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BLACK METAL  |  DVD

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Lexique black metal
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- Style : Khonsu, Irreversible Mechanism, Orakle
- Membre : Thorns, Peccatum, Vond, Thou Shalt Suffer, Enslaved
- Style + Membre : Ihsahn, Thorns Vs Emperor

EMPEROR - Emperial Live Ceremony (2000)
Par POSSOPO le 28 Juillet 2003          Consultée 5241 fois

Après MAYHEM et MARDUK, il était temps pour EMPEROR de sortir son premier album live. Généralement, les concerts de black metal souffrent souvent d’un son apocalyptique, d’une mise en place parfois brouillonne et d’un jeu de scène pour le moins limité. Pire encore, EMPEROR est réputé pour la faiblesse de ces performances en public et le manque de charisme d’Ihsahn. Ayant déjà écouté le lamentable pirate Live In Frostland, j’approchai donc l’objet avec une curiosité mêlée de méfiance.

Cette soirée de mai 1999 à l’Astoria 2 de Londres a été filmée et enregistrée avec un professionnalisme indéniable. Chaque instrument est parfaitement audible et les images sont léchées. Vous me direz que c’est bien le minimum à attendre d’un dvd. Vous aurez raison et malheureusement, EMPEROR se contente ici de ce minimum.
Que dis-je? N’ayant aucune idée de la part prise par Ihsahn, Samoth et Trym dans l’élaboration du produit, je porterai donc une simple plainte contre X.

En effet, la setlist est équilibrée, les extraits de IX Equilibrium ne dépareillent pas à côté des indispensables classiques que sont inno a satana et I am the black wizards, tous les instruments sont clairement audibles, les fausses notes sont laissées au vestiaire et la voix d’Ihsahn sonne parfaitement (un exploit pour un vocaliste black, n’est-ce pas Dani?).
Bref, la substance est présente et de qualité.

Mais les imbéciles chargés de la production ont fait leur travail d’une manière fort sotte.
J’entamerai le pilonnage de l’objet par quelques courtes rafales de mitraillette pour terminer au bazooka.

Lorsque une chanson connaît une soudaine accélération de tempo, un effet «blitzkrieg» à la mtv (à cause duquel il ne nous est pas donné de regarder un même plan plus d’un dixième de secondes) nous propose un travail intense de la pupille. Ce gimmick amusant devient vite lassant.
Par ailleurs, la maman d’Ihsahn a du payé le monteur vidéo qui laisse parader son fils devant la caméra pendant quatre-vingt-dix pour cent du temps. Le pauvre Trym ne bénéficie par exemple que de rares plans pour montrer l’indéniable maîtrise dont il fait preuve derrière ses fûts (les videurs bénéficient d’une exposition à peu près comparable). Les apprentis batteurs ne seront pas les seuls déçus. Un peu plus de variété aurait été fort appréciée.
Candlelight n’a pas non plus eu l’idée de nous gratifier de quelconques bonus (reportages backstage, interviews…) dignes de ce nom. La seule vidéo de the loss and curse of reverence, déjà disponible sur d’autres formats, ne rassasiera personne. Autant sortir cette performance en vhs, messieurs, cela évitera à l’acquéreur un amer désappointement.

Mais attention, le pire est encore à venir.
Le responsable de la présence de fade out à la fin de chaque morceau pourrait-il m’envoyer un mail pour m’expliquer le pourquoi de la chose? La cohérence du concert est ruinée par cette utilisation inappropriée d’un levier de la console de montage.
Tant qu’il y est, il pourrait se déplacer pour régler mon poste de télévision incapable de restituer la vidéo à un volume sonore acceptable. Peu m’importe de connaître les raisons de cette faiblesse technique (vous aurez compris que le problème vient de la galette argentée et non de ma modeste boîte à images), la commercialisation de produits défectueux m’énerve passablement.

Après cet étalage de critiques, je propose donc aux membres du groupe ainsi qu’aux cameramen et à l’ingénieur du son présents le soir de cette performance de faire un procès à ceux qui, placés en aval de la chaîne de fabrication, ont saccagé leur travail.
Pour punir ces vandales, j’exhorterai chacun à éviter ce dvd pour se procurer le cd qui, malgré quelques défauts, représente une sortie plus digne du talent d’EMPEROR.

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- Ihsahn (chant, guitare)
- Samoth (guitare)
- Alver (basse)
- Trym (batterie)
- Charmand Grimloch (claviers)


1. Curse You All Men
2. Thus Spake The Nightspirit
3. I Am The Black Wizards
4. An Elegy Of Icaros
5. With Strength I Burn
6. Sworn
7. Night Of The Graveless Souls
8. Inno A Satana
9. Ye Entrancemperium
10. The Loss And Curse Of Reverence (promo)



             



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