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BURZUM - Visions - A Tribute To Burzum (2002)
Par POSSOPO le 19 Août 2006          Consultée 5369 fois

Un tribute album, c’est de la merde, au mieux une merde divertissante. Tout le monde y est passé et dans tous les formats. Visions fait partie des compilations très longue durée (deux bons gros cd’s remplis au maximum de leur capacité de musique noire) évoquant l’ensemble de la carrière de l’artiste à qui il est rendu hommage. Les formations se collant à l’exercice jouent dans des catégories médiatiques différentes, tantôt vénérées dans un certain milieu (NOKTURNAL MORTUM), tantôt à la réputation enviable (ABORYM, JUDAS ISCARIOT), tantôt le patronyme timidement écrit au crayon trop sec sur une page jamais tournée des encyclopédies visant l’exhaustivité.

BURZUM, c’est la diversité. Diversité dans le son, gris, sale et mélancolique à sa naissance, industriel et torturé sur un unique album, atmosphérique et surtout pauvre sur la fin de vie. Diversité dans la qualité, le poussif côtoyant parfois le sensationnel. Diversité dans le vocabulaire adopté et l’importance accordée à chaque élément du discours. Les riffs se plient parfois volontiers au diktat des claviers qui savent aussi s’adresser seuls à l’auditoire. Les guitares savent aussi faire montre d’autorité alors que la voix refuse à tout instant de se complaire dans l’anecdotique, et que la batterie baigne dans le primaire.

Et comme la variété est l’unique atout de tribute albums dont la main est toujours trop courte pour jouer sur le terrain de la qualité sur toute une partie, que le disque joue à fond cet atout afin de tenir la table le plus longtemps possible, Visions pourrait bien créer une petite surprise malgré des moyens limités. Et son ambition s’enrichit même de l’hétérogénéité du panthéon responsable de cet hommage, le black metal le plus cru n’étant pas toujours l’arme de prédilection de ces guerriers aux profils dissemblables.

Alors, Visions se parfume à l’hétéroclisme et l’apprécier ne dépend que de l’état d’esprit de l’auditeur, celui qui ne mise que par des écoutes linéaires comprenant vite l’inanité de sa démarche dans ce cas précis. Laissons nos grandes aspirations musicales pour plus tard et prenons simplement le temps de picorer dans ce double disque sans règles précises, en évitant surtout de forcer certaines écoutes pénibles afin de ne retirer qu’un plaisir que l’on sait déjà modéré, tout de même palpable, en acceptant de zapper, d’échantillonner à droite, à gauche, de faire la fine bouche, de revenir sur du déjà entendu…et pour que la ballade se fasse sous de bons auspices, voilà quelques toute petites clés qui devraient vous permettre d’éviter quelques pièges, d’aller parfois droit à l’essentiel et de ne pas manquer quelques moments savoureux.

Du côté des mauvais élèves dont la copie ne mérite pas forcément qu’on s’y attarde, citons JUDAS ISCARIOT qui a, certes, fort à faire avec un War originellement largement perfectible, un CRYOGENIC qui fait dans le copier coller, SARNATH au son risible et un WOLFSBURG toujours aussi ABSURDe.
Les bonnes nouvelles proviennent souvent de ces morceaux de Daudi Baldrs et Hlidskjalf revisités et généralement considérablement enrichis. Les Nouveaux Ecossais de PAGAN HELLFIRE ont, par exemple, su apporter à Frijos Einsames Trauern un volume qui manquait cruellement à une version originale d’une platitude carcérale et lui conférer une réelle force émotionnelle, tandis que TRONUS ABYSS se permet de réécrire Moti Ragnarokum pour le rendre épique et étrange.
NOKTURNAL MORTUM fait preuve d’un professionnalisme nullement surprenant, ABORYM hérite d’un monstre qu’il n’ose pas remaquiller, THE SYRE, spécialiste des travaux du genre, se permet tout au contraire d’évacuer toute substance black d’un titre qu’il s’approprie en totalité.
Et les autres tentent avec plus ou moins de réussite de tirer leur épingle du jeu en tombant dans le cosmique (le soviétique STARCHAMBER), en sombrant dans le chaos industriel (SCHIZOID), en prenant le parti pris de l’extrémisme (BLACK QUEEN), du décalage (EWIGKEIT) ou en essayant un peu tout et surtout n’importe quoi (WOODS OF FALLEN).

Voilà, ces quelques informations devraient vous permettre d’apprécier cet ouvrage, trop inégal pour bénéficier d’une notation honorable, pourtant loin de la nullité avérée de tous ses frères de race qui ne rendent généralement qu’un hommage ironique au manque de talent de ses géniteurs. Tel n’est pas totalement le cas ici.

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