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ORDEN OGAN - Final Days (2021)
Par JEFF KANJI le 17 Mai 2021          Consultée 2588 fois

Et bien le moins qu'on puisse dire c'est qu'il se sera fait désirer ce "Final Days". Son titre prémonitoire (on ne l'espère pas) le destinait à devoir être publié en pleine période de pandémie. AFM et Seeb Levermann, bien trop conscients du statut et de l'importance stratégique de ce cinquième, en auront repoussé la sortie par deux fois, de manière à le mettre à disposition des metalheads à une durée respectable de la tournée sensée le défendre. C'est qu'ORDEN OGAN goûtait jusqu'à lors un succès de plus en plus palpable, les festivals se l'arrachant et sa tournée "Gunmen" ayant joué les prolongations. Même si la pandémie nous aura privé de cette tournée que j'attendais avec impatience, qui devait le voir sillonner l'Europe avec GRAVE DIGGER, nous nous trouvons le 12 mars 2021 largement récompensés pour notre patience.

Après le Western, place à un nouvel univers visuel et thématique, comme ORDEN OGAN en a adopté l'us : direction l'espace, l'Intelligence Artificielle, et l'apocalypse sur Terre. Recours donc (assez discrets) à quelques effets électroniques ou synthés très modernes (sur le single "Inferno", irrésistible malgré sa tendance à jouer dans la cour de BATTLE BEAST), pour en définitif retrouver un ORDEN OGAN à l'ADN toujours caractérisé, qui déploie des trésors d'orfèvrerie. C'est bien simple, pas un seul des dix titres ne manque d'un riff efficace et mémorisable ou d'un refrain magistral. Seeb Levermann chante avec un rare aplomb, sur des mélodies qu'on n'a pas entendues cinquante fois, et toujours agrémentées de ces amples chœurs dont ORDEN OGAN a le secret.

Concernant ce rôle de chanteur/frontman, il faut préciser que c'est le premier disque sur lequel Seeb ne tient plus la guitare, après avoir été forcé au repos en pleine tournée pour cause de blessure à la main. Ainsi le bassiste Niels Löffler est passé à la six-cordes, pendant que Patrick Sperling reprenait le siège encore chaud de Tobi Kersting, cessant ses activités pour raisons privées. Et je ne sais pas dans quelle mesure cela a pu jouer (aucunement si ça se trouve), mais "Final Days" vient parachever une évolution de carrière sans anicroche, sans erreur de parcours notable, car même si je ne l'ai pas apprécié des masses, "To The End" a enclenché des choses.

"Final Days" est-il drastiquement meilleur que son prédécesseur ? La différence n'est pas flagrante, et de même si "Ravenhead" lui était supérieur, c'était d'un cheveu. "Final Days" est au moins du même acabit que "Ravenhead" ? Est-ce que cela vous convient ? Non ?

Comme je le disais plus haut, pas un refrain ne passe à travers (hormis peut-être "Hollow", qui porte bien son nom si on est tâtillon) et chaque titre, aussi uniquement façonné et parfaitement imbriqué dans la liste de numéros qui suit le concept de ce disque. Si "It's Over" ne possède pas ce final en chœur majestueux de "Finis Coronat Opus", il finit de donner un supplément d'âme à ce "Final Days" en y injectant une dose de drame qui fonctionne à merveille, à travers cette dernière émission radio émise par les Terriens. Parmi la cohorte de personnes engagées pour réaliser ce pont central riche en effets sonores, on aura la bonne surprise de retrouver Sebastian Severin, le premier bassiste d'ORDEN OGAN, ou encore notre François Blanc alias Walran (ABDUCTION, ANGELLORE) qui a dû vivre un rêve éveillé vu l'intérêt qu'il porte au désormais quintette allemand.

Je ne saurais vous sortir un titre en particulier, le mieux est de vous passer l'album en boucle, pour apprécier ces mélodies travaillées et triomphantes, ces brûlots de Heavy/Power qui assurent parfaitement le passage de témoin entre le classicisme allemand et les formations à la personnalité très forte comme SABATON et POWERWOLF, les deux autres membres d'un triumvirat, d'une génération, qui domine le style sans réelle contestation.

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   JEFF KANJI

 
   METAL

 
   (2 chroniques)



- Patrick Sperling (guitare)
- Seeb Levermann (chant, claviers, chœurs)
- Steven Wüssow (basse)
- Niels Löffler (guitare)
- Dirk Meyer-berhorn (batterie)
- -
- Austin Earley
- Jodene Strelley (narration)
- Ruben Rosinos Vaamonde (narration)
- François Blanc (narration)
- Sebastian Severin (narration)
- Chihiro Fukuda (narration)
- Valentin Reiswich (narration)
- Andy B. Franck (chœurs)
- Stefan Schmidt (chœurs)
- Thomas 'hacky' Hackmann (chœurs)
- Jörg 'mo' Naneder (chœurs)
- Isabel Gödde (chœurs)
- Sepi Winkelnkemper (claviers additionnels, fx additionnels)
- Alex Staropoli (orchestration additionnelle sur 6)


1. Heart Of The Android
2. The Dawn Of The Ai
3. Inferno
4. Let The Fire Rain
5. Interstellar
6. Alone In The Dark
7. Black Hole
8. Absolution For Our Final Days
9. Hollow
10. It's Over



             



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