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DREAM THEATER - The Number Of The Beast (2005)
Par POSSOPO le 7 Janvier 2007          Consultée 9465 fois

Chers lecteurs que j’aime de tout mon cœur de rockeur, si vous souhaitez lire quelques détails sur le pourquoi du comment du peut-être du quand du oui mais quoi de ce disque à l’originalité incontestable, il vous suffit d’agiter votre mulot plastique en hurlant les mots « Francis Bacon est innocent » tout en cliquant frénétiquement sur le rongeur, en haut à gauche. Avec un maximum de chance, votre écran vous dévoilera ma chronique de "Master Of Puppets", dont le fort long préambule évoque le dit pourquoi du comment du peut-être du quand du oui mais quoi. Comme la tâche peut sembler ardue et le résultat somme tout hypothétique, la diction se devant parfaite, le doigté machinalement régulier, je me permets d’effectuer un splendide copier coller rien que pour vous.

Paf, c’est là, juste en dessous :

S’il ne m’apparaît pas évident que DREAM THEATER fasse partie des artistes dont les concerts sont les plus piratés au monde, même dans le cercle plus restreint du metal, le groupe a eu l’intelligente idée, par le biais du label YtseJam Records, propriété de Mike Portnoy, de sortir toute une série de bootlegs officiels, néologisme consistant simplement à définir un enregistrement d’une performance en public généralement moins retravaillée qu’un live qualifié d’officiel. La ligne de démarcation dépend, vous vous en doutez, de la politique de l’artiste. Comme de bien entendu, ces bootlegs officiels, comme l’immense majorité des live, ne sont destinés qu’au fan sans lequel ces enregistrements un peu particuliers n’existeraient pas. Celui des progeux américains se repaît toujours d’une becquée copieuse puisque son orchestre favori a pris l’habitude de proposer des spectacles extraordinairement longs pour un concert de rock, à la setlist la moins stable possible, méthodiquement édictée par Mike Portnoy selon des critères remarquables de précision afin de satisfaire le spectateur au maximum, en lui permettant au fil des années, de bénéficier de tout le catalogue musical du groupe joué devant ses yeux. Les concerts sont généralement étayés de surprises, de touches humoristiques et autres bizarreries sympathiques (l’épisode de l’échange des instruments entre les membres fait partie des digressions les plus connues).

Qui plus est, et comme tant d’autres (METALLICA s’en est, par exemple, fait une spécialité tandis que la tendance n’a de cesse de progresser), DREAM THEATER s’est souvent amusé à saupoudrer ces performances (le mot ne pourrait pas être mieux trouvé) scéniques de reprises d’autres artistes. Sauf que les envies scéniques de Kevin, Mike, Jordan et des deux John, leur incroyable niveau technique et l’attachement de leur fanbase leur permettent à peu près tout. C’est ainsi qu’en 2002 et sous l’impulsion de Mike Portnoy, décidément grand manitou des sorties publiques de la formation, et pour faire comme ses idoles de PHISH, le petit théâtre onirique et musical a, lors de trois soirées vraiment spéciales à Barcelone, Chicago et New York, après leur set régulier et sans en avertir l’assistance, joué l’album "Master Of Puppets" (des Chats Sauvages, comme vous devez le savoir) dans son intégralité. L’opération fut répétée quelques mois plus tard avec "The Number Of The Beast" (toujours des Chats Sauvages) puis "Dark Side Of The Moon", le génial opus des Chaussettes Noires et enfin "Made In Japan", dernier disque des Citrons Serrés avant le départ de leur emblématique chanteur, Vinnie Siphon. L’opération devrait être à nouveau répétée. On évoque tour à tour le premier disque de Pierre Bachelet, celui de Matt Pokora ou un remix des blagues de Bézu, traduites en Anglais pour l’occasion, mais laissons les fans spéculer sur la chose.

Maintenant que vous savez tout, il est temps de s’occuper de cette deuxième prestation à faire l’objet d’un pressage légal, "Dark Side Of The Moon" ayant subi le même sort.

Les gens intelligents apprennent souvent vite de leurs erreurs. Et DREAM THEATER a immédiatement rectifié le tir d'une production qui s’était plantée à bonne distance de la cible sur le mixage de "Master Of Puppets". Ici, aucune faute de goût, le public existe, terminées les ambiances de cours de cassation.
De plus, bien que sept morceaux soient joués à l’identique de la version originale, l’élégant quintette ose enfin le décalage sur "Gangland". Alors certes, le résultat est humiliant de laideur et ce tropicogroove option Galeries Lafayette me fait lamentablement penser aux immondices compilés par la femme de Thierry Ardisson pour une émission pseudo divertissante et surtout bonne à se branler à peu de frais. Mais j’exagère (sur le titre, pas sur Paris Dernière).

James Labrie est sur la sellette. Une guitare peut singer une guitare, une voix n’est capable de reproduire le timbre d’une autre que grâce à des talents d’imitateur qui ne sont pas l’apanage de tout le monde, et certainement pas de monsieur Labrie (voir le disque précédent). Comme il se débrouille nettement mieux dans un registre ample et aérien que plus agressif, le résultat s’en ressent instantanément même si les admirateurs de Bruce Dickinson se plaindront du manque de puissance de l’organe de James.

On regrettera l’utilisation un peu discrète du clavier, géniteur d’un admirable solo sur "The Prisoner" mais qui ne s’essaye que trop peu à l’harmonie en duo avec la guitare de John Petrucci, trait pourtant tout à fait remarquable d’IRON…des Chaussettes Noires, pardon. Enfin, des Chats Sauvages, je commence à m’y perdre.

"The Number Of The Beast" marque un mieux par rapport à "Master Of Puppets", simple exécution, le terme est triste comme on parle musique, imparfaite et dénuée de la moindre âme. Le docteur Frankenstein n’a pas ici totalement achevé son œuvre mais une étincelle a jailli…à Paris, en plus. Nous sommes encore dans l'inutile pour tout fan de musique lambda, gageons que, même pour le fan de DREAM THEATER, cette galette n'ait qu'une durée de vie très limitée. Ma notation ne sera donc guère aimable. Mais je le répète, ça progresse.

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- Kevin James Labrie (chant)
- John Petrucci (guitares)
- John Myung (basse)
- Mike Portnoy (batterie)
- Jordan Rudess (clavier)


1. Invaders
2. Children Of The Damned
3. The Prisoner
4. 22 Acacia Avenue
5. The Number Of The Beast
6. Run To The Hills
7. Gangland
8. Hallowed Be Thy Name



             



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