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- Style : Merauder, Hatebreed
 

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BIOHAZARD - Means To An End (2005)
Par FENRYL le 15 Juillet 2008          Consultée 3125 fois

34 minutes... voilà tout ce que le fan de base de BIOHAZARD va devoir se mettre sous la dent au moment de fermer l'ouvrage retraçant le parcours du groupe.
En effet, avant même la sortie de cet opus, le groupe l'a annoncé: il sera le DERNIER du combo...
On ne va pas jouer une fois de plus les faux-culs de première, vous m'accorderez tous le fait que c'est le type d'annonce que l'on redoute le plus, non ? Avez-vous imaginé vos têtes quand IRON MAIDEN tirera sa révérence ? Anticipez-vous le coup de bambou couplé à l'uppercut que nous allons ramasser quand un de nos groupes fétiches balancera son avis de décès ?
En ce qui concerne BIOHAZARD, nous nous trouvons dans ce cas de figure. Je vous avoue avoir acheter cet album avec une légère gueule de bois à l'idée de découvrir l'ultime livraison.
Et ce n'est pas la traversée du désert artistique essuyée par le groupe qui pouvait à l'époque me faire gagner en sérénité.
Et bien, force est de constater que nos natifs de Brooklyn n'ont pas joué « petits bras » sur ce coup là. Disons le de suite: NON, nous n'aurons pas affaire à un album à la hauteur du diptyque « Urban Discipline »/ « SOTWA », mais OUI cet album est bon. En tout cas dans la veine de ce que Seinfeld & Co savent faire. Et ils le font plutôt pas mal.

Histoire de bien le marteler jusqu'à la dernière note de musique, BIOHAZARD, c'est Hardcore. Hardcore jusqu'au bout de ongles, jusqu'au bout de chaque partie des instruments et jusqu'au bout de chaque lyric balancées...
Seinfeld ne ménage pas ses cordes vocales, qui déservent un flot de paroles avec des râles « comme jamais » (« Killing to be free »), Graziadei, comme à son habitude, vient hurler dans les aiguës de fort belle façon (« Set me free » et son final). Bref, quand on a trouvé un truc qui marche, on l'exploite jusqu'au bout !
Schuler, une fois encore de la partie, assure lui aussi également une production de fort belle qualité: il claque ses fûts avec cette façon « sec comme un coup de trique », sans être autant mis en avant qu'à l'accoutumée. « Break it away from me » et son intro de furieux sera son coup d'éclat de la galette !
Roberts et sa six cordes assure son rôle genre « je fais le taff »: quelques soli deci, delà (« My Life, My Way », « Filled with hate »), des plans relativement classiques mais efficaces (« The fire burns Inside », le très oppressant « Killing to be free »).

Au final, on tient ici un bon album d'adieu. Pas THE album (rares sont les groupes ayant réussi cet exercice, outre REVEREND BIZARRE peut être...), mais une agréable synthèse de ce que BIOHAZARD a su être au cours de toutes ces années d'activités. Du hardcore pur et dur, des chants alternés avec des chœurs « groupe » balançant de véritables slogans. Des ultra rageurs « Kings never die » et « Don't stand alone » (à ce sujet, essayez donc de résister au headbanging sur ce dernier titre: efficace s'il en est, non ?) en passant par un « To the grave » alternant furie et moments « heavy » (sens pesant, lourd mais pas péjoratif, hein !), force est de constater, diantre, que cette fin d'album est énergique ! Grazielei semble presque y laisser sa voix sur les deux derniers titres !

Le responsable du centre de crémation s'avance au milieu de la scène et nous dit « le groupe aurait aimé que vous savouriez leur son comme jamais. Goûtez votre plaisir et ne les oubliez pas... ». Dernier plan: un cercueil qui disparaît derrière une porte...

R.I.P BIOHAZARD...

Verdict: 3/5

EPILOGUE: en vérifiant le fonctionnement des liens du groupe présent sur cette page, je suis allé faire un tour sur le site officiel du groupe... Pensant trouver une page « morte », sans news et moribonde, quelle ne fut pas ma surprise de voir apparaître l'impensable, que dis-je, l'inimaginable: en cette année 2008, le groupe remonte sur scène pour fêter les 20 ans du groupe... et avec le line-up ORIGINEL siou plait !!! Que du bonheur !

Finalement, cette porte se refermant sur ce symbole du danger biologique ne pouvait détruire l'essence même du groupe. Quand on vous dit que les déchets les plus dangereux laissent toujours des traces... « Kings never die », c'était dit sur cet album...

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   FENRYL

 
  N/A



- Billy Graziadei (chant, guitare)
- Evan Seinfeld (basse, chant)
- Danny Schuler (batterie)
- Scott Roberts (guitare)


1. My Life My Way
2. The Fire Burns Inside
3. Killing To Be Free
4. Filled With Hate
5. Devotion
6. Break It Away From Me
7. Kings Never Die
8. Don't Stand Alone
9. To The Grave
10. Set Me Free



             



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