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KYUSS - ...and The Circus Leaves Town (1995)
Par ENENRA le 7 Décembre 2013          Consultée 3298 fois

"...And The Circus Leaves Town", le chant du cygne de KYUSS et apogée de la discographie pour beaucoup. C'est donc avec l'unique goutte de sueur bien typée Anime qui perle sur le coin de mon front que je m'attaque à ce monument... pas si colossal.

J'ai un gros souci avec ce dernier album des Californiens. L'album est en soit excellent et au-dessus de la masse générale niveau Stoner Rock des années 90. Cependant je ne peux m'empêcher de lui trouver plusieurs petits défauts qui le font descendre dans mon estime et m'empêchent d'en profiter pleinement.
Quand on aime son KYUSS avec un amour fougueux, on apprécie tout. Chaque album a de toute façon sa petite touche bien à lui : "Wretch" brut de décoffrage et ses riffs qui te rentrent dans le lard en moins de deux, totalement énergisant ; la boule de psychédélisme qu'est "Blues For The Red Sun" ; le sommet de tout un genre résidait en "Welcome To Sky Valley", et puis ce.. cet album. Dernier disque avant la mort du groupe un an plus tard.

On pourra dire que KYUSS a atteint la maturité sur ce quatrième opus. Et encore... qui pourrait me dire ce que signifie maturité pour un groupe de Stoner. Ce terme s'avérerait presque péjoratif, étant donné que la base du genre est de se laisser aller et de jouer ce qui sort de ses tripes, dans un délire coloré au groove dégoulinant. Mais passons. Brant Bjork est parti. Alfredo Hernández des YAWNING MAN le remplace. Et bon sang, l'écart est assez phénoménal. Là où "Welcome..." était comme muni d'un propulseur pétaradant et envoyant tous les morceaux valdinguer à 200 à l'heure, la prestation du père Hernández est d'une platitude assez déconcertante en comparaison. Le groupe aura le bon goût de couvrir son jeu sous une production qui fait la part belle à la basse toujours aussi ronde de Reeder (et voilà que je me mets à parler de line-up, vous y croyez vous ?).

Maintenant, si l'on prend du recul comme il est conseillé dans "Écrire une Chronique pour les Nuls", on relève deux points assez fâcheux dans "...And The Circus...".

Premièrement, c'est sûrement le premier album de KYUSS que l'on ne cerne pas comme un seul bloc. Allez savoir si cela découle de la maturité, mais si sur les précédents le groupe enchaînait les titres le plus naturellement du monde, faisant voyager l'auditeur de manière cohérente, ici son propos est quand même beaucoup plus décousu. Tantôt routier, comme sur son précédent opus, sur l'excellent et trop souvent tu "Tangy Zizzle" ou l'opener "Hurricane", tantôt jouant à fond la carte du psychédélisme lourd avec des titres comme les très réussies "Thee Ol' Boozeroony" ou "Jumbo Blimp Jumbo", le groupe passe par tellement d'états différents et enchaîne les titres de manière légèrement confuse qu'il prend le risque de perdre quelques personnes en cours de route et d'encourager le survol rapide de l'album.

Deuxième défaut de taille et assez bancal puisqu'à la fois une qualité : la production. Ce qui peut paraitre étrange à première vue étant donné qu'on a encore Chris Goss aux manettes et qu'on est encore dans le légendaire Sound City Studio. La première moitié de "...And The Circus..." pâtit d'un son beaucoup trop mat et comme étouffé qui n'aide pas les morceaux à décoller comme ils devraient (les deux premiers morceaux sont sûrement les exemples les plus probants). Ces pistes qu'on imagine alors très énergiques derrière la toile tissée essentiellement par la basse, se retrouvent un peu retenues, handicapées, par le rendu final et deviennent vite, pour certaines, bourratives (la pourtant jouissive "Phototropic" qui se transforme en chou à la crème). Dommage. Néanmoins, d'un autre côté, tout ceci renforce le côté cocon et chaleureux de l'album tout en allant très bien avec les conditions habituelles d'écoutes d'un album des Californiens. Tout n'est pas noir.

Je patauge, c'est confus... je dis à la fois beaucoup de mal et beaucoup de bien. Il faut dire que l'écoute de cet opus est comme frustrante (à cause des points relevés au dessus) et mon appréciation fait assez souvent des montagnes russes. Au bout du compte, on est tous bien d'accord que "...And The Circus Leaves Town" est un excellent album quoiqu'on puisse dire ou reprocher. Il tournera peut-être un peu moins que ses prédécesseurs à défaut d'avoir une véritable couleur bien à lui, mais il n'enlèvera pas à KYUSS tout le bien qu'on pense de lui. À "Spaceship Landing", bien qu'ayant des méchants airs de "Gardiena" au début (on va pas se plaindre trop longtemps) de clore l'album en fanfare, parachevant l'œuvre d'un excellent groupe qui a fait date, à jamais référence du Stoner Rock. A jamais indétrônable.


So clean, so blue and it's so deep

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- John Garcia (chant)
- Josh Homme (guitares)
- Scott Reeder (basse)
- Alfredo Hernandez (batterie)


1. Hurricane
2. One Inch Man
3. Thee Ol' Boozeroony
4. Gloria Lewis
5. Phototropic
6. El Rodeo
7. Jumbo Blimp Jumbo
8. Tangy Zizzle
9. Size Queen
10. Catamaran
11. Spaceship Landing



             



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