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CIRITH UNGOL - King Of The Dead (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 30 Juin 2007          Consultée 6877 fois

Il aura fallut près de 4 ans à CIRITH UNGOL pour donner une suite à l’étonnant Frost and fire. 4 ans pour un second album, c’est long, l’attente en valait-elle la peine ? Oui assurément ! Car CIRITH UNGOL venait de sortir là un des albums les plus cultes de l’histoire du heavy metal. Désormais séparé du guitariste/compositeur Greg Lindstrom, qui cependant a participé à l’écriture de quelques morceaux, le quatuor a considérablement durci le ton pour cet album à l’ambiance apocalyptique.

Toujours orné d’une magnifique illustration de Michael R. Whelan, qui a d’ailleurs donné son nom à l’album, King of the dead montre un groupe qui s’est complètement émancipé de ses influences 70’s qui étaient très présentes sur le premier album. Mais de Frost and fire, CIRITH UNGOL a conservé le son cru, très « garage », et finalement très agressif. Certainement un des éléments qui a fait que l’album a essentiellement reçu des reviews négatives à l’époque. Il faut dire que ce groupe n’avait rien à voir avec la scène metal qui évoluait alors aux USA et ailleurs. Apparu bien avant la plupart des groupes de metal évoluant aux USA, notre quatuor avait une production et un style qui détonnaient complètement. CIRITH UNGOL connut le même sort que MANILLA ROAD : descendu par les critiques, mais adulé par une fan base qui n’en avait que faire de ces même critiques, et aujourd’hui, bien des années après sa disparition, reconnu comme un groupe culte du heavy metal épique, des plus étrange et unique.

Les hostilités démarrent avec un « Atom smasher » qui ne fait pas de quartier, qui contient un riff rappelant un peu celui de « Fighting the world » de MANOWAR. Au chant, Tim Baker est encore plus hallucinant que sur le 1er opus : son chant très « raw », écorché, agresse nos tympans comme il se doit et se montrera tout aussi belliqueux durant tout l’album. Evoluant dans un même registre, assez rapide (bien que CIRITH UNGOL n’ait jamais été réellement accro des rythmiques speed), « Death of the sun » se montre également redoutablement efficace, avec son riff de guitare qui laisse tout de même échapper des réminiscences très rock. On notera l’excellente performance de Robert Garven, le cogneur du groupe mais aussi véritable tête pensante. En tout cas, sa frappe de mule fait des ravages.

Mais dans l’ensemble, King of the dead est un album qui se montre très aventureux. La part belle est faite aux morceaux longs, dotés d’ambiances lourdes et oppressantes. A l’écoute de morceaux comme « Black machine » et surtout « Finger of scorn » on comprendra pourquoi le groupe est très souvent apparenté à la scène doom metal. « Finger of the scorn » est un long titre qui laisse se mettre en place une atmosphère lourde et inquiétante, tout en prouvant le talent indéniable des musiciens, qui amènent de nombreux breaks tout au long du titre.
La longue intro de « Master of the pit » ressemble à une jam entre les musiciens, chose étonnante pour un groupe de heavy metal, encore un élément qui prouve que ce groupe est définitivement à part. Le reste du titre s’en va vers des relents très épiques. Epique, voilà le mot pour qualifier le morceau titre « King of the dead », très certainement un des meilleurs titres du combo. Là aussi, sa longue intro fait merveille, nous plongeant dans une ambiance héroic fantasy des plus sombres, comme le suggère la magnifique pochette.
Cet album est aussi celui qui contient le morceau éponyme, « Cirith Ungol ». Un titre qui alterne les passages rapides et les passages doom. Si les paroles n’évoquent pas spécialement le lieu-dit du Seigneur des anneaux, elles parlent cependant d’une tour démoniaque, habitée par la voix de troll de Tim Baker.
On notera également la présence d’une interprétation de la célèbre « Toccata in Dm » de J.S BACH. Une pièce musicale qui m’a toujours semblé évoquer la folie, et qui colle parfaitement à l’univers de CIRITH UNGOL.

King of the dead est donc un album unique, à part. L’ambiance sombre, épique et parfois doom, liée à la violence et l’agressivité du chanteur Tim Baker, bien mis en valeur par une production très crue, même pour l’époque, place CIRITH UNGOL au-delà de toute comparaison possible. Aujourd’hui encore, de nombreux groupes de heavy metal (essentiellement épiques et Européens) se réclament de l’héritage de CIRITH UNGOL. Mais à vrai dire, je n’ai pas encore écouté à ce jour le moindre groupe se rapprochant d’eux. Unique, et donc totalement indispensable.
4/5 seulement, car la note maximale est réservée à l’album suivant, encore meilleur, bien que ce King of the dead soit l’album préféré des membres de CIRITH UNGOL.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Tim Baker (chant)
- Jerry Foggle (guitare)
- Michael 'flint' Vujejia (basse)
- Robert Garven (batterie)


1. Atom Smasher
2. Black Machine
3. Master Of The Pit
4. King Of The Dead
5. Death Of The Sun
6. Finger Of Scorn
7. Toccata In Dm
8. Cirith Ungol
9. Last Laugh (bonus Track, Live)



             



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