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THRASH METAL  |  STUDIO

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1987 1 R.I.P
1988 1 Punishment For Decadence
1989 2 No More Color
1991 2 Mental Vortex
1993 3 Grin
1995 Coroner
 

- Style : Sadus

CORONER - R.i.p (1987)
Par CHIPSTOUILLE le 5 Août 2006          Consultée 8060 fois

Dans le thrash des années 80, il y a d'abord les 4 as (qui en fait sont 5, comme les 3 mousquetaires à peu de choses près) Et puis il y a les autres, ceux que l'on ne connaît pas, ceux qui rament, ceux qu'on a trop vite voulu enterrer. Dans la vague de déflagration provoquée par un certain Reign In Blood, on trouvera une poignée de ces groupes. L'un d'entre eux se nomme CORONER, est d'origine Suisse, et voudrait bien faire résonner les guitares acérées et rapides jusque là dominées (en grande partie) par les neveux de l'oncle Sam de l'autre coté de la planète.

CORONER, toute personne un tant soit peu amatrice de toutes ces petites choses rutilantes qui arrachent les ouies se demandera pourquoi ce groupe n'est pas plus connu, pourquoi elle ne découvre ça que "maintenant", pourquoi? Pourquoi?

Dans ses premiers ébats, le groupe s'imagine déjà concurrencer les petits gars de chez SLAYER, MEGADETH ou METALLICA. Il faut dire, les bougres, qu'ils n'y vont pas de main morte: ça fuse, c'est rapide, le chant arrache la gueule (bien qu'en retrait) les solos s'immiscent par tous les interstices et tout ça s'écoute sans bouder. En fait, ce que l'on retient, surtout, ce sont les variations de plans effectuées à la vitesse du son. La mixture se transforme environs toutes les 20 à 30 secondes, si bien que cela en devient jouissif. CORONER nous offre tellement de subterfuges et d'éclats de folie qu'il serait trop simple de réduire celui-ci à un petit groupe débutant se contentant de très bien imiter les étalons du genre.

On se retrouve avec R.I.P sous une cascade diluvienne de soli techniques enchevêtrés les uns aux autres. Quelques morceaux, "Nosferatu", "Suicide command" ou "Fried alive" abreuveront vos oreilles jusqu'à plus soif de ce torrent discontinu d'orgie mélodique et technique. On se rappelle régulièrement quelques groupes de Techno-thrash, en particulier les derniers albums de DEATH...et puis on observera que cet album leur est antérieur. On peut également difficilement oublier le premier solo de l'album sur "When angels die", véritable coup d'envoi pour les chefs d'oeuvres suivants comme "Nosferatu", où l'on pourra remarquer quelques éclats sonores de mortier ou d'armes à feu un peu comme sur les plus célèbres "One" ou bien "Set the world afire", et puis on observera que cet album leur est antérieur.

Lorsque les 3 compères relâchent quelque peu la pression, on a le droit à une ambiance atmosphérique et gothique grâce à quelques claviers bien sentis. L'orgue à voix est à cet effet particulièrement bien intégré. On se rappelle alors un certain groupe de Death metal du nom de MORBID ANGEL, et puis on observera que cet album leur est antérieur. Parfois ces intermèdes durent moins d'une seconde, ce sont plutôt des brisures qui permettent à "Nosferatu" (encore, désolé mais ce titre est réellement génial) d'asséner quelques coups de riffs dans les gencives, là où ça fait mal. Le titre fait d'ailleurs penser au fameux "Hangar 18" qui enchaîne les soli et les riffs sur une longue partie instrumentale aussi, et puis on observera que cet album lui est antérieur.

On ne pourra pas non plus oublier cette voix d'outre tombe, complètement étouffée, sans coffre ni portée mais dont le râle granuleux colle si parfaitement à cette musique bouillonnante d'effusions de guitare saturée, de basse sautillante et de percussions extatiques. La seule comparaison qui me vienne à l'esprit est la voix de Mille Petrozza (KREATOR), mais on est encore assez loin du chant presque susurré de Ron Royce.

Malgré toutes ces qualités, à la première écoute, on aura souvent l'impression d'être en terrain connu. Ce groupe qui pourrait se targuer d'avoir tant influencé, voir presque inventé à lui seul le sous-genre qu'est le Techno-thrash, trébuche quelques fois sur une impression de déjà vu. La première réaction serait de se dire que CORONER n'a rien inventé, il ne ferait que juxtaposer. Là est pourtant la force du groupe, on passe d'un riff morbido-slayerien, à une attaque en piqué metallico-fourhorsemenienne pour terminer sa course sur des coulées de soli lumineux technicos-megadethiens. Mais on pourra reconnaître immédiatement le riff à peine déguisé de "Mechanix"/"The four horsemen" sur le morceau "R.I.P", ou bien la similitude remarquable entre le balancement de "Spiral dreams" et "Die by the sword" (SLAYER), et de manière générale ce coté "No remorse" que l'on retrouve tout au long de l'album ; et puis on observera finalement avec amertume pour une fois, que cet album leur est postérieur. Malgré le coup de foudre absolu que j'ai donc eu pour cette merveille, je ne peux donc pas en toute conscience passer sur cette faute assez lourde, celle-là même qui aura peut-être coûté au groupe le succès qu'il n'aura jamais.

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   CHIPSTOUILLE

 
   ERWIN

 
   (2 chroniques)



- Tommy T. Baron (guitares, choeurs)
- Marquis Marky (batterie, choeurs)
- Ron Royce (basse, chant)


1. Intro
2. Reborn Through Hell
3. When Angels Die
4. Intro (nosferatu)
5. Nosferatu
6. Suicide Command
7. Spiral Dreams
8. R.i.p
9. Coma
10. Fried Alive
11. Intro (totentanz)
12. Totentanz
13. Outro



             



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