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VOLBEAT - Servant Of The Mind (2021)
Par JEFF KANJI le 2 Avril 2022          Consultée 1169 fois

Les Danois gèrent vraiment leur carrière avec adresse. Avec les sorties rapprochées du "Live From Telia Parken" et de "Rewind, Replay, Rebound", ils ont réussi à me faire acheter les yeux fermés "Live In Deutschland" puis "Servant Of The Mind". Une belle performance pour un agenda de sorties pour le moins chargé ! Il faut dire que les premiers extraits sortis en clip étaient de nature à m'encourager, entre le feelgood "Wait A Minute Girl", qui semblait se reconnecter avec les velléités Punk Rock qui semblaient avoir déserté pour de bon le discours du groupe et ce "Shotgun Blues" dont le riff va de pair avec son gimmick et s'inscrivait dans la droite lignée des compositions sereines et abouties de "Rewind, Replay, Rebound".

"Servant Of The Mind" nous dévoile un VOLBEAT une nouvelle fois généreux. Michael Poulsen et Jon Larsen ont eu le temps du confinement pour préparer ce successeur à un album qui avait récolté des avis presque unanimes. Et ils ont fait ce que la plupart des créateurs font à un stade de leur carrière ; ils se replongent dans leurs débuts. Michael Poulsen s'est mis à réécouter davantage de Punk, Crust et assimilés (si bien que l'on retrouvera le MOTÖRHEADien "Return To None" de WOLFBRIGADE repris par les Danois, ainsi qu'une reprise de Roy ORBISON très inspirée de la version qu'en avaient fait les CRAMPS), et l'insouciance de "The Strength / The Sound / The Songs" puis la confiance débridée de "Rock The Rebel / Metal The Devil" ont ravivé quelque chose.

Si bien que "Servant Of The Mind" ne me fait pas regretter mon achat. Non seulement VOLBEAT assure sans avoir à forcer son talent ni à repousser des frontières, grâce à des riffs efficaces (à défaut d'être tous mémorables, mais c'est un défaut récurrent) et des vocaux toujours impériaux de Michael Poulsen qui reste dépositaire d'une grande partie de l'identité du groupe. J'ai coutume de dire que le groupe, et ça a commencé à s'entendre sur l'excellent "Beyond Hell /Above Heaven", réussissait là où METALLICA s'est cassé les dents au milieu des nineties. Et c'est encore assez flagrant par endroits, même s'il ne viendrait à personne l'idée de qualifier les Danois d'ersatz des Californiens. Mais il est vrai que le puissant "Mindlock" semble pouvoir remercier "Wherever I May Roam".

On retrouve ainsi des titres aux ambiances particulièrement travaillées parfois ("The Sacred Stones", "Lasse's Birgitta"), mais aussi des brûlots frontaux et sans fioritures ("Temple Of Ekur", "Heaven's Descent", le premier d'inspiration Heavy Metal, le deuxième Punk Rock). Le travail sur les soli et les arrangements est néanmoins bien plus minutieux qu'il n'y paraît, et Rob Caggiano parvient à nous caser des séquences harmonisées à la tierce à la calé, exhalant le Heavy Metal et le Thrash qu'il a pu pratiquer, notamment avec ANTHRAX.

Alors j'ai du mal à autant m'enthousiasmer que pour le prédécesseur de "Servant Of The Mind", peut-être parce que ce dernier me surprend moins. En revanche, sans militer pour, j'étais un peu déçu que ce côté très frais et direct ait déserté la musique du groupe au profit d'une sophistication et d'un alourdissement qu'il parvient pourtant à bien maîtriser. À cet égard le duo masculin/féminin (sur "Dagen Før") qui permet de montrer que le danois peut s'avérer plus musical qu'à prime abord est une réussite, qui ne manquera pas d'aider au succès colossal que VOLBEAT rencontre dans son pays d'origine, où sa popularité a sans aucun doute dépassé celle des illustres KING DIAMOND/MERCYFUL FATE. Seul un batteur jouant dans le plus grand groupe du monde pouvant encore lui disputer cette suprématie.

"Servant Of The Mind" est sans doute moins calibré comme une machine à tubes que "Rewind, Replay, Rebound", mais son côté franc et relâché en fait un album parfait pour faire la route et vous accompagner dans vos moments de détente. Un disque qu'on ne ressortira pas forcément pour y écouter "Dead But Rising" ou "Still Counting" mais pour un florilège de compositions efficaces et finement ouvragées derrière une apparente simplicité.

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   JEFF KANJI

 
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- Michael Poulsen (chant, guitare)
- Jon Larsen (batterie)
- Rob Caggiano (guitare lead)
- Kaspar Boye Larsen (basse)
- -
- Stine Bramsen (chant sur 8)


1. Temple Of Ekur
2. Wait A Minute My Girl
3. The Sacred Stones
4. Shotgun Blues
5. The Devil Rages On
6. Say No More
7. Heaven's Descent
8. Dagen Før
9. The Passenger
10. Step Into Light
11. Becoming
12. Mindlock
13. Lasse's Birgitta

1. Return To None (cover Wolfbrigade)
2. Domino (cover Roy Orbison/the Cramps)
3. Shotgun Blues (feat Dave Matrise)
4. Dagen Før (michael Vox Version)



             



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