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BLACK METAL  |  STUDIO

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NEGURÃ BUNGET - Om (2006)
Par POSSOPO le 8 Janvier 2007          Consultée 7377 fois

L'écran blanc est trop lumineux, il faut vite nourrir la page Word de mots à moins de perdre un gros soupçon de capacités visuelles. Pas de chance, l'exercice s'avère aujourd'hui doublement difficile. Car "Om" est un disque aussi long que complexe et différent de son prédécesseur. Car NEGURÃ BUNGET doit devenir le groupe de 2006 et que la chronique doit faire passer le message de l'excellence du gang de Timisoara. Encore faudrait-il se convaincre soi-même de la majesté d'un nouvel album censé supporter tout le poids d'une popularité grandissante. Et on en revient trois phrases plus haut, à ce changement de direction ou, plus sérieusement, à une ambition débordante. Et la première rencontre laisse l'auditeur pétrifié devant l'étendue du propos.
Deux époques et deux façons d'aimer l'artiste. Des débuts conformes à une esthétique vengeresse, une réelle application, l'approbation des défenseurs de l'orthodoxie. Puis une idée, une envie, et forcément un regard tourné vers la scène orientale (la Polonaise et l'Ukrainienne). Plongée dans un mysticisme national, sortie des pelles pour déterrer le mythe dace, amours naissantes pour la belle nature et le rural. Et tout le monde ne s'est pas reconnu dans ce virage qui éteint le feu haineux des premières années avec un sceau de sérénité réfléchie. M'en fout, "'N Crugu Bradului", c'est de la bombe, bébé. Et "Om" se doit de poursuivre sur cette voie royale.

Ce qu'il ne fait pas. Pas de retour en arrière, au contraire. Une fuite en avant, l'ego enfle et selon des plans conformes à la politique d'urbanisme du petit Nicolas (Ceaucescu), la route s'élargit encore. Le groupe joue, enregistre, produit, mixe, nous propose une édition limitée agrémentée d'un DVD avec plein de trucs dedans et une jaquette au-delà du soigné. NEGURÃ BUNGET assume sa mégalomanie et son désir totalitaire. Et beaucoup vont crier au scandale. Trop fumeux !
"Om" se gorge d'atmosphères, d'interminables passages de vide auditif d'une vanité folle (remarquez la double acception du mot essentielle à la compréhension du propos). Voilà la version négative. "Om" joue à merveille sur les ambiances et jongle avec une dynamique époustouflante. Voilà la version positive, cette version est la bonne. Extirpées de leur contexte, ses plages désertes ne sont rien et ne méritent pas qu'on en parle. Sauf que remises à leur place, elles servent la substantifique moelle de l'album en accentuant ses effets. A la limite, seul le dernier titre est totalement dispensable puisque, position oblige, il ne mène à rien.

Et cette substantifique moelle conserve les atours élégants du disque de 2002. Pas si différent que cela finalement. Aussi insaisissable dans ses riffs de guitares, un peu moins doux et câlin, légèrement plus pompeux et orchestré, simplement plus extrême (abouti ?) dans sa spiritualité et qui abonde nettement plus en influences et tentatives. Seul exemple, la voix d'Hupogrammos Disciple's (Edmond pour les intimes) continue à visiter les arcanes du black, s'essaye plus que jamais aux voix claires (parfois plus parlées que réellement chantées), mais aussi aux grommellements death et aux chuchotements délicats. Délicats comme ces instruments de bois, ces flûtes et ses claves qui apportent comme toujours cette touche rurale, suave et rassurante, caractéristique de l'orchestre. Et s'il fallait déjà me contredire, j'ajouterais que l'insignifiance des passages atmosphériques et faiblement instrumentalisés peut, à certains égards, se discuter. Touche rurale devenue pastorale dans le sens le plus littéral du terme. Oui, on entend ci et là les travaux de la bergerie et du pâturage. Finalement, l'apport n'est peut-être pas que simple question de dynamique.

En s'éparpillant un tantinet, en s'habillant d'un costume shamanique très riche en falbalas, en la jouant aussi prétentieux qu'une assemblée lambda de blackeux immatures et qui reniflent très fort, NEGURÃ BUNGET peine peut-être à rééditer l'exploit "N' Crugu Bradului". C'est regrettable mais insuffisant pour ôter à l'artiste son statut d'incontournable du black metal, du metal extrême, du metal et du rock en général (tout cela est un peu excessif, vous pouvez barrer les cinq derniers mots).

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- Hupogrammos Disciple's (chant, guitares, claviers, ins)
- Negru (batterie, percussions, instrum)
- Sol Faur (basse, guitares)


1. Ceasuri Rele
2. Þesarul De Lumini
3. Primul Om
4. Cunoaterea Tãcutã
5. Înarborat
6. Dedesuptul
7. Norilor
8. De Piatrã
9. Cel Din Urmã Vis
10. Hora Soarelui
11. Al Doilea Om



             



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