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MERCYFUL FATE - Don't Break The Oath (1984)
Par POSSOPO le 24 Septembre 2006          Consultée 18722 fois

Don’t Break The Oath est un monument du metal. Monument que l’on retrouve régulièrement très haut placé dans les référendums de lecteurs et les tops des critiques. Lars Ulrich et le tsunami black metal norvégien lui ont fait une telle publicité qu’avec cet opus à la réputation incroyable, MERCYFUL FATE est devenu, bien qu’avec un sacré retard à l’allumage, un monstre du heavy quasiment aussi incontournable que JUDAS PRIEST ou IRON MAIDEN. La qualité de Melissa et le peu de différences qu’il présente avec Don’t Break The Oath garantissent déjà à ce dernier un parterre de respectabilité plus qu’étendu. Peu de différences ?

Don’t Break The Oath, c’est plus. Plus de son, plus de production, plus d’effets, plus d’idées et plus de King Diamond, une espèce de Melissa boosté aux amphétamines. Melissa s’est à l’époque honnêtement vendu (je n’ai pas dit beaucoup), les quelques sous supplémentaires alloués à l’enregistrement et au mixage de cette nouvelle galette ont été sagement et intelligemment dépensés. Car le résultat tient du phénomène, en tout cas s’il y avait lieu de le comparer avec le premier album. Tout le monde sera à peu près d’accord jusque là. Le schisme se situe au niveau de l’intérêt véritable de ce surdimensionnement voulu par le groupe. Et les deux clans formés font défiler des arguments mille fois entendus qu’il serait illusoire de vouloir départager. Nul n’a ni tort, ni raison, question de goût, de sensibilité, évitons de fâcher qui que ce soit.

A gauche, les adeptes de sons rutilants, amateurs de tuning auditif, rejoints par les experts en écriture musicale. Pour qualifier Don’t Break The Oath, on parlera de richesse. Les instruments, guitares en tête, sonnent mieux et plus forts, King Diamond joue toujours plus avec un organe vocal remarquable de versatilité. Et les coquetteries de la production mettent en relief un travail de composition précis à l’extrême, attestant d’une évolution qui n’est pas qu’économique et financière.

Mais voilà que des voix s’élèvent contre ce qui n’est, aux yeux de certains, qu’esbroufe inutile. Et peut-être pire ou quand le mieux devient l’ennemi du bien. Quand on réussit, quand on gagne des sous, quand on vend des disques, on s’embourgeoise. Et notre sincérité première qui baignait dans le cloaque de l’amateurisme virginal perd de sa vérité. Et Don’t Break The Oath serait ainsi moins cohérent que Melissa, manquerait de l’unité indiscutable de Melissa, sonnerait de trop belle manière pour que son fumet puisse rivaliser avec l’odeur de diable qui inondait Melissa.

Peut-être … ou pas.
Et plutôt que de lancer un énième débat stérile, je me permettrais de demander à la droite de l’assistance d’écouter "The Oath". "The Oath", morceau qui n’aurait pu figurer sur Melissa. Trop complexe sans doute, intensément progressif et preuve toute simple que MERCYFUL FATE vient de toucher un ciel étoilé à l’infini. Et comme déboule ensuite "Gypsy", où le groupe sait se faire plus direct sans pour autant perdre de son goût pour les circonvolutions … bref, nul besoin de laborieuse analyse morceau par morceau, j’ose dire que je trouve Don’t Break The Oath meilleur que Melissa. Chacun sera libre de contester un choix dont j’ai conscience de la fragilité. Tant pis. Le disque rouge est bon, très bon même. Le disque jaune lui ressemble mais gagne en somptuosité et en pompe. Son côté sombre en devient clinquant, le diable recherche parfois autant le luxe que la luxure. Et s’il fallait absolument parler de black metal, et bien que l’idée me paraisse parfois saugrenue, je fâcherais tout le monde en parlant du grand guignolesque CRADLE OF FILTH et en aucun cas des sombres et purs DARKTHRONE ou IMMORTAL (premier cru), pour ne citer que deux entités évoluant dans la piscine d’en face. Ceux-ci, comme des tas d’autres au passeport identique, seraient plutôt à rapprocher de CELTIC FROST (pour DARKTHRONE) ou BATHORY (pour IMMORTAL). Et cette comparaison audacieuse n’est en rien une tare, n’en déplaise aux true pré-pubères de tout poil.

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   (3 chroniques)



- King Diamond (vocals)
- Hank Sherman (guitars)
- Michael Denner (guitars)
- Timi Hansen (bass)
- Kim Ruzz (drums)


1. A Dangerous Meeting
2. Nightmare
3. Desecration Of Souls
4. Night Of The Unborn
5. The Oath
6. Gypsy
7. Welcome Princess Of Hell
8. To One Far Away
9. Come To The Sabbath



             



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