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WHITE SKULL - Metal Never Rusts (2022)
Par FREDOUILLE le 8 Avril 2023          Consultée 1102 fois

En 2022, les Italiens de WHITE SKULL sont encore bel et bien vivants ! Je les avais découverts avec "Tales From The North" en 1999, album concept par excellence sur la mythologie nordique, avec vous vous en souvenez sans doute, l’apparition en guest de Chris Boltendahl le vocaliste de GRAVE DIGGER. Sacré coup de pub' à l’époque pour un groupe destiné à voguer en seconde, voire en troisième division et lorgnant justement sur les plates-bandes du groupe allemand. Encore que réduire WHITE SKULL à un ersatz de GRAVE DIGGER serait un peu réducteur car c’est un peu plus que cela malgré tout. D’ailleurs, quelle formation peut se targuer d’avoir dans sa discographie un album aussi qualitatif et de la trempe de "Public Glory, Secret Agony" (2000) ? Album que je classe aisément dans mon top 25 de Power Metal de tous les temps.

Je vous avoue avoir un peu lâché les Italiens à la suite de quelques albums assez anecdotiques ("The Dark Age", "The XIII Skull"), et bien en-deçà du niveau attendu et qui auront succédé à l’excellent "Public Glory, Secret Agony". Ils auront surtout souffert du départ au chant de Madame Federica Sister de Boni, vocaliste reconnaissable entre mille et qui avait marqué les esprits avec son chant rauque, éraillé et vigoureux pour ne pas dire guerrier. Elle n’est pas forcément une excellente chanteuse mais que diable, son style correspond parfaitement aux compositions de WHITE SKULL. Après quelques années d’absence, Federica est revenue dans le groupe en 2012 sur l’album "Under This Flag" plus que correct et quelle ne fut pas ma surprise de revoir les Italiens en 2017, avec Federica toujours présente, comme revenus d’entre les morts, avec un "Will Of The Strong" pas dégueulasse du tout d’ailleurs, plutôt sympathique même, avec des titres de la trempe de "Metal Indian" aux accents mélodiques amérindiens (flûtes, tam-tam et chants indiens) sans oublier les passages Speed de circonstance. Comme si l’inspiration de Tony 'Mad' Fonto, le leader compositeur du groupe, ne se tarissait pas malgré le poids des longues années (le groupe existe mine de rien depuis la fin des années 80 - depuis 1988 il me semble). "Will Of The Strong", allait donc me remettre sur les rails quant à mon intérêt pour les Italiens.

Et bonne nouvelle, en plus de remettre le couvert en cette fin d’octobre 2022, "Metal Never Rusts" dont il est question ici, et à la pochette sans équivoque, figure être un chouette disque qui ne révolutionnera certes, en rien le genre, mais qui possède son lot d’hymnes guerriers et de refrains fédérateurs comme pour illustrer de la meilleure façon qui soit ce titre d’album : « le Metal ne rouille jamais ». Pour information, WHITE SKULL a accouché de ce nouveau disque suite au travail qu’il a réalisé pendant la pandémie, "L'Anima Del Teschio" (l'âme du crâne), un livre qui immortalise les histoires, les souvenirs les plus marquants du groupe depuis ses débuts, et qui finalement est devenu la source d’inspiration de ce "Metal Never Rusts".

C’est sur les chapeaux de roue que démarre ce onzième album des Transalpins, avec une batterie survoltée qui prend les devants de la manière d’un "Painkiller", bientôt suivie par une rythmique effrénée et soutenue, les enchaînements y sont explosifs ! Et avant que ne débarque une Federica énergique et forte de son chant viril, éraillé et rageur. La véritable marque de fabrique du groupe ! "Hammer On Thin Ice" ouvre donc l’album de la meilleure des manières, avec un refrain fédérateur, des chœurs plutôt habiles, presque mélancoliques, contrebalançant l’aspect furieux et guerrier du morceau, son lot de soli guitares plutôt adéquats (et qui voit le nouveau venu Valentino Francavilla prendre ses marques) et un clavier en fond distillant son atmosphère et son zeste de mélodie. Pas de doute, WHITE SKULL est bel et bien de retour après cinq ans d’absence et il délivre là un titre de grande qualité. Cela tombe bien, puisque des compositions de qualité, "Metal Never Rusts" en regorge.

Que ce soit le presque épique "Skull In The Closet" avec ses belles lignes de claviers, ses chœurs haut en couleurs et ce refrain que l’on se surprend à reprendre à tue-tête, ou bien ce "Metal Never Rusts" assez tapageur, et agrémenté de quelques accélérations rythmiques assassines et de quelques soli des plus furibards, sur lequel WHITE SKULL n’en oublie pas moins de varier le propos en y incorporant astucieusement des passages mélodiques du plus bel effet renforcés qui plus est par des vocalises plus sombres de la part de la chanteuse. C’est donc tambour battant que "Metal Never Rusts" se déroule avec une palanquée de titres particulièrement enlevés, Heavy à souhait, à l’aspect guerrier donc et avec cette facette un tantinet rugueuse même si le groupe parvient aisément à en lisser les contours avec l’apport des claviers, dont les mélodies adoucissent non seulement l’ensemble mais donnent également aux compositions cette aura épique si chère au groupe, à l’instar du punchy "Ad Maiora Semper" morceau tout simplement excellent, indubitablement accrocheur et plus 'Rock', d’une belle limpidité, ou de ce "Black Ship" morceau Speed de haut vol (excellent choix de single), aux mélodies presque médiévales, et emmené une nouvelle fois par la batterie d'Alex Mantiero qui assoit ici des bases très puissantes.

Outre ces compositions flamboyantes menées tambour battant, WHITE SKULL diversifie judicieusement son propos, offrant du même coup quelques jolis moments de répit, en proposant des titres plus surprenants à l’image de ce "Heavily Metal" titre mid-tempo doté d'un passage 'ambient' astucieux avec des voix en fond (c’est pas du KING DIAMOND mais on peut s’en rapprocher) et sur lequel les vocalises de Federica se font aussi moins viriles. On mentionnera de ce fait dans les belles surprises de l’album, le morceau "Jingle Hell" aux accointances symphoniques (claviers et chœurs féminins à l'appui) qui reprend ni plus ni moins que la mélodie de "Jingle Bell" (c'est Noël avant l'heure, plutôt amusant en fait) ou bien encore le passage très ingénieux dans "Pay To Play" qui reprend la superbe mélodie napolitaine du film "Le Parrain". Enfin, oh surprise, on a aussi droit à l’apparition de Chris Boltendahl (tiens tiens encore lui !) qui donne le change à Federica sur le titre Speed qu’est "Scary Quiet" très GRAVE DIGGER sur les bords (assez viril en fait !), même si les riffs d’entrée rappelleront davantage les Finlandais de STRATOVARIUS. On mentionnera d’ailleurs que "Metal Never Rusts" a été mixé et masterisé par Chris Boltendahl lui-même et que l’artwork du disque a été réalisé par Uwe Jarling auteur de pochettes d’albums de… GRAVE DIGGER et de MYSTIC PPOPHECY entre autres.

Après cinq ans d'absence, WHITE SKULL rappelle à notre bon souvenir qu'après toutes ces années et quelques faux-pas, il reste un élève très sérieux et un des plus beaux représentants du Heavy/Power italien. Dans la lignée d'un "Will Of The Strong" de qualité, et toujours emmené par un 'Captain Tony Mad' inspiré et une Federica Sister de Boni en très grande forme et au timbre toujours si atypique (n'oublions pas non plus le travail très solide réalisé par la section rythmique Alex Mantiero/Jo Raddi, et surtout celui effectué par le claviériste Alexandros Muscio qui de par ses multiples interventions apporte une vraie diversité et fraîcheur dans les paysages ici déployés), "Metal Never Rusts" enfonce véritablement le clou. Fort de solides et très bonnes compositions, lesquelles n'inventent rien certes, mais possèdent à vrai dire tous les ingrédients essentiels (mélodies accrocheuses, variété, refrains fédérateurs,...) à ce Heavy/Power affûté et rugissant, ce onzième effort studio est à la fois punchy et énergique, très cohérent, et s'avère être au final une excellente surprise. Celle de voir la formation transalpine à un niveau presque inespéré ! Bravo !

Note réelle : un 4/5 bien mérité.

Morceaux préférés : "Black Ship", "Ad Maiora Semper", "Pay To Play".

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   FREDOUILLE

 
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- Federica Sister De Boni (chant)
- Captain Tony Mad (guitare)
- Alex Mantiero (batterie)
- Valentino Francavilla (guitare)
- Alexandros Muscio (claviers)
- Jo Raddi (basse)


1. Hammer On Thin Ice
2. Metal Never Rusts
3. Skull In The Closet
4. Black Ship
5. Heavily Mental
6. Scary Quiet
7. Ad Maiora Semper
8. Jingle Hell
9. Pay To Play
10. Weathering The Storm



             



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