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BLACK METAL  |  LIVE

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EMPEROR - Live Inferno (2009)
Par POSSOPO le 18 Novembre 2009          Consultée 4253 fois

Voici donc enfin chroniquée une des plus grosses briques marketing de l'année, un produit lourd (un double live disponible en plusieurs formats sans qu'on comprenne vraiment l'utilité de la chose) et massif (un son spectaculaire et tous potards dehors) attendu de ceux qui y étaient.

EMPEROR, dont l'esprit s'est éteint il y a huit ans, a choisi de se reformer le temps de quelques concerts. L'occasion pour les fans de voir sur scène celui qui aura longtemps fui salles obscures et projecteurs. Rappelons-nous l'époque bénie du tout ombre et tout mystère, musiciens ayant maille à partir avec la justice, rumeurs nimbées de souffre… le Black Metal, un univers à part. Puis certains levèrent le voile de brume. ENSLAVED vivait sans maquillage, d'autres mirent le pied sur un parquet jonché d'amplis… Et là, tout s'effondre, la vérité nue. Un son abominable, une maîtrise instrumentale de chien mort, du rimmel qui coule, des affiches de pseudo-festivals souvent composées de sous-fifres ridicules (les dieux du mouvement se faisant régulièrement tirer l'oreille en préférant rester bien au froid dans leur Norvège natale), des prestations au sein desquelles cohabitent cacophonie, rimmel qui coule et tranches de rire.

Puis une nouvelle engeance emboîte le pas des premiers-nés. L'arrivée des machines de guerre, MARDUK, IMMORTAL qui a patiemment muté. Une nouvelle discipline, un caractère qui se tourne vers un Thrash ou un Heavy clinique, ô combien plus efficace in vivo. Ventes de disques, arènes grandissantes, sonorisation qui s'étoffe, l'arrivée du professionnalisme et enfin, après de longues années de gestation, le Black Metal opère sa mue et peut se permettre, sans plus avoir à essuyer les quolibets, d'exister en concert. Un Black Metal qui a changé. Les premières années incendiaires sont loin, la fin d'une époque, tout le monde est rentré dans le rang. Des premiers bootlegs bruitistes de DARKTHRONE à "Live Inferno", il y a toute l'histoire d'un mariage qui aura mis longtemps à se concrétiser, un mariage de raison plus que de passion.

Un live de raison sans passion.
Inutile de parler des différents formats qui accueillent cette sortie, contentons-nous d'une analyse froide du contenu. Une analyse aussi froide que le disque lui-même.

Car incontestablement n°1 (pronounce neumber woane) pour ce qui est de la production studio (les deux premiers albums ayant assassiné la concurrence avant même qu'elle n'existe véritablement), EMPEROR pâtit d'un manque criant d'humanité lorsqu'il monte sur les planches. Ce double live dont on comprend d'ailleurs mal la taille, le live au Wacken se résumant à une setlist légèrement tronquée de la version Inferno, ne bénéficie pas de tous les atouts qu'on a coutume de lister lorsqu'on parle de ce type d'exercice. Un rendu sonore impeccable, c'est classe. Une exécution, peut-être légèrement retouchée en studio mais qu'importe, qui tient de la perfection, bravo. Un répertoire équilibré qui laisse aussi parler la vieille poudre de "Wrath Of The Tyrant", bien vu.

Mais quid de la communion avec le public ?
Quid de l'improvisation ?
Quid des petites surprises ("Wrath Of The Tyrant", certes) qui auraient égayé un live joué par une machine huilée comme une déesse mais au charme absent ?

Rappelons également que l'exercice n'est pas nouveau pour EMPEROR et que celui qui aura passé d'agréables soirées à écouter ou regarder "Emperial Live Ceremony" risque fort de voir s'amuser au jeu bien difficile des 7 erreurs s'il ne veut pas avoir la simple impression d'écouter, à deux morceaux près, exactement la même chose (un album studio de plus au compteur, insuffisant pour moi). Ce "Live Inferno" peut tout de même se vivre comme un joli souvenir pour ceux qui auraient assisté aux concerts ici gravés, peut-être aussi comme un adieu plutôt bien conçu, mais le nom de l'artiste responsable de ce produit étant avant tout synonyme d'excellence, il y a tout lieu de se montrer critique envers une galette qui peine à se montrer à la hauteur de son créateur.

Et le verdict tombe pour ce même créateur, génie musical au-delà du qualifiable mais simple exécuteur de concerts 100% professionnels incapable de restituer la quintessence de son âme sur scène. L'exercice relève de toute manière de l'impossible. Car auréolé d'un statut d'être supérieur, EMPEROR n'a pas vraiment le droit de communier avec ses fidèles qu'il doit traiter avec un minimum de distance. Au risque d'y perdre son âme. Exercice impossible, je le répète et le serpent se mord la queue.

Mais alors pourquoi tout simplement ne pas sortir ce live ?
Encore une fois, ma position manque de consensus. Bah désolé.

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   (2 chroniques)



- Ihsahn (chant, guitare)
- Samoth (guitares)
- Trym Torson (batterie)


1. Infinity Burning (medley)
2. Cosmic Keys To My Creations & Times
3. Thus Spake The Nightspirit
4. An Elegy Of Icaros
5. With Strength I Burn
6. Curse You All Men!
7. Wrath Of The Tyrant
8. Towards The Pantheon
9. The Majesty Of The Nightsky
10. The Loss And Curse Of Reverence
11. In The Wordless Chamber
12. Inno A Satana
13. I Am The Black Wizards
14. Ye Entrancemperium
15. Opus A Satana

1. Infinity Burning (medley)
2. Cosmic Keys To My Creations & Times
3. Thus Spake The Nightspirit
4. An Elegy Of Icaros
5. Curse You All Men!
6. With Strength I Burn
7. Towards The Pantheon
8. The Majesty Of The Nightsky
9. The Loss And Curse Of Reverence
10. In The Wordless Chamber
11. I Am The Black Wizards
12. Inno A Satana



             



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