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DOOM METAL  |  STUDIO

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CANDLEMASS - Tales Of Creation (1989)
Par CANARD WC le 3 Octobre 2007          Consultée 5762 fois

Le chanteur : Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahooooooooooooooooooaaaaaa
Le batteur : bam !
La bassiste : brrrrrr brrrr
Le gratteux : wouinnnnn
La batteur : bam !
Le chanteur : rooooooooooooooooooooooooohhhhhhaaaaaa

Là je suis en train d’écouter le premier album de SHAPE OF DESPAIR.
Voilà ce que ça donne une minute avec ce groupe. Emmerdement maximum. Ca m’étonne pas que les titres durent plus d’une dizaine de minutes vu la vitesse d’exécution. Ils ont bien le temps de délayer le truc les mecs. Pffffff…

Le Doom, ça me casse les couilles. Clairement pas mon style. Ca joue à deux à l’heure, c’est lourd de chez lourd, le chanteur beugle comme un désespéré, le gratteux s’endort sur son riff pendant que le batteur a le temps de pisser entre deux mesures. Putain, quel ennui.

La pachydermie du Doom ne serait-elle pas prétexte à masquer la nullité crasse du genre ?
Je me pose la question hein. Vu comment je porte le genre dans mon cœur, mon amour pour CANDLEMASS en est presque irrationnel. C’est d’ailleurs un des seuls groupes du genre à trouver grâce à mes yeux.

Pourquoi un tel traitement de faveur ?

Outre son statut de « pionnier », CANDLEMASS est ouvertement Heavy, et plus précisément délicieusement « BlackSabbathien ». Donc pas si Doom que ça.

CANDLEMASS est un groupe à la discographie décadente : les deux premiers albums du groupe (Epicus et Nightfall) sont excellents – voire cultes (c’est du 5/5 sans hésiter), les deux suivants (Ancient et Tales) sont bons mais un peu en deça. Les albums suivants (Chapter, Dactylis…) varient du moyen au médiocre. Je mets de coté l’ovni sorti en 2005, sorti de nulle part. Ouais, je fais mes petits commentaires comme ça me chante, je vais pas me gêner.

« Tales of Creation » se situe donc dans la continuité de « Ancient Dreams » (soit globalement un bon album qui pêche par certains défauts). Je résume pour ceux qui lisent mes chroniques en diagonale. On peut lui trouver un charme fou, il n’empêche que l’album est plombé par quelques titres un peu moyens. Et quand on officie dans le Doom, le moindre morceau pas transcendant devient vite assez chiant. A ce facteur « naturel » se surajoute le poids du passé, dont il semble assez évident que CANDLEMASS a du mal à trimballer. Se sentant condamné à l’exploit, CANDLEMASS traîne ses premiers opus comme autant de boulets devenus trop lourds. Faute de fulgurance, le groupe se sent obligé de ne pas trop s’écarter de ses codes qu’il s’est fixé. D’où une impression récurrente de déjà-entendu lors de l’écoute des albums « post-Nightfall ».

De ce fait, le menu n’a pas changé.
Toujours ce Doom à la lisière du Heavy,
Toujours ce bon vieux Messiah qui pleurniche « à la Ozzy » de façon admirable,
Toujours ce « son » étouffé soutenu par des riffs implacables,
Toujours ce désespoir écrasant, cette noirceur délicieuse, cette déprime magnifiée.

Cet immobilisme artistique constitue la principale force et faiblesse de l’opus. Le résultat est donc mitigé, donnant l’impression d’écouter un album convenu mais de grande qualité. On attendait peut être d’être « transporté » comme ce fut le cas précédemment, mais les envolées du groupe se font moins lyriques. Ca aide pas. Le souffle épique qui balayait les premiers albums s’est transformé en un léger courant d’air, qui vous fera gentiment frissonner. Mais guère plus.

Moins immédiat, moins évident. Presque délicat dans son approche, « Tales of Creation » marque la fin de l’âge d’or du groupe. CANDLEMASS, à défaut de réinventer l’eau tiède, applique sa recette avec sérieux et un sens indéniable de la composition. De cette démesure effilochée, de cette grandiloquence un peu factice des précédents émerge un album épuré, homogène et relativement consensuel. S’il n’y avait pas eu « Into the Unfathomed Tower », j’aurais acté avec virulence cette stagnation, mais cette instrumentale (qui n’a rien à envier au Speed-mélo), calée entre deux titres monolithiques, est simplement bluffante et rehausse l’attention comme il se doit.

Alors quoi ?
Album incontournable du Doom ? Peut être.
Un sommet du groupe ? Sur le podium, je dirais.
A réserver aux amateurs du groupe et du Doom ? Pas exclusivement.
Le grand voyage aux pays de la douce déprime est devenue une belle petite ballade sur des sentiers sombres et rocailleux. Là encore avec CANDLEMASS, tout est dans la nuance. Cette nuance du sombre obscure qui leur va si bien.

Note : 3,5 / 5

Morceau préféré du Canard : Under the Oak
Curiosité : Into the Unfathomed Tower

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   (2 chroniques)



- Messiah Marcolin (chant)
- Leif Edling (basse)
- Mats 'mappe' Björkman (guitare rythmique)
- Lars Johansson (guitare solo)
- Jan Lindh (batterie)


1. The Prophecy
2. Dark Reflections
3. Voices In The Wind
4. Under The Oak
5. Tears
6. Into The Unfathomed Tower
7. At The Edge Of Heaven
8. Somewhere In Nowhere
9. Through The Infinitive Halls Of Death
10. Dawn
11. A Tale Of Creation



             



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