Productions), et est accessoirement un des plus gros rouleau compresseurs que vous puissiez trouver dans le domaine du Death Metal le siècle passé. Bouffant des influences tirant sur le Death Old-School (du Nord et d'outre-atlantique), quelques gros bouts de Black/Death pour y mettre une ambiance, du HYPOCRISY vieille période dans pas mal de riffs et mélodies et une ambiance de monstruosité en haute mer qui viendra titiller les fans de AHAB (oui ça a rien à foutre là mais j'ai eu du mal à trouver des références niveau groupes qui te noient aussi profond dans leurs guitares).

Une introduction... Qui pourrait porter le nom du premier morceau. Ah ça, ces mots, les amateurs de l’œuvre de Howard Phillips les connaissent bien. Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn. Encore et encore. De plus en plus prenant. Renforcé à la guitare ritualisante.
Puis ça finit par faire son effet. Le monstre se met en branle. Les vagues montent. Le premier morceau démarre, et nous fait goûter de la production. Un des sons les plus massifs et monolithiques qu'on ait entendu, énorme mur de flotte monstrueux en véritable déferlante nous ensevelissant sous des hectolitres, plaquant la tête sous l'eau et forçant à regarder les Grands Anciens dans les yeux. Mais voilà qu'un passage plus mélodique envoie le souffle épique qu'il fallait, donnant une ampleur plus grandiloquente et un feeling impérial. Le Cthulhu est réveillé et il déconne pas.
Puis débarque le premier morceau d'anthologie de l'album. "Inexorable Spirits", déjà dévoilé bien en avance et ayant mis l'eau à la bouche de tout le monde, a tout du classique instantané. L'abomination extraterrestre se dresse de toute sa hauteur lors de cette introduction martiale, hurle à la mort et frappe un grand coup. Quelle ambiance, quelle puissance, quel solo... Et quel chant aussi, entre growls classiques mais puissants doublés, triplés, possédés, hurlés, contribuant à cette sacrée atmosphère de terreur vingt mille lieux sous les mers...

Bref, SULPHUR AEON nous abreuve les tympans d'un Death Metal violent pas piqué des tritons, mais néanmoins bien subtil et accrocheur. Si très souvent ça tabasse, ça blaste et ça charcle avec ce son caractéristique et particulièrement imposant, on n'oublie pas de rendre chaque morceau attrayant, unique. On peut alors pointer du doigt le défaut principal de l'album, qui est de verser au final un peu trop souvent dans le Brutal Death un peu trop lambda par rapport au potentiel. Oui c'est absolument titanesque et jouissif, mais les gros missiles tels que "The Devil's Gorge", "Monolithic" ou "From The Stars To The Sea" ont beau avoir d'énormes qualités et tout liquéfier sur leur passage, ils ne sont rien par rapport aux énormes merveilles qu'on peut trouver. Le hit "Inexorable Spirits" déjà bien évidemment, mais également et surtout l'incroyable titre éponyme qui, après une introduction tendue et atmosphérique, nous prend par le col et nous enfonce au plus profond d'une mer noire d'encre avec une force bluffante. Le concept de mur du son en est véritablement transcendé, l'effet est saisissant, quand une antique divinité des océans s'énerve, c'est aussi épique que terrifiant.
D'autres morceaux de cette trempe à portée de main ? La doublette finale qui ravage tout, bien évidemment. A commencer par un "Those Who Dwell In Stellar Void" en invitation au headbanging sauvage en tenant Yog-Sothoth et Shub-Niggurath par les épaules avec de sacrés décélérations de la mort et montées de hargne épiques, ou encore l'hymne définitif du groupe.
"Beneath. Below. Beyond. Above." est une véritable invitation au rite sanglant, montrant les capacités tentaculaires et presque inter-dimensionnelles du batteur tout en proposant un refrain parmi tout ce qu'on peut faire de plus parfait, alliant le titre martelé et un riff plus mélodique prenant qui risque de marquer les esprits de 2013.

Voilà quoi, ce SULPHUR AEON on l'a attendu, et on n'a pas été déçu. On peut critiquer pas mal de trucs, comme le côté bien trop frontal de certains morceaux ou encore cette outro reprenant le thème du Zombie 2 de Lucio Fulci de manière un peu trop ringarde. Mais rien n'est suffisant pour nous faire oublier l'énorme claque qu'on se prend à la découverte de "Swallowed By The Ocean's Tide", entre ce son tout droit sorti des abysses, ces compositions d'une pureté absolue au feeling dominateur nous regardant de haut, capable de mettre à genoux toute vie sur terre depuis les fosses marines d'un simple revers de tentacule accompagné d'un hurlement d'outre-tombe.
Seulement un énorme 4/5 donc, car ils peuvent faire encore mieux simplement en bourrinant juste un tout petit peu moins pour nous engloutir définitivement.

Iä, Iä, Cthulhu fhtagn : Du Death Metal sombre, mastodonte, capable de vous plonger dans les plus profondes abysses et participer au réveil de Grand Anciens... Jouissif.

A lire aussi en DEATH METAL par DARK MORUE :


The CHASM
Procession To The Infraworld (2000)
Le boss de fin de la musique




DYING FETUS
Descend Into Depravity (2009)
Superstars loin d'être à l'agonie


Marquez et partagez






 
   DARK MORUE

 
   MORNECIME

 
   (2 chroniques)



- T. (guitare, basse)
- M. (chant)
- D. (batterie)


1. Cthulhu Rites
2. Incantation
3. Inexorable Spirits
4. The Devil's Gorge
5. Where Black Ships Sail
6. Swallowed By The Ocean's Tide
7. Monolithic
8. From The Stars To The Sea
9. Those Who Dwell In Stellar Void
10. Beneath. Below. Beyond. Above.
11. Zombi



             



1999 - 2021 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod