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WHITE SKULL - Tales From The North (1999)
Par BAST le 28 Février 2007          Consultée 6355 fois

Novembre 1999 : quelques semaines après l’arrivée dans les bacs du premier album de LUCA TURILLI, guitariste de RHAPSODY, un nouveau venu fait son entrée dans la scène heavy speed de manière fracassante... Nouveau venu ? Non, pas vraiment, à bien y regarder ! Mais qu’il était difficile, alors que le revival true-metal battait son plein, de s’y retrouver à l’époque !

La fin des années 90 est l’occasion pour pléthores de formation de heavy traditionnel de faire leur apparition. Et WHITE SKULL, groupe jadis totalement inconnu, faisait office de nouvelle formation. Pour autant, ce combo italien avait déjà plusieurs albums à son actif, officiant dans l’underground depuis cinq bonne années !

Mais c’est bel et bien sa signature chez Nuclear Blast puis la sortie de « Tales From The North » qui permit à WHITE SKULL de voir son anonymat parfait éclater du jour au lendemain.

En 1999, GRAVE DIGGER refaisait peu à peu surface. Les formations influencées par le groupe de heavy / thrash n’étaient pas nombreuses, loin de là, et c’est peut-être ce qui a permit à WHITE SKULL de faire si vite parler de lui.

Car WHITE SKULL est tout simplement la version italienne et surtout féminine de GRAVE DIGGER.
Féminine ? Oui, et même si ça n’est pas forcément évident au tout début, le chant est assuré par Federica De Boni... au timbre impérial.

L’influence est si peu masquée que le guest fièrement annoncé de cet album n’est autre que Chris Boltendahl, chanteur de GRAVE DIGGER ,donc (« Tales From The Noryh », « Here We Are »). Car à la fin des années 90, il n’était pas rare que les artistes les plus illustres de la scène heavy des années 80 participent gentiment à des albums de formations plus anodines. Ca n’est que plus tard, alors que l’on avait constaté que la hiérarchie avait été chamboulée par nombre de formations aussi talentueuses que nouvelles (RHAPSODY, SONATA ARCTICA...), que chacun allait défendre son bif-steak et que ce genre d’apparition bénévole et fraternelle ne devait plus voir le jour sinon dûment accompagnée d’une opération marketing digne de ce nom.

En effet, même si l’avenir démontrera que la suprématie de GRAVE DIGGER ne serait pas menacée, en tout cas par WHITE SKULL, les transalpins arrivaient comme une réelle menace pour le revenant GRAVE DIGGER. C’est bien simple, « Tales From The North » a fait l’effet d’une bombe, à l’instar du premier album de SECRET SPHERE – aujourd’hui complètement moribond, mais il ne peut s’en prendre qu’à lui-même - ou de THY MAJESTIE.

« Tales From The North » est un album de heavy mélodique, plutôt speed, qui fait la part belle aux hymnes. C’est bien simple, les refrains sont tous ou presque somptueux.

Entre le génial « Asgard », l’épique « Gods Of The Sea », le majestueux « The Killing Queen », le hit « Kriemhild Story », la magnifique ballade « The Terrible Slaughter » ou encore l’impétueux « Fighting And Screaming », « Tales From The North » est une succession de titres remarquables, épiques à souhait, qui font encore aujourd’hui figure de références. Federica n’est pas pour rien dans l’impact de ces titres, elle qui donne tout, se dépensant sans compter pour les transcender, totalement habitée du début de l’album à sa fin haute en couleurs.

Amoureux du GRAVE DIGGER de la fameuse trilogie médiévale (« Tunes Of War », « Knights Of The Cross » et « Excalibur »), cet album de WHITE SKULL est à mon sens un indispensable aux atouts qui auraient été dignes de muer cette œuvre en tétralogie !

« Tales From The North » est une référence du genre que son successeur, « Public Glory, Secret Agony », un poil moins éclatant, ne démentira pas.
La suite de la carrière des Italiens est une descente aux enfers inéluctable, après le départ précipité de Federica, soucieuse de s’occuper davantage de sa petite famille.
Un départ qui signa alors le glas de cette formation on ne peut plus prometteuse dont on sait aujourd’hui qu’elle ne serait jamais en mesure de conserver son éclat d’alors...

Quoique... Alors que j’écris ces lignes, on apprend que le groupe s’est séparé de Gus Gabarro (un départ volontaire), le remplaçant de Frederica à compter de « The Dark Age », et d’engager une... chanteuse ! Pas Federica, non, mais une vocaliste aux influences prometteuses puisque y sont cités en premier lieu Bruce Dickinson et Doro. Son nom : Elisa De Palma.

Alors, qui sait, le renouveau de WHITE SKULL serait-il pour bientôt ?...

Chronique écrite en 2007, peu après la sortie de « The Ring Of The Ancients », le dernier album sur lequel apparaît Gus Gabarro...

Note : 4,5 / 5

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Par BAST, STEF




 
   BAST

 
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- Federica De Boni (vocals)
- Nick Savio (guitars)
- Tony Fonto (guitars)
- Fabio Pozzato (bass)
- Alex Mantiero (drums)


1. The Quest (intro)
2. Tales From The North
3. Asgard
4. Gods Of The Sea
5. Viking's Tomb
6. Kriemhild Story
7. The Killing Queen
8. The Terrible Slaughter
9. Horant
10. Sighting And Seasting
11. Here We Are
12. Still Alive (outro)



             



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