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HARD FM / A.O.R   |  STUDIO

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Lita FORD - Dancin' On The Edge (1984)
Par ALANKAZAME le 25 Mars 2011          Consultée 4154 fois

Lita FORD. Quoi, ça ne vous dit rien ? C’est sûr que si vous n’êtes pas fan de Hard US ou que vous n’avez pas vécu la vague Glam Metal des années 80, ce nom ne doit pas vous dire grand-chose. Pourtant derrière ce nom un peu kitsch se cache l’une des icônes de l’incursion des femmes dans le milieu du Metal et du rock’n’roll en général. Outre son aventure très médiatisée avec le légendaire Tony IOMMI, FORD s’est aussi fait connaître pour sa polyvalence et ses talents de guitariste soliste, de chanteuse et de compositrice, qui lui ont permis de mener la barque de sa relativement longue carrière solo après la dissolution des RUNAWAYS en 1979.

Après un premier album pas franchement folichon qui aura d’ailleurs été un échec commercial total ("Out For Blood", 1983), Lita a décidé de remettre le couvert en 1984 en nous proposant de nous mettre à table (mouarf) avec un second effort baptisé "Dancin’ On The Edge". La principale originalité de FORD aura été, je pense, d’être une femme officiant dans un genre artistique très majoritairement impulsé… par des hommes déguisés en femme (TWISTED SISTER et MÖTLEY CRÜE en particulier). Et ce en adoptant tous les clichés de l’époque : fringues exubérantes, jeu de scène échevelé et outrancier, esprit inconditionnellement "sex, drugs, and rock’n’roll"… Mais en dehors de ça "Dancin’ On The Edge" reste un album de Hard FM modérément Glam’ tout ce qu’il y a de plus classique.

Tirant les leçons de l’échec de son premier skeud, la jeune et sémillante blondinette, joli minois à l’air déterminé, surmonté d’une impressionnante chevelure blonde et courbes avantageuses, a décidé d’opter pour une production plus moderne. Pour couronner le tout, la belle a su s’entourer de musiciens talentueux qui connaîtront par la suite une fructueuse carrière (Randy Castillo ira jouer quelques années plus tard dans le groupe solo d’Ozzy OSBOURNE, tandis que Hugh McDonald ira prêter main forte à BON JOVI). Leur présence n’est sans doute pas étrangère aux progrès effectués d’un point de vue purement technique ; exit les sonorités 70’s et le mixage minimaliste de "Out For Blood" : "Dancin’ On The Edge" devait être un album des années 80. Le chant se fait plus agressif, plus provocant dans le ton, Lita exploitant à fond des cordes vocales puissants et un registre mezzo-soprano assez agréable. Les guitares sont plus présentes, et les synthés font des incursions pléthoriques sur la plupart des titres. Globalement, le son de cette galette me fait pas mal penser à celui du "Shout At The Devil" de MÖTLEY CRÜE, en plus commercial. On retrouve tout ce qui fait l’intérêt du Hard FM : de bons riffs facilement mémorisables, des soli fusant de toutes parts, des chœurs tonitruants et tout un tas de refrains aux petits oignons capables de déchainer les foules en concerts.

Cette capacité à si bien répondre à la demande fait à la fois la force et la faiblesse de "Dancin’ On The Edge". Les neuf titre qu’il contient sont plutôt bons, et l’album dans sa globalité est très homogène et donc bien solide sur ses bases. Mais (vraie) femme ou pas, on a un peu de mal à se laisser prendre au jeu tellement on a entendu et réentendu tout ça un millier de fois. J’ai aussi tendance à reprocher un certain manque de pêche au niveau de la section rythmique : beaucoup de titres sont en mid-tempo et on ne compte à proprement parler que trois brulots qui dépotent ("Fire In My Heart", "Run With The Money" et le titre éponyme dans une moindre mesure). Cette ligne artistique donne l’impression que le skeud, malgré un esprit assez déjanté, reste trop gentil, trop policé. On sent un certain manque de maturité, qui sera comblé au fur et à mesure par les albums suivants et en particulier par le formidable "Dangerous Curves".

Toujours est-il que "Dancin’ On The Edge", qui obtiendra un modeste succès commercial auprès des publics étatsunien et britannique, reste un bon album que je situerai un cran en-dessous de "Lita" mais un peu au-dessus de "Stiletto". Mention spéciale à la power-ballade "Don't Let Me Down Tonight", bien moins niaiseuse et beaucoup plus inspirée que pas mal de bouses de l’époque se situant dans le même registre. Un énième skeud de Hard FM au son 80’s qui se laisse écouter, en somme… Si vous êtes fan du genre, ça ne peut que vous plaire !

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- Lita Ford (guitare, chant)
- Hugh Mcdonald (basse)
- Randy Castillo (batterie)
- Robbie Kondor (synthé)
- Geoff Leib (synthé, chœurs)
- Aldo Nova (synthé)


1. Gotta Let Go
2. Dancin' On The Edge
3. Dressed To Kill
4. Hit 'n Run
5. Lady Killer
6. Still Waitin'
7. Fire In My Heart
8. Don't Let Me Down Tonight
9. Run With The Money



             



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