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DARK METAL  |  E.P

Commentaires (8)
Lexique black metal
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- Style + Membre : Hellhammer, Triptykon

CELTIC FROST - Morbid Tales (1984)
Par POSSOPO le 12 Novembre 2006          Consultée 6728 fois
On ne le dit que rarement, CELTIC FROST a inventé le black metal. Et on ne dit jamais le pourquoi de cette affirmation. On pourrait croire que tout réside en l’imagerie du groupe et en son côté «noir». D’une part, et cela posera un vrai souci aux intégristes, CELTIC FROST n’a jamais que très peu évoqué Satan dans son art, en tout cas beaucoup moins que BATHORY, VENOM mais aussi le SLAYER avec un Kerry King pas encore chauve, BLACK SABBATH (pas si sûr)…des milliards d’autres…et le bluesman Robert Johnson. On pourra certes dire que le propos du trio helvète est similaire, simplement moins bas du front puisqu’il fait dans l’occulte au sens le plus flou du terme. Pour continuer dans le visuel, le vestimentaire n’est pas non plus une grande découverte puisque tout cela date au moins des premiers pas dans la vache renversée de JUDAS PRIEST. Mais déjà, un petit quelque chose est tout à fait remarquable. Mais c’est bien sûr, CELTIC FROST a inventé le maquillage cadavérique. Là, par contre, inutile de lever le doigt pour faire le malin, les singeries faciales de KISS ou King Diamond sont hors sujet bien qu’elles aient forcément inspiré Tom G Warrior et ses sbires.

Mais restons sérieux, l’important reste bien la musique et non le décorum qui l’entoure, qu’il participe ou pas à la plongée dans le climat désiré. Et sur ce plan, quel est Le groupe de black metal des années 90? EMPEROR? Trop stylé. BURZUM? Trop particulier. MAYHEM? Joker! IMMORTAL? Pff. DARKTHRONE? Trop…Ah bah si, DARKTHRONE, justement. Et quel artiste a influencé Fenriz et Nocturno Culto au point que le duo ne fasse parfois que recopier note pour note les riffs de celui-ci? Voilà la raison, celle qui met fin à tous les débats. Alors le principe des vases communicants fait que Morbid Tales, premier enregistrement officiel de CELTIC FROST doit, disons devrait, intéresser un nombre incalculable de personnes soucieuses de se renseigner sur les origines de leur musique préférée. Pourtant, si To Megatherion n’a jamais passionné les foules sinon pour une pochette sensationnelle, si Into The Pandemonium a laissé de marbre la majorité du peu de gens qui ont daigné l’écouter, Morbid Tales ne fait guère mieux et ne bénéficie que d’un simple statut culte, ne résultant en aucun cas du contenu musical de l’objet. Quelle tristesse!

Il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes pour montrer à quel point ce disque mérite de passer du temps dessus. Au cas où certains analphabètes ne l’auraient pas encore compris, tous les fans de DARKTHRONE se doivent de découvrir cette version préhistorique de leur orchestre vénéré. Et les autres devraient simplement accepter l’évidence, CELTIC FROST possède dès ce premier disque un son unique, sombre bien sûr mais en aucun cas agressif. Le son des guitares est plus soyeux qu’abrasif, la voix de Tom G Warrior ni aigue ni caverneuse, juste grise, la cadence jamais excessive, on parlera plus volontiers d’un véritable groove teinté de brume. Et si ma définition vous semble floue et ne permet pas de s’accrocher à quoi que ce soit de connu (à part DARKTHRONE, hein), relisez ces dernières lignes et vous verrez que j’ai utilisé l’adjectif unique. Vous comprenez, maintenant ?




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   POSSOPO

 
   ERWIN

 
   (2 chroniques)



- Thomas Gabriel Warrior (voix, guitares)
- Martin Eric Ain (basse)
- Stephen Priestly (batterie)


1. Into The Crypts Of Rays
2. Visions Of Mortality
3. Procreation (of The Wicked)
4. Return To The Eve
5. Danse Macabre
6. Nocturnal Fear



             



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