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- Style : Nine Inch Nails

GODFLESH - Us And Them (1999)
Par POSSOPO le 1er Février 2010          Consultée 1845 fois

"Us And Them" et les machines reprennent le pouvoir. Exit Brian Mantia qui, bien content d'avoir pu ajouter une nouvelle ligne à un CV déjà riche, n'a plus qu'à attendre l'apothéose et cette fameuse participation à "Chinese Democracy". PRAXIS, PRIMUS, GODFLESH, BUMBLEFOOT, GUNS N'ROSES… une jolie brochette d'apparitions en studio.

Revenons à nos moutons. GODFLESH n'a jamais eu total besoin d'un batteur à visage humain, il ne saurait aujourd'hui plus du tout qu'en faire. Creusant plus profond encore le sillon tracé par "Songs Of Love And Hate" et son appendice Dub, Justin Broadrick et GC Green se laissent à présent gouverner par des machines qui viennent de prendre le pouvoir. "Us And Them", sans être aussi extrême dans son propos que le remix du 4e album, laisse parler le futur de la musique. Un futur noir, rongé par la misère et une oppression tous azimuts. Variations de plus en plus violentes sur un même thème découvert dès "Streetcleaner". En 1999, les machines s'animent et gouvernent le monde, un diktat des plus autoritaires qui fait changer de statut les musiciens censés travailler avec elles. GC Green n'est plus tout à fait ce leader omnipotent du rythme, sa basse tonitruante toujours aussi présente ne fait plus qu'obéir aux ordres de percussions et de samples manœuvrés par divers bras mécaniques reliés à des circuits intégrés de l'apocalypse.

Justin Broadrick a perdu sa capacité à rester calme, presque langoureux sur quelques morceaux d'un temps passé, il hurle ici la plupart du temps, aboie d'un ton sentencieux et ses quelques essais en chant clair ("Bittersweet", "Descent", "The Internal" et "Live To Lose") ne nous parviennent aux oreilles qu'en deuxième partie de disque et presque noyés dans un océan de métal malade en fusion. Sa complainte distordue entendue sur le deuxième morceau n'est, elle, qu'un appel désespéré devant la perte de contrôle à laquelle nous sommes en train d'assister. Les machines viennent de prendre le pouvoir, je le répète. Ses déclamations de "Whose Truth Is Yours" le voient possédé.

Epileptique dans les grandes largeurs, voilà un adjectif susceptible de qualifier cette dernière offrande à l'ambition immense. L'Indus a muté sous une pluie de coups électroniques, Jungle et Drum N' Bass et le socle même du groupe se met à trembler. GODFLESH reste GODFLESH mais n'est plus tout à fait GODFLESH. Et s'il fallait chercher un reste d'humanité dans ce chaos métallique, on le trouverait sur quelques samples aux influences Hip Hop ("Endgames" et "Whose Truth Is Yours").

C'est d'ailleurs une tonne d'influences qui se bousculent, à tel point que le disque en devient presque décousu. Du DanceFloor du troisième millénaire de "I, Me, Mine" et son étonnant rappel à un Roni Size qui aurait viré Hardcore au sinistre et répétitif "Endgames", du pachydermique "Whose Truth Is Yours" à la Dn'B maléfique de "Defiled", de "Descent", ultime souvenir de l'époque "Selfless" à la sursaturation de "Control Freak", nos oreilles encaissent des attaques venues de toutes directions. Et il ressort de l'écoute une fatigue certaine qui ne donne guère envie de replonger instantanément dans cet enfer rythmique.

Impossible néanmoins de ne pas donner une note tout à fait correcte à une œuvre qui porte le cauchemar et les délires de son créateur. Une œuvre qui démontre pour la quantième fois à quel point GODFLESH se veut un duo novateur, un cerveau en perpétuelle ébullition.

Et une conclusion pour que tout le monde comprenne enfin : GODFLESH n'est ni plus ni moins que l'un des plus grands groupes de Rock des années 90. Rendez-vous au prochain épisode, intitulé "Hymns".

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   POSSOPO

 
  N/A



- Justin Broadrick (guitares, chant)
- Gc Green (basse)


1. I, Me, Mine
2. Us And Them
3. Endgames
4. Witchhunt
5. Whose Truth Is Your Truth
6. Defiled
7. Bittersweet
8. Nail
9. Descent
10. Control Freak
11. The Internal
12. Live To Lose



             



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