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BIOHAZARD - Uncivilization (2001)
Par FENRYL le 1er Octobre 2008          Consultée 2271 fois

Il faut bien le reconnaître, se retrouver face à son écran 20'' et son clavier avec pour but de coucher quelques mots sur un album que l'on vient de se farcir une bonne quinzaine de fois relève parfois du parcourt du combattant.
Et ce 6ème album studio des maîtres du Hardcore est un exemple de plus à cette vérité...
Amateur averti du groupe depuis ses débuts, je dois en préambule assumer le fait que cet opus m'a quelque peu décontenancé.
En jetant un coup d'œil à la track-list sur votre droite, vous remarquerez que 13 titres composent l'album... mais dont rien moins que 7 font appel à un guest ! Et oui, vous avez bien lu ! Ce « Uncivilization » ressemble à une session d'enregistrement entre potes ou fans réciproques.
Je veux dire par là qu'à la vue des invités, on ne peut que savourer la liste des intervenants ! On imagine sans grande peine que les types de BIOHAZARD ont contacté les potes de toujours ou bien les groupes montants de la nouvelle génération (c'est à dire pas la leur !), ceux-là même qui ont été bercés par leurs riffs hardcore implacables.
C'est pourquoi ce type de produit ne me laisse d'autres choix que de vous proposer un « track by track » de rigueur afin de goûter chaque titre. Disque inséré, le son gicle des enceintes et emplit la pièce...

- « Sellout »: un premier titre sec, abrasif, sans grande originalité pour ne pas dire ultra répétitif (mode « doux euphémisme » ON) mais tout de même efficace.
- « Uncivilization »: un ratage complet que ce titre éponyme ! Rien à sauver sur un titre qui tarde méchamment à démarrer (mais quelle intro merdique avec des samples genre radio de la police américaine), qui enchaîne péniblement en voulant être sauvage et qui n'arrive qu'à frôler le ridicule que se soit pour les refrains ou les multiples breaks super pénibles... On zappe...
- « Wide Awake »: dans le genre on tente de remonter la pente, ce titre se pose en modèle du genre. C'est heavy (plombé), avec un riff de grattes et une ambiance glauque comme seul le groupe savait les faire. Pas mal donc !
- « Get away »: une des réussites franches de cette cuvée BIOHAZARD ! C'est Hardcore jusqu'au bout des ongles, le riff secoue les cervicales de fort belle façon et ce refrain ! Quel refrain mes amis ! Ça booste et ravage tout dans une speederie que le groupe ne nous semblait pas capable de proposer jusqu'alors ! Franche réussite donc !
- « Unified »: premier guest (Roger Miret de AGNOSTIC FRONT et Danny Diablo and Puerto Rican Mike de SKARHEAD ) et deux pour le prix d'un ! Un titre banal, dans la lignée des productions du groupe. Sérieux avec des refrains « chorale », les deux protagonistes n'apportent pas vraiment grand chose.
- « Gone »: entre dans la danse rien moins qu'Igor Cavalera le batteur de SEPULTURA ! Dès les premières frappes de mule, on reconnaît instantanément le jeu typique du brésilien. L'écoute au casque se révèle plaisante, marquée par une chaleur de son où guitares et batterie se livrent à une débauche de plans originaux et plaisants. Miam !
- « Letter go »: superbe interlude piano/synthé, très « ambiance ». Bien, mais bon, cela ne fait pas un disque non plus !!
- « Last man standing »: Sen Dog, le retour ! Après l'ouragan « How it is » tiré de l'excellentissime album « State of the world address », BIOHAZARD joue la carte de la sécurité en refaisant appel au frontman de CYPRESS HILL. Moins achevé que précédemment, on tient là un morceau groovant un max, invitation à « jumper » comme un putain de marsupial. Bien joué !
- « HFFK »: ouverture ambiance « live » avec la participation du public avant l'arrivée du guest suivant... en la présence de Monsieur Anselmo (ex-PANTERA, DOWN...). Morceau « écorché », extrême, durant lequel la voix si caractéristique de notre frontman est toujours aussi emplie de violence et de rage. Original dans le concept du « duo », un morceau toutefois bancal...
- « Domination »: les 9 tarés de DesMoines entre en scène avec Jamie Jasta d'HATEBREED. Dans la continuité du titre précédent, c'est ici du hardcore pur jus, sans concession. Choix judicieux que cette association de malfaiteurs qui nous offre ici une très bonne track, s'achevant en morceau de bravoure collectif.
- « Trap »: et bien non, Igor n'était pas venu tout seul ! Il a apporté dans ses valises son gratteux de Andreas Kisser et son frontman de Derrick Green. Malheureusement toujours la même sauce
avec un titre mammouth, contenant un break prog' (en fait je ne sais pas vraiment comment le décrire, au départ je trouvais que cela sonnait OPETH...) et une fin en forme de déclamation énervée (« It's bullshit... », c'est eux qui le disent à la fin...)... Mouais...
- « Plastic »: Houla, un titre du groupe tout seul comme un grand ! BIOHAZARD, encore et toujours. La frappe de batterie est claquante à outrance, le refrain hurlé par moment est relativement entêtant. C'est du hardcore 100 % avec des gros morceaux, quoi ! Mais sur les 5 minutes 28 annoncées par le lecteur, on achève la compo par 1 minute 30 d'introduction au dernier titre qui semblerait tout droit sorti d'un disque de TYPE O NEGATIVE... Et bien, bingo, car ce n'est ni plus ni moins que Peter Steele qui intervient en dernier sur le disque sur...
- « Cross the line », très énervé et punky sur les bords. Une conclusion efficace en somme où musicalité et ambiance électrique s'expriment vraiment bien.


Terrible destin que celui de ce groupe qui aura tutoyé les cieux du divin avant de ne plus savoir dans quelle étagère se placer... Cet opus, sorte d'album de la survie, transpire (pue ?) la crainte (des morceaux trop « passe partout », un comble pour du Hardcore !) et la solution de facilité (putain, il fallait oser autant d'invités quand même, si ça c'est pas une démarche d'assurance vie, je pige plus rien moi !).
C'est malheureux à écrire mais tout cela sent le sapin...

Verdict: 2/5

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   FENRYL

 
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- Billy Graziadei (chant, guitare)
- Evan Seinfeld (basse, chant)
- Danny Schuler (batterie)
- Leo Curley (guitare)


1. Sellout
2. Uncivilization
3. Wide Awake
4. Get Away
5. Unified (featuring Roger Miret De Agnostic Front E
6. Gone (featuring Igor Cavalera De Sepultura)
7. Letter Go
8. Last Man Standing (featuring Sen Dog Of Cypress Hi
9. H.f.f.k. (featuring Phil Anselmo Of Pantera)
10. Domination (featuring Slipknot Et Jamie Jasta Of H
11. Trap (featuring Andreas Kisser Et Derrick Green Of
12. Plastic
13. Cross The Line (featuring Pete Steele Of Type O Ne



             



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