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GROOVE METAL  |  STUDIO

Lexique thrash metal
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- Style : Machine Head, Hertz & Silence
 

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SKINLAB - Disembody: The New Flesh (1999)
Par FENRYL le 2 Janvier 2009          Consultée 2703 fois

Je vous l'avait dit ici même: « Eyesore » n'était qu'un EP sorti en novembre 1998 ayant pour seule et unique volonté affichée que de vouloir occuper le terrain ! Il nous fallait très vite retrouver des productions studio afin de se forger au plus vite un avis relativement définitif sur ce combo originaire de San Francisco.

Ouf, comme prévu on retrouve l'excellent « So far from the thruth » qui semblait être tout droit tiré de l'opus précédent « Bound, gagged and blindfolded »: un titre purement et simplement groove metal ultra efficace, une franche réussite. Agressif à souhait, Esquivel place son chant si typique avec application tandis que les murs de grattes bétonnent le tout. Putain, cela commence franchement bien et surtout cela ne nous dépayse pas un instant.
Et ce n'est pas « Know Your Enemies » qui viendra me contredire tellement ce morceau est aussi efficace ! Très rythmé, super groovant en fait, il fait la part belle à l'énergie et n'est pas sans rappeler par moment un WHITE ZOMBIE de la grande époque ! Ce petit côté « indus » qui saccage...
SKINLAB n'en oublie pas pour autant ses racines et ses fondamentaux: furie et blast de batterie sont de rigueur sur « No sympathy (for the Devil) » durant lequel Esquivel poursuit son chemin de croix en hurlant sa rage à la face de chaque auditeur (un sample d'un prêche vient conclure ses vociférations).

Si j'avais tenté de vous présenter les règles de bases du groove Metal dont ils sont l'un des principaux géniteurs, « Breathe » nous offre une fois de plus la démonstration de ce que doit faire tout bon metalleux voulant officier dans ce genre: proposer des breaks de riffs de grattes aussi nombreux que lourds supportés par des blasts de batterie par véritables vagues ou salves. Et j'aime autant vous dire que là, vous allez être servis ! « Excellerate » ne sera d'ailleurs pas en reste tout en étant plus péchu, plus hargneux et plus court (finalement une construction devenue classique pour ce groupe). De là à être obligé de vous dire que la fin de ce « Disembody: The new flesh » est du pur groove metal... difficile de le nier ! On regrettera tout de même ce « Looks can be deceiving » qui se termine de façon beaucoup trop cheap pour escompter ramasser la mise. Ce chant lancinant sur plus de 3 minutes avant une sirène posée sur le riff de 6 cordes... Faut pas pousser mémé dans les orties et arrêter de déconner là, merde !
Autre bizarrerie de la galette: « I Name My Pain » tout en finesse (oui, oui, vous avez bien lu !), long de ses 4 minutes 15 durant lesquelles Steev chuchote littéralement sur un riff et un sample super glauques, montant en puissance. C'est d'ailleurs l'arrivée de la batterie, au son magistralement rond et monstrueux que l'on atteint l'apogée d'un O.V.N.I-interlude foutrement réussi. Quelle belle preuve de diversité Messieurs, chapeaux bas !
Rajoutez à cela « Scapegoat » en guise de titre rouleau-compresseur: une ouverture malsaine ambiancée avant un riff principal ultra lourd (heavy) dans les règles de l'art du groove metal... L'ombre de MACHINE HEAD plane toujours autant autour de ce groupe ! (cf les épisodes précédents !). On regrettera la fin du titre qui pendant plus de 2 minutes (sur les 6 qu'il compte) ne propose rien si ce n'est un sample ridi typé « électro machin truc-psychédélique » sans aucun intérêt... Quelle connerie !

Dans le genre « on s'est offert plus de 42 minutes pour asseoir nos qualités et faire preuve de notre motivation sincère », SKINLAB se pose en référence en cette année 99...
Joli boulot et bel effort que l'on se doit de saluer à la hauteur de cette production léchée et efficace. Sans aucun doute beaucoup trop méconnu, ce groupe mérite indubitablement votre attention, ne serait-ce que pour savourer (découvrir) un style injustement mésestimé...

Verdict: 3,5/5.

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   FENRYL

 
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- Steev Esquivel (chant, basse)
- Steve Green Alias Snake (guitare)
- Paul Hopkins (batterie)
- Scott Sargeant (guitare)


1. So Far From The Truth
2. Know Your Enemies
3. No Sympathy (for The Devil)
4. Scapegoat
5. Breathe
6. I Name My Pain
7. Excellerate
8. Coward
9. Second Skin (new Flesh)
10. Looks Can Be Deceiving



             



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