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BIOHAZARD - Urban Discipline (1992)
Par FENRYL le 17 Avril 2008          Consultée 4726 fois

1992... Date à laquelle BIOHAZARD appose son sceau sur le bas de la page... d'une maison de disque (Roadrunner Records, pour ne pas la citer... Elle a encore eu le nez fin sur ce coup là !).
Inutile de vous précisez que le groupe se voit ainsi offrir la chance d'agrandir son territoire de jeu et de revendications au delà de son quartier de Brooklyn (New York) et des States de façon générale...
Il va donc de soi que le combo, après un premier skeud en guise d'échauffement, passe ici la vitesse supérieure de fort belle manière.
Vous cherchiez depuis toujours à connaître les critères définissant le hardcore « Eastcoast » ? Et bien n'allez pas plus loin cher lecteur (-trice) !! BIOHAZARD, c'est assurément ce qui se fait de mieux dans le genre ! Et même si plus d'un million de copies vendues et un matraquage vidéo sur MTV (« Punishment a été LA vidéo la plus diffusée sur l'émission culte Headbanger's Ball !) ne font pas tout, il faut bien avouer que tout ce monde là n'a pas que de la merde dans les oreilles !

La batterie est ici sèche comme un coup de trique (« Wrong side of the Tracks »), claquante (« Shades of Grey ») et met en valeur une série de plans aussi simplistes que rageurs et efficaces. Il faut à ce sujet noter que rarement une production n'aura fait la part aussi belle à cet instrument trop souvent réduit à son rôle de section rythmique. Je rends hommage aux batteurs de tous genres et je tire mon chapeau à Danny Schuler et à sa prestation, qui élève le niveau global de la galette véritablement un gros cran au dessus de l'opus précédent (cf la fin de « Hold my own », titre réorchestré et tiré de l'album éponyme). Pour autant, la basse n'est pas en reste et assure sa partie avec sérieux et application.
La voix si caractéristique de Seinfeld fait vraiment mouche et donne cette touche si particulière et mythique à ce combo d'énervés. Les parties durant lesquelles Graziadei et lui se donnent la réplique sont de véritables moments de bravoure (« Business », « Man with a Promise ») qui ne sauraient me lasser: des couplets partagés donnant la sensation d'une montée en puissance, des refrains gueulés en chœurs (« You ain't shit to me » de « Man with a Promise » dans la plus pure tradition BIOHAZARDienne !) offrent une dimension plus grave aux compositions...
Les soli de Hambel sont une autre particularité du groupe (« Mistaken Identity », « Loss »): difficile pour ce dernier de nier ses influences heavy qu'il sait distiller de ci, de là au travers de passages à la fois ultra novateurs pour le style et l'époque (« Tears of Blood ») mais également totalement dans l'esprit des gratteux l'ayant influencé.

Et ce n'est pas innocemment que j'ai abordé ce disque poste par poste. En effet, c'est indéniablement dans son unité que le quartette excelle, en nous proposant une forme de symbiose: tout à la fois mélodique, calme (cette intro de « Loss »...) et agressif, sans jamais oublier d'être original. C'est assurément la créativité qui transpire ici, mettant en avant le fait que le groupe a su trouver son style, sa marque de fabrique, celle là même qui leur permettra de se faire identifier aux premiers riffs et/ou ligne de chant.
Le groupe n'hésite pas s'engager sur la voie de titre ultra punk(y), tournant à l'hymne fédérateur (« We're only gonna die » qui démarre sur les chapeau de roue avant un break « jumpant » et une remise de couverts sauvage ! Excellent !) avant d'enchainer avec une compo ultra heavy au sens propre du terme (la lourdeur et l'oppression d'un « Tears of Blood » en font un des meilleurs titres du groupe, toute période confondue). On trouve d'ailleurs à ce sujet, dans les textes, la panoplie de tous les thèmes chers aux membres du groupe: ghettos, injustices sociales, racismes et bien évidemment les violences urbaines (on rappellera que cette même année, en Avril, se sont déroulées à L.A des émeutes urbaines faisant une cinquantaine de morts en six jours... Influences, influences...).
On ne peut toutefois pas crier au génie absolu tant parfois certains plans présents dans les titres apparaissent trop facile... Mais bon, c'est sans doute histoire de pinailler...

Vous l'aurez compris, sur ce skeud, BIOHAZARD joue dans la cour des grands et en devient le patron. Tel un petit caïd tout frais, arrogant qui pique ouvertement et sans vergogne la place du patron vieillissant, nos natifs de NY casse la baraque et réalise le gros coup de cette année 92: cet album marquera indéniablement l'histoire du groupe et engendrera un tournant fondamental dans l'acquisition du statut de groupe majeur de la scène Hardcore. Il constituera également une référence discographique pour le combo, qui continuera sur la même lignée dans l'opus suivant, le brillant « State of the World Address »: à ce sujet, ne trouvez vous pas que le refrain de « Down for life » ressemble à s'y méprendre à celui de l'excellent « Chamber Spins Three » présent sur ce disque ? Hé, hé !! Quand je vous disais que le Hardcore aura connu un avant et un après « Urban Discipline » ! Pourtant, je lui préfère son successeur encore plus abouti à travers une production plus léchée et consistance... Mais les goûts et les couleurs... ne vont empêcheront pas de faire des bonds dans tous les sens à l'écoute de cette pièce maitresse ! (*)

Titres monumentaux: « Tears of Blood » surtout, « Loss », « Punishment », « Chamber Spins Three », « Shades of Grey ».

Verdict: 4/5.

(*): « Marsupilami rules » !

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   FENRYL

 
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- Evan Seinfeld (chant, basse)
- Billy Graziadei (chant, guitares)
- Bobby Hambel (guitares)
- Danny Schuler (batterie)


1. Chamber Spins Three
2. Punishment
3. Shades Of Grey
4. Business
5. Black And White And Red All Over
6. Man With A Promise
7. Disease
8. Urban Discipline
9. Loss
10. Wrong Side Of The Tracks
11. Mistaken Identity
12. We're Only Gonna Die (from Our Own Arrogance)
13. Tears Of Blood
14. Hold My Own (titre Caché)



             



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