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CELTIC FROST - Morbid Tales (1984)
Par DARK BEAGLE le 9 Janvier 2019          Consultée 240 fois

CELTIC FROST est né des cendres de HELLHAMMER. Par extension, il est un des rejetons de VENOM, groupe pour lequel Thomas G. Warrior avait beaucoup d’admiration, jusqu’à ce qu’il lise que tout le côté satanique développé par nos Britanniques n’était que du flan. Warrior, secondé par cette espèce de dandy étrange qu’était Martin Eric Ain, baignait dans l’occultisme et il allait s’en servir pour donner à sa musique une impulsion réellement obscure, qui allait avoir une répercussion importante sur la future scène extrême, aussi bien Death que Black. À ce titre, CELTIC FROST se voulait réellement avant-gardiste.

Musicalement, pourtant, la formule musicale ne diffère pas beaucoup de cette scène Thrash naissante, qui découle pour beaucoup de la NWOBHM, de MOTÖRHEAD, VENOM et le Punk, mais CELTIC FROST sait créer des ambiances morbides et malsaines, avec des références intéressantes et une vision parfois dissonante mais ô combien efficace de la musique. Et il y a le chant de Warrior, qui tranche complètement de l’approche aiguë de nombre de chanteurs du genre (quand ce n’est pas du cri de putois que l’on égorge. Mais ça a aussi son charme). Warrior pose une voix dure, grave, écrasante. C’est comme s’il déclamait, par moments, mais d’une façon sale, grumeleuse, ce qui participe grandement à poser cette fameuse ambiance à nulle autre pareille.

Ce mini-album (que l’on trouve facilement aujourd’hui couplé au plus bancal "Emperor’s Return") est remarquable dans sa façon d’exposer crûment son discours, sans la moindre fioriture. C’est direct, brut, sans s’attacher à l’aspect mélodieux. En un sens, c’est extrême pour l’époque, même si ce n’est pas aussi brutal qu’un SLAYER. Mais il sait également proposer des choses nouvelles, inattendues, parfois crispantes comme cette "Danse Macabre" effroyable à souhait. Ou la version musicale des ongles passés sur un tableau noir. Et pourtant, on en redemande. Il y a quelque chose de malsain qui suinte de partout, qui coule comme du slime dégueulasse des enceintes. Et même ce qui devrait être beau se trouve subtilement enlaidi, comme ce passage au chant féminin sur "Return To The Eve", impérieux et vindicatif plus que mélodieux, auquel répond Warrior avec force.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas la musique à proprement parler qui fait de CELTIC FROST un groupe à part : le riffing est assez convenu, une espèce de VENOM joué de façon plus raide, plus extrême. Mais c’est ça façon de l’exploiter, en créant des ambiances, en jouant intelligemment avec la dissonance. Des thématiques parfois macabres et occultes ("Into The Crypt Of Rays", "Visions Of Mortality"), d’autres qui font plus rouleaux-compresseurs ("Nocturnal Fear") à grand renfort de rythmiques martelées comme les tambours de l’Enfer… Et surtout, un look qui aurait pu être assez classique (les bracelets cloutés, c’était déjà vu) si ce n’était ce maquillage morbide, un corpse paint qui sera repris par de nombreuses formations plus tard, ou quelque chose de plus subtil pour Ain qui inspirera la scène Gothique en ce sens.

Et "Mordid Tales" reste aujourd’hui encore hautement recommandable. Il n’est pas le brouillon de ce que sera "To Mega Therion" (laissons cette place à "Emperor’s Return"), il en est l’introduction. Une formule plus brute, plus sale, mais possédant déjà certains des codes de cet album monstrueux. Alors, bien qu’un mini LP à l’origine, "Morbid Tales" n’est pas à négliger : tout un pan de la musique dite extrême à commencer à s’écrire à partir de là. Il est, de ce fait, absolument indispensable. Et culte, cela va de soit.

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   (3 chroniques)



- Thomas Gabriel Warrior (voix, guitares)
- Martin Eric Ain (basse)
- Stephen Priestly (batterie)


1. Into The Crypts Of Rays
2. Visions Of Mortality
3. Procreation (of The Wicked)
4. Return To The Eve
5. Danse Macabre
6. Nocturnal Fear



             



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